Adèle

Bonus 2015

Après une mauvaise nuit, des rêves bien pires que la réalité et des échanges concrets qui m’ont fait relativiser sur ma journée d’hier et sur le fait que malheureusement les gens changent sans qu’on n’ait soi-même finalement grand-chose à se reprocher, ainsi va la vie et ça va quand même mieux de le savoir même quand on reste dans l’ignorance, me voilà de retour avec un thème un peu plus jovial puisque nous nous replongeons dans l’univers du divertissement, et donc du plaisir. Sans vouloir faire de tops / flops de l’année 2015, je vais faire un article bonus, histoire de compiler certaines créations dont je n’ai pas pris le temps de parler dans des articles à part entière.

Versailles [Série]

Les séries télévisées coûtent cher, et certaines encore plus que d’autres. C’est le cas du pari audacieux que s’est lancé Canal + en réalisant et diffusant Versailles depuis quelques semaines.
Tourné en partie sur le lieu éponyme (en plus de Vaux, Maisons-Laffitte, Janvry, Sceaux, Rambouillet et bien d’autres), la série a flambé son budget en attachant une attention particulière aux costumes, aux lieux choisis et aux éléments de décor censés représenter l’ambition démesurée de Louis XIV quant à la construction du château. Composée de dix épisodes, la saison n’aura coûté pas moins de 27 millions d’euros : un budget colossal pour une série française.

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Il est encore un peu tôt pour juger objectivement de la qualité de la série, puisqu’elle n’a pas encore fini d’être diffusée sur les écrans et qu’il me semble déplacé de court-circuiter Canal + en allant regarder la totalité de la série sur les internets. Grandeur et démesure sont en tout cas de mise et c’est avec grand plaisir qu’on découvre une série sur l’histoire de France produite par nos propres studios. Nationalement, cela fait du bien.

Adèle [25]

Je ne me suis jamais véritablement penchée sur les précédents albums d’Adèle. Bien entendu je connais les principaux singles et apprécie sa voix sans commune mesure, mais sans pour autant avoir été un jour fan comme peuvent l’être beaucoup de personnes à son encontre. J’ai donc souhaité rattraper mon manque de culture adélien flagrant en achetant son nouvel album nommé 25.
J’en retiens une très belle découverte, une voix toujours chaleureuse, mais des paroles aussi irréalistes que possible. Certes je ne suis qu’une personne lambda mais si, à l’instar de la chanson Hello, j’appelais quelqu’un « au moins un millier de fois », je pense que cela n’aurait rien de romantique / nostalgique du tout, mais ressemblerait plutôt au comportement d’une névrosée / hystérique. Bien qu’elle ait trouvé l’amour, Adèle continue de composer des chansons délibérément tristes donc éviter l’album si vous sortez d’une peine de cœur, au risque de pleurer à chaque piste (Water Under the Bridge et Sweetest Devotion mis à part, qui sont une véritable et joviale bouffée d’oxygène).

The Girl in the Red Coat

Je lis beaucoup mais je lis peu de romans récents (comprenez « de cette année »), ce qui fait qu’il m’ait bien souvent impossible d’effectuer une quelconque critique de la rentrée littéraire actuelle. Pour autant, j’ai lu le mois The Girl in the Red Coat, roman de Kate Hamer, encore inédit en langue française (ce qui ne saurait tarder vu le succès du livre dans sa langue anglais originale).
Le pitch est des plus simples : une petite fille se fait un jour kidnapper à quelques mètres de sa mère, sans que cette dernière ne s’en rende compte. S’en suit alors un roman croisé entre les mésaventures qui vont être subies par l’enfant et celle de la mère ne perdant pas espoir malgré les mois qui passent sans aucune nouvelle de sa fille.
Les chapitres sont plutôt courts (rarement plus d’une dizaine de pages) et se lisent avec une grande facilité. Le style d’écriture oscillant sensiblement entre les phases de la mère et celle de l’enfant, celui-ci permet une immersion facile dans l’histoire. De plus, même si vous n’êtes pas férus de la langue anglaise, je pense que vous pourrez aisément réviser vos bases grâce au vocabulaire d’une enfant de huit ans.

Eye Candy

Basé sur le roman du même nom de R.L. Stine (l’auteur de l’illustre Chair de Poule), Eye Candy est à mes yeux une espèce de Mr. Robot féminine. On y suit Lindy, hackeuse qui s’est faite inscrire par sa meilleure amie sur Flirtual (Tinder pour ne pas le nommer) et va ainsi se frotter à un tueur en série sévissant parmi la gente féminine présente sur l’application. En une saison de dix épisodes, Eye Candy excelle dans la montée de l’intrigue (car nous sommes conscients que le tueur fait partie de l’entourage proche de Lindy) et dans l’humour caustique même parfois moins rationnel que Mr. Robot (cette série faisant évidemment partie de mes coups de coeur de l’année, mais ayant déjà fait un article dessus, je ne trouvais pas utile d’y revenir).

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Diffusée par MTV, chaque épisode comporte son lot de chansons extradiégétiques, où le titre et l’interprète apparaisse en simultané sur l’image, afin de se les procurer si l’envie nous en prend. L’actrice principale (Lindy) étant également interprétée par Victoria Justice et le production venant de l’excellent Blumhouse Productions, studio dont je ne vais pas encore reparler. Mention spéciale WTF pour les titres des épisodes, du nom d’IRL, SOS ou encore YOLO… Malheureusement, à cause des audiences américaines médiocres, la série ne comportera qu’une seule et unique saison.

Interstellaires

J’ai gardé le meilleur pour la fin, au en tout cas l’album qui me tenait le plus à cœur, puisqu’Interstellaires n’est autre que le titre du dernier album en date de Mylène Farmer.
Commençons par le moins bon : pas de piste cachée et une chanson que je ne parviens absolument pas à écouter, même en me forçant : Insondables. Pour le reste, il n’y a que du bon dans le cochon ! Interstellaires est un album pêchu, mêlant reprises réussies (Stolen Car et I Want You to Want Me) et créations dynamiques (Interstellaires, City of Love, C’est pas Moi et mon coup de cœur Voie Lactée). Pour une fan comme moi de Farmer, mais aussi de l’espace, le thème de cet album ne pouvait que me ravir. Pas de tournée annoncée suite à cet opus mais le cru farmérien 2015 est vraiment d’un bon acabit.

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