3D

Paranormal Activity 5 : Ghost Dimension

Comme le Woody Allen, il y a aussi l’édition 2015 de Paranormal Activity. A la base film à petit budget, les réalisateurs ont creusé leur portefeuille cette année pour nous offrir une séance en 3D, rien que ça, pour ce film qui est censé être l’ultime de la saga.

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Cinquième film officiel de la franchise, Paranormal Activity 5 : Ghost Dimension revient sur l’enfance de Katie et tente une nouvelle fois d’expliquer les raisons de la présence de l’entité démoniaque qui sévit depuis des années déjà. J’avais adoré Paranormal Activity : The Marked Ones, bien qu’il ne fasse pas réellement partie du fil de l’histoire principale. C’est sans doute pour cette raison que je l’avais particulièrement apprécié, puisqu’il se détachait sensiblement de l’ambiance habituelle des films (beaucoup d’humour, principalement tourné en extérieur, différences de réalisation, etc.). Je venais donc dans un bon état d’esprit puisque le dernier film en date m’avait bien plus. Hélas, PA5 revient dans les travers de la franchise et ne se démarque là non plus pas par son scénario : une famille tombe sur une caméra sensible aux esprits, qui permet de les visualiser alors qu’ils sont invisibles à l’œil nu. On critique fortement le scénario, moi la première, mais quand on met tous les films bout à bout, on s’aperçoit que ceci-ci devient presqu’aussi complexe que la saga Saw… (premier film d’horreur à être sorti en 3D tiens).

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Bon allez, parlons de la chose intéressante de la séance : la 3D. Cette 3D était perfide et dans le même temps mi-discrète, mi-too much. Je m’explique. J’en attendais beaucoup des effets-spéciaux car un film d’horreur en 3D, d’épouvante d’autant plus, ce n’est pas tous les jours que cela arrive. Les films d’horreur ayant souvent un budget réduit qui ne permet pas d’utiliser la technologie nécessaire. On sent la 3D dès le départ, grâce aux images filmées à travers la « caméra spéciale fantômes ». Cela fait très hologramme mais j’ai trouvé cela plutôt réussi. Puis celle-ci disparaît pendant un certain temps (je pense d’ailleurs que le film peut se regarder sans lunettes pendant un bon moment), jusqu’à revenir pile quand on l’avait oubliée. J’ai bien apprécié cette volonté de mettre la 3D en second plan, en souhaitant sciemment se faire oublier, pour nous faire jumpscarer au moment où on ne l’attendait plus. Sur la fin en revanche – loin de moi l’idée de vous spoiler – elle est devenue too much en exagération, à coups de livres qui volaient, d’esprits qui tendaient la main vers mon visage, etc ; à tel point que j’en ai éclaté de rire (ce qui ne m’était jamais arrivée devant un PA).

Je n’ai pas trouvé le film excellent, loin de là, mais il a tenté de finir la saga en beauté, en ajoutant du mieux possible des éléments nouveaux, sans toutefois apporter de réels outils de réponses quant à l’enfance de Katie et aux questions soulevées dans les premiers opus. Un film dont on peut largement se passer donc – bien qu’on se rende compte qu’ils ont vraiment fait des efforts niveau FX – mais qui permet de bons moments de frayeur tout de même.

Le Roi Lion [Bluray 3D]

Petit plaisir du dimanche soir : visionner Le Roi Lion, que je n’avais pas vu depuis une bonne dizaine d’années, en bluray et en 3D. Simple délire mercantile ou véritable renouveau ?

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C’est donc avec une grande nostalgie que je me suis retrouvée il y a quelques jours sur un canapé avec des lunettes 3D sur le nez. La 3D utilisée ici apporte une réelle profondeur au chef d’oeuvre. Les nombreuses séquences de plaine et de savane sont mis en avant et sublimées par la technique. Pour les scènes d’échanges entre les protagonistes ce n’est pas flagrant. Mais dès que le cadre s’agrandit et que l’on voit le décor, on se laisse véritablement happer par une impression de grandeur et de réalisme.

Cette édition du film s’adresse aux perfectionnistes comme aux fans de la première heure qui souhaitent revoir le film de leur enfance d’un nouvel œil. La 3D est réussie car elle se fond dans le décor sans donner une mauvaise impression de « surfait » et d’exagération.

Encore plus bas que les abysses : Sanctum

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Sans avoir regardé la bande-annonce et pensant aller voir un film d’horreur, je me suis rendue compte que je m’étais complètement fourvoyée en rentrant dans la salle pour Sanctum. Petit point que je tiens à signaler vu la flemme que j’ai eue à mettre mes lentilles pour aller à l’UGC : les lunettes 3D adaptées aux porteurs de lunettes, c’est du vent. Je comprends bien qu’il serait difficile de faire un seul type de lunettes qui soit aussi pratique pour ceux ayant des lunettes et ceux n’en ayant pas, mais de là à dire que les paires distribuées dans les cinémas conviennent aux deux, non, elles conviennent seulement à ceux qui n’ont rien sur le nez à part une belle paire d’yeux tout neufs.

Je disais donc, Sanctum. En voyant sur les affiches, quelques semaines précédant le lancement du film dans les salles, le nom de James Cameron en majuscule, Comic Sans MS (ou presque) gras, accompagné d’une image des fonds sous-marin, mon cerveau a tout de suite fait la relation avec Abyss, l’un des premiers films de Cameron, petit succès au box office de l’époque. Mêmes fonds marins, même atmosphère fantasmagorique en retenue et même absence d’intérêt, la 3D en plus. En lisant le synopsis (des spéléo qui se retrouvent enfermés dans une grotte), j’ai pensé the Descent, La Crypte et autres … bref, un film d’horreur. Non, Sanctum est tout sauf ça, c’est un film dont je n’ai pas encore trouvé l’utilité d’ailleurs, et qui fait partie de ceux que je peux compter sur les doigts d’une seule main, où j’ai quitté la salle en plein milieu de la séance. Cameron s’amuse avec la 3D sans penser au reste, espérons qu’il ne fasse pas la même chose pour les deux prochains Avatar déjà en production, et heureusement, la non-production des prochains Matrix.

Le point positif a été les bandes-annonces que j’ai pu voir, beaucoup pour des films français, qui promettent de belles semaines à venir pour le cinéma dans sa globalité (j’y reviendrai ….).

Saw 3D [No Spoil]

Autant je vois beaucoup de films, autant je ne les commente pas tous, et heureusement. Mais il est des films qui me marquent plus que d’autres. Il est aussi des films qui frappent (ou du moins tentent de le faire), que ce soit par des points négatifs ou positifs. La 3D – révolution des temps modernes où les lunettes sophistiquées des UGC / MK2 ne ressemblent plus à celles dignes du Futuroscope ou de Chérie j’ai rétréci les gosses (semblables elles aussi aux lunettes vendues en 1999 pour pouvoir admirer l’éclipse solaire), se glisse partout, surtout là où on l’attend le moins. Pour les films d’action (Avatar, Resident Evil), je dis oui. Pour les films d’épouvante où la frayeur est (plus ou moins) importante (Piranha 3D), je dis encore oui. Pour les films d’animation bien foutus où le scénario commence à s’essouffler (Shrek, Toy Story), je dis une dernière fois oui. Hélas, mille fois hélas, pour les films où le gore prédomine et où le sang remplace l’action et le frisson, je reste sur ma réserve.

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Dans Saw 3D (le septième, dernier du nom – et encore, vu la fin il serait tout à fait probable d’en faire une autre septologie), la 3D est là, mais complètement inexistence. A part quelques gouttes de sang dans le générique de début et quelques lambeaux de chair virevoltant lors de séquences assez sanglantes, point de révolution dans l’univers de la 3D et du film d’horreur. On pourrait se dire que la 3D n’est pas assez exploitée, qu’elle est parfois difficilement visible ou qu’elle se fait discrète pour ne pas donner mal à la tête. Que nenni. Elle n’est simplement pas utilisée, ou en tout cas, pas à bon escient. Mais comment utiliser efficacement la 3D dans un film où tout n’est que sang, membres arrachés (ou coupés, ou brûlés, cassés, broyés… la liste est longue) ? On ne peut tout simplement pas l’utiliser dans ce genre de films, là où Piranha avait pourtant réussi le pari de rendre la 3D intéressante, et utile. Une vraie déception donc, pour ce qui est du côté visuel du film.

Cela mis à part, on retrouve dans le film quelques incohérences (graver des numéros sur les dents d’un homme endormi passe encore, mais le faire sur les racines desdites dents, je reste ébahie), du sang parfois rose et quelques divagations. Si vous avez vu au moins un, voire plusieurs Saw, vous avez sans doute remarqué la complexité des pièges mis en place et l’énorme vidéosurveillance omniprésente dans les parcours construits par Jigsaw ? Cela me fait bien penser à la dernière saison de Dexter (pour l’exemple le plus frappant – diffusée actuellement aux Etats-Unis), où ce dernier investit apparemment des sommes de moins en moins négligeables d’argent (comme le fait de louer une suite dans un hôtel huppé pour pouvoir en faire une chambre mortuaire), exactement comme Jigsaw. Mais boudiou, que ce soit Jigsaw ou ses disciples qui fassent ce genre de pièges, ils ont vraiment de l’argent à foison. Entre les multiples caméras de surveillance, les écrans par dizaines et les machines de torture demandant sans doute 10 années de recherche et développement, les frais doivent commencer à chiffrer. Oui, je sais, je m’attache aux détails (et je ne compte même pas le budget des chemises déchirées au fil des saisons par Clark Kent).

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Saw 7 reste un bon film mais il ne représente clairement aucun intérêt à être vu en 3D. Et puis au bout de sept films, il était aussi temps de s’arrêter (hein ? qui a parlé d’Harry Potter ?). Comme on le dit bien souvent, le mieux est l’ennemi du bien.

Horrifiante 3D

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Ce n’est un secret pour personne, je me nourris aux films d’horreur. Qu’ils parlent de zombies ou de fin du monde, qu’ils soient slahers ou films d’épouvante, je suis toujours au rendez-vous. Et comme toute fille qui se respecte, en plus de vouer une véritable admiration pour l’horreur sous toutes ses formes (la Mort, le sexe, hell yeah : déformation farmerienne oblige, qu’elle en soit la cause ou la conséquence), j’exècre tout ce qui se rapproche de près ou de loin à des comédies romantiques, mélodramatiques et niaises à l’extrême (désolée, j’ai beau essayer, je n’y arrive vraiment pas. Rien ne me fait plus plaisir que d’aller voir un film d’horreur pour la Saint-Valentin).

C’est donc sans surprise que je me suis précipitée voir le dernier film d’Alexandre Aja, Piranha, et en 3D s’il vous plait ! Fan d’horreur donc mais encore plus fan d’Aja (à qui on doit entre autres Mirrors, la Colline a des Yeux et Haute Tension – mes préférés), c’est excitée comme une puce que je suis allée voir sa dernière création. Il faut dire que j’attendais l’horreur en 3D comme un Saint Graal. Un peu moins objective que de raison, je peux dire que ce film est un très bon film. Pour expliquer ce sentiment, je vais m’appuyer sur l’avis de Studio Ciné Live, qui résume en trois mots l’impression que j’ai eue sur le film « gore, sexy et poilant ». Niveau gore, rien à redire là-dessus, en grande partie grâce aux 300 000 litres de sang utilisés pour le tournage, qui en font le film le plus saignant de l’histoire du cinéma. Pour ce qui est des séquences sexy, il y en a à foison, toutes les filles du film sont en bikini du début à la fin, au mieux (exception faite de la shérif, statut oblige) et ne sont pas les plus laides qui soient. Et puis il y a l’humour, humour particulier il faut dire, mais humour tout de même. On aura beau crier que ce film ne fait pas dans la dentelle et fonce souvent dans les clichés trop faciles des films d’horreur américains, il faut pouvoir se rendre compte de la volonté d’Aja de faire de ces clichés des stéréotypes décalés et assez barjots. S’ajoute à cela une liste d’acteurs « clins d’œil » (ou totalement à contre-emploi) qui ne pourra que réjouir un grand nombre, comme c’est le cas de Christopher Lloyd en scientifique électrique (le Doc de Retour vers le Futur) ou encore Eli Roth en animateur de concours de T-shirts mouillés (réalisateur de Hostel).

Avec en prime, une ouverture finale sur une possible suite … Affaire à suivre.