Société

News Juillet 2016

Mars One entame son nouveau round, pour passer de 100 à 40 candidats (pas encore finalistes) pour le voyage sans retour à destination de Mars. Pour rappel, ils étaient 200 000 à s’être inscrits, de 140 pays différents. Mars One a également effectué des tests afin de faire pousser de la nourriture sur une imitation de sol martien et les résultats se sont avérés concluants !

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Le wifi arrive dans les stations du métro parisien, merci la RATP ! Avec en prime, une accélération du déploiement de la 3G et 4G sur le réseau.

Pour la mauvaise nouvelle, Conjuring 2 : Le cas Enfield n’est pas distribué par UGC, mais seulement par Gaumont et MK2. Que les heureux possesseurs de la carte UGC illimité se rassurent puisque MK2 et le Grand Rex la prennent aussi. Mais bon ça reste dommage, on se retrouve dans le même cas de figure que pour Saw VII (Saw 3D : Chapitre Final).

Trop de charge de travail en ce moment, d’où la rareté de mes articles, mais je ne vous oublie pas, j’ai encore d’autres textes sur les bras !

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Portrait – Arash Derambarsh, l’élu anti gaspillage

Le gaspillage étant (et fort heureusement) de plus en plus à l’ordre du jour, je me permets de revenir sur un élu que j’ai pu suivre de près pendant les dernières élections municipales de Courbevoie : Arash Derambarsh.

Le combat contre cet énorme gaspillage passant d’abord par la communication, puisque tout le monde doit être conscient de la situation, je vous mets ci-dessous le descriptif des principales actions faites contre le gâchis alimentaire  et des liens qui pourraient vous éclairer :

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 Soutenant continuellement ce combat, je reviendrai également plus en avant sur les trucs et astuces du Pays Châtelleraudais afin de réduire nos déchets, merci Ultradelta pour le partage !

Top Articles 2015

Il n’est jamais trop tard pour faire une review sur les statistiques de l’an passé. Voici donc la douzaine d’articles ayant le mieux fonctionné en 2015. Avec une mention spéciale pour celui sur Bouillon Chartier, publié cette année mais détrônant déjà tous les autres billets en termes de vue.

Article Vues 2015 / Global
Bouillon Chartier [Une Foodie à Paris]  – / 540
Jurassic World 414 / –
Trêve Hivernale Séries Hiver 2015/2016 349 / –
Pyramide [Film 2015] 290 / –
Hannibal : La série mieux que les films ? 169 / 199
Stalker – Série 2014 138 / 155
The Voices (Monsieur Moustache FTW) 104 / –
Les Secrets de la Méthode Allen Carr 101 / 153
Making oFF [Film 2012] 100 / –
Mon Harcèlement de Rue 95 / –
La Purge : Anarchy in the U.S. [American Nightmare 2] 83 / 127
L’Univers Cinématographique Marvel 77 / –

Globalement, et logiquement vu la ligne éditoriale de mon blog, ce sont les articles liés au domaine télévisuel / cinématographique qui ont eu le plus de succès. Se sont pourtant glissés dans le classement des articles avec plus de fond, comme celui sur ma séance d’arrêt de tabac Allen Carr (publié en 2014 mais qui continue de combler la curiosité de googleurs) et mon billet sur le harcèlement de rue, où je dois dire que le référencement n’y est pour rien (compte-tenu du nombre d’articles sur le net qui abordent le sujet) car l’ensemble des vues mentionnées ont été faites dans la semaine suivant sa publication.

Je ne me fixe aucun objectif pour les articles à venir car, vous l’aurez remarqué, cela dépend avant tout de mon état d’esprit et des occasions qui font le larron. Je vous remercie encore d’être toujours aussi nombreux à me lire (à titre d’exemple vous étiez plus de 1200 visiteurs le mois dernier), ce qui me pousse sans cesse à me renouveller.

Je travaille dans les Ressources Humaines

Je travaille dans les Ressources Humaines, je suis une RH comme je peux bien souvent l’entendre. Et j’en entends beaucoup des réflexions quant à mon travail, mon domaine, mon secteur d’activité.

Je suis généralement le point d’entrée dans un groupe quand vous postulez. Je suis le premier contact, car je travaille spécifiquement dans le recrutement. Car non, les RH ne font pas que renvoyer des salariés. Nous les recrutons, nous les formons, nous les faisons évoluer, nous dressons les fiches de paie et les contrats de travail, au même titre que nous appliquons les douloureuses décisions prises par les directions.

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Je suis votre premier contact donc, bien que la découverte ne se fasse pas pour vous et moi au même moment. Je vous découvre en trouvant votre CV sur l’Apec ou quand vous postulez à l’une des offres d’emplois dont j’ai la charge. En moins de dix secondes, je peux savoir si vous convenez ou non, c’est un fait. Pourtant, je suis humaine et je peux aussi m’attarder à découvrir qui vous êtes, ou ce que vous laissez paraître : vos centres d’intérêt, la dernière entreprise au sein de laquelle vous avez travaillé ou encore les mots-clés qui peuvent me faire réagir. Nous ne sommes ni des machines, ni des robots. Je travaille dans un groupe de 150 000 personnes, mon équipe et moi-même gérons simultanément près de 1500 offres d’emplois pour nos recrutements en interne, mais nous sommes et restons des humains. Nous regardons chaque CV que nous recevons, nous analysons chaque candidature sans la passer dans des espèces de filtres à mots-clés qui peuvent être vantés dans les reportages. Dans le même ordre d’idée, ne glissez pas lesdits mots-clés en typo blanche sur fond blanc comme je le vois bien trop souvent. Nous le voyons, nous le remarquons et nous n’apprécions évidemment pas, car c’est en tant que personnes que nous sommes froissées de passer à vos yeux pour des machines.

d88101ad33d9e757f4c7ca518ae62989-d3c9xky Le laps de temps que nous mettons à vous appeler est variable et peut parfois s’étendre très en longueur. Les raisons sont simples, ne sont pas secrètes, mais personne ne prend vraisemblablement le temps de les expliquer. A titre d’exemple, je gère plus d’une cinquantaine de postes à pourvoir. Autant d’annonces à rédiger, à mettre en ligne, autant d’annonces sur lesquelles je me dois d’aller voir les candidatures reçues, où certaines peuvent recevoir jusqu’à 60 CV par jour. A côté de cela, je fais des entretiens physiques, j’effectue des réunions nécessaires, je m’entretiens de longues minutes avec les référents opérationnels des postes dédiés… Je ne parle même pas de la dizaine de reportings que je dois mettre à jour de façon quotidienne ou des dizaines de mails que je peux recevoir en une journée. Alors oui, si vous recevez un mail qui vous précise que nous pouvons revenir vers vous jusqu’à une dizaine de jours plus tard, ne soyez pas estomaqués par cette durée.

Quelques heures, voire quelques jours après avoir trouvé ou reçu votre CV, je vous appelle. Je sors de ma carapace de protection, de mon clair-obscur, de ma sécurité. Car je sais que lorsque je vous aurai appelé / envoyé un mail / laissé un message / rencontré en entretien, vous ne m’oublierez pas de sitôt. Je vais vous donner une date butoir de réponse, que j’espère toujours tenir, mais ce ne sera pas le cas. Vous me rappellerez, vous serez énervés, vous aurez raison de l’être mais je ne pourrai rien changer. Le fait est que plus vous visez un grand groupe, plus les intermédiaires s’accumulent. Je vais transmettre votre candidature, qui sera vue, puis transmise à nouveau, revue, transmise à nouveau, sur un délai variable selon les jours de congés de chacun ou leur aptitude à être disponible. Pendant ce temps je ne vous oublie pas, j’effectue des relances constantes auprès de mes interlocuteurs en interne, je les appelle, je leur envoie des mails. Mais bien souvent je ne suis que la RH qui n’est pas au plus près des besoins opérationnels et parfois même, un candidat peut être en passe d’être rencontré, voire recruté alors que je l’ignore. J’essuie donc vos appels, vos relances et vous promets de vous donner du mieux que je peux et au plus vite une réponse. Tout en sachant que je n’ai hélas pas toutes les clés en main.

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Je travaille aux ressources humaines, je suis le premier point de contact, je suis le gilet pare-balles. Mais je reste une vraie personne. Je fais sûrement mécaniquement le geste de vous envoyer un mail de refus, vous expliquant par le menu ô combien j’ai trouvé votre candidature extraordinaire sans pouvoir y donner suite, mais j’en mesure à chaque fois les conséquences. Votre dépit, votre incompréhension. J’essaye toujours de donner leur chance à des candidats qui ne respectent pas en tous points les pré-requis demandés dans l’annonce, mais si je fais cela, j’essuie de l’autre côté des remarques de la part des opérationnels sur le décalage entre le besoin factuel et le CV transmis. Evidemment, tout n’est pas tout noir, loin de là. Nous recrutons, nous vous donnons également le plus souvent des réponses rapides, mais je préfère prévenir qu’il ne faut pas se formaliser devant des délais qui peuvent parfois s’allonger en vous en expliquant les raisons.

C’est hélas fataliste, mais si vous ne correspondez pas aux critères demandés, ne postulez pas. Et ne créez pas de double-compte par pitié, épargnez-nous et épargnez-vous ça. Si vous correspondez et postulez, vous ne serez évidemment pas le ou la seule. Mais ne désespérez pas, il y a beaucoup de chaussures pour beaucoup de pieds. En revanche, n’oubliez pas qu’il y a des hommes et des femmes de l’autre côté de la barrière. Que nous avons un cœur nous aussi, que nous avons des envies de carrière également, que nous avons postulé maintes fois dans notre vie, comme vous. Que nous avons essuyé des refus, comme vous. Mais que si nous avons choisi les ressources humaines comme fil de vie, et d’autant plus le recrutement, c’est autant pour nous que pour vous.

Born This Way

_DSCter2 Rares sont les choses qui me gonflent plus que les magasines, revues ou livres décrivant les hommes ainsi et les femmes comme ça. Donc les femmes ça parle beaucoup, et quand ça parle, ça parle shopping, bébés, chaussures, régimes amincissants et vernis à ongles, sinon ça mange du quinoa et de la salade. C’est plus glamour d’être au bout de la chaîne alimentaire pour manger de l’herbe et des graines. Je vous rassure, les hommes ne sont pas mieux lotis, ils boivent de la bière dégueulasse, ne jurent que par le foot ou les jeux vidéo et ne souffrent d’aucun sentimentalisme.

Je suis tout sauf féministe mais je déteste les clichés. J’exècre ces magasines féminins que je ne parcoure que chez le coiffeur et où les publicités pour des produits qui font perdre du poids côtoient les pages qui souhaitent renverser les diktats en ayant pour leitmotiv Aimez-vous telle que vous êtes! Comment une telle hypocrisie ne peut-elle pas donner envie de vomir ? Je ne suis pas féministe car je ne supporte pas les femmes se targuant de vouloir une égalité des sexes tout en trouvant normal qu’on continue de leur payer le restaurant, comme si c’était un bien inaliénable et qu’il ne fallait finalement que prendre les bons côtés d’une quelconque égalité.

Malheureusement il y a beaucoup de clichés réalistes. Je connais pléthore d’hommes et de femmes qui semblent suivre à la lettre les abominations que j’ai citées plus haut. C’est là où le bât blesse, où on se demande si l’on n’est pas anormal(e) à ne pas correspondre à ces critères qui décrivent apparemment dans le menu le genre humain et surtout les genres humains. Un homme peut être romantique et prolixe sans être gay, au même titre qu’une femme qui joue aux jeux vidéo et boit de la bière n’est pas forcément lesbienne. Mais qui est-elle si elle ne peut se reconnaître nulle part ? Si les seuls points de comparaison médiatisés sont des insultes à leur propre personnalité ? Par quel outrage un homme peut-il aimer la couleur rose ? Par quel sacrilège une femme ne souhaite-t-elle pas enfanter, et pire, ne s’extasie-t-elle pas devant l’acte des autres de donner la vie, qui pour elle est simplement la chose la plus banale qui soit, effectuée par tous les mammifères depuis des milliers d’années ?

124_by_enigma_fotos-d8oo3pc Je ne dis pas non plus que tout un chacun est égal à un autre. Il y a de belles personnes, des laides, des intelligentes et des très bêtes. Il y a de tout (pour faire un monde) et c’est le fait de vouloir l’égalité en tout qui nuit le plus. C’est s’imaginer que toutes les personnes ont les mêmes centres d’intérêt, de croire qu’ils n’y a que des métaleux pour écouter Marilyn Manson, que des femmes pour aimer les films de Woody Allen et que des geeks pour lire le Seigneur des Anneaux.

Il n’y a pas de solution toute faite pour faire en sorte que chacun puisse arrêter d’être névrosé pour enfin s’aimer et s’épanouir tel qu’il est. Si vous regardez la femme à côté de ce paragraphe (qu’elle soit à vrai dire une femme ou non), j’espère que vous la voyez des mêmes yeux que moi. Quelqu’un avec des rondeurs, qui n’a pas le ventre plat que tous souhaitent nous vendre et qui doit faire un bon 42, mais que je trouve sensiblement belle. Il y a beaucoup d’efforts à faire pour se distinguer dans le bon sens du terme, pour se distinguer de l’image que l’on souhaite véhiculer, de l’image que l’on devrait véhiculer, pour se demander si, ça se trouve, on ne veut pas vraiment être la personne que l’on désire être.

Supprimer ce Message ?

Il y a toujours ce moment où l’on boit – trop – et où se dit que tout est possible, tout est réalisable. Où l’on pense que tout le monde est dans le même état d’esprit, un peu jemenfoutiste, beaucoup rêveur. Là où cela devient dangereux est quand l’alcool n’est là que pour atteindre ce moment où l’on pense qu’on va pouvoir avancer dans la vie, car tout n’est qu’illusion. Boire pour se pousser à dire les choses que l’on pense, boire pour faire en sorte que les choses avancent, boire pour avoir l’impression que cela puisse être le cas. Boire pour ne plus avoir peur que tout reste en l’état.

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Il y a aussi toujours ce moment où l’on se réveille, après une nuit sans dormir, à se retourner sans cesse, à être malade parfois, et où l’on se rend compte que tout n’est pas réalisable, loin de là. Qu’il ne suffit pas de boire ou d’y croire très fort pour que les souhaits se réalisent. Où l’on est passé de la moitié du temps où l’on se critique de ne pas oser dire ce que l’on pense, à l’autre moitié du temps où l’on regrette d’avoir été franc et où l’on aimerait n’avoir rien dit, n’avoir rien fait. Etre resté dans la passivité pour ne pas risquer des conséquences qui feraient regretter d’assumer ses envies.