AccorHotels Arena

Drones Tour – Muse 2016 [POPB / AccorHotels Arena]

Le groupe Muse, par le biais de la tournée Drones Tour, est de passage à Paris à l’AccorHotels Arena (feu le Palais Omnisports de Paris-Bercy) du 26 février au 4 mars 2016. Comme à mon habitude, il était impensable que je n’assiste pas à l’une de ces dates, soirée sur laquelle je vais revenir ici.

Je vais passer très rapidement sur la logistique, qui est indépendante du show et liée aux travaux divers ayant lieu dans le secteur. Mais je préfère vous prévenir : attendez-vous à marcher dans le froid mordant, le temps de faire tout le tour de l’AHA (c’est moche, je préferais dire POPB) afin de rentrer par l’arrière de la salle, du côté du parc de Bercy. Cela mis à part, c’était la première fois que je venais assister à un concert depuis le rachat – et les travaux qui ont suivi. Bien que tous les salariés que j’ai croisés étaient des plus polis, j’ai trouvé le nouvel agencement assez froid, plus commercial que convivial. Alors évidemment tout est beau, tout est neuf (on est enfin assis sur des sièges qui ne sont pas moins confortables que dans le métro), mais j’ai trouvé l’assemblage tristoune, trop protocolaire.

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Parlons donc du spectacle maintenant ! Je n’ai pas vraiment assisté à la première partie donc je n’en parlerai sciemment pas (je l’ai écoutée en fond sonore sans vraiment me concentrer donc cela ne vaut pas le coup que j’en fasse une critique). Annoncé pour 21h30, Muse a commencé son show vers 21h15, après une annonce du groupe AccorHotels, nous incitant fortement à photographier et filmer au maximum le concert (c’était la première fois que j’entendais ça, cette annonce fut donc largement ovationnée) et nous promettant dans le même temps un véritable spectacle son et lumière à grande échelle.

Et cette annonce n’était rien en comparaison de ce que nous avons eu par la suite. Des trois tournées de Muse auxquelles j’ai assisté, je dois dire que je place celle-là bien au-dessus des autres. Boules lumineuses, ballons flottants, scène en 360 parfaitement bien visible avec des avancées de chaque bout et une bonne répartition des artistes (faut dire que Matthew Bellamy bouge toujours autant), des draps semi-transparents tombant selon les chansons afin d’afficher à loisir des cinématiques ou le groupe de façon holographique… sans oublier évidemment les cotillons, les paillettes et les écrans multiples bien situés. Chapeau bas également pour la régie du son et de la lumière car les deux étaient excellents. Un son bien réglé, des basses légères … je n’ai à aucun moment eu l’impression d’avoir mal aux oreilles, d’autant plus que la répartition des instruments et le volume étaient des plus adéquats. Pour la lumière, pas une chanson ne passait sans que l’on ait droit à un déluge de changements.

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Vingt chansons ont été jouées hier soir, où les anciennes étaient également de la partie, comme Plug In Baby, Supermassive Black Hole ou encore Stockholm Syndrome. A noter que les interludes musicaux étaient aussi ceux présents dans leurs albums. Hélas pas de rappel après le final de Knights of Cydonia, où la salle avait déjà rallumé ses lumières alors que le groupe n’était pas encore sorti. Pour finir, le tempo était là, le rock était là, l’ambiance était fantastique et les effets de scène à couper le souffle, pourtant j’ai senti peu d’échanges entre le groupe et le public. Ils viennent faire le spectacle qu’on souhaite voir, le font à merveille, plus s’en retournent. A l’image de la salle refaite, c’était impeccable mais cela manquait toutefois d’un peu de chaleur.

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