Auteur : Sacriledge

News Mars 2019

Bon regain d’énergie dernièrement, qui m’a permis d’être à nouveau productive sur le blog, même si j’ai bizarrement moins de temps libre en ce moment.

Comme d’habitude des nouvelles un peu dans le désordre. A la même période l’an dernier je changeais de poste, ce qui m’arrive à nouveau ce mois-ci, toujours dans la même entreprise, avec la vague de responsabilités et de missions à gérer que cela implique. Mais c’est pour le meilleur. Séjour aux sports d’hiver encore prévu pour ce mois de mars, après avoir passé quelques jours à me ressourcer à Londres, puis en Bourgogne, et en passant le temps d’une journée par l’édition 2019 du Salon International de l’Agriculture.

Je ne sais pas si j’en ferai un billet car je ne pense pas pouvoir y rester toute la journée, mais je serai présente ce vendredi 8 mars (journée de la femme) au Centre International de Deauville pour la huitième édition de Normandes en Tête, journée féminine de réseautage, de conférences, de rencontres et d’événements variés autour de la thématique de l’emploi. Il reste encore quelques places sur le site (entrée gratuite mais réservation nécessaire) pour celles qui seraient intéressées. Demandez le programme !

Le mois de février était court de par son nombre de jours, cela ne m’a pas empêchée d’aller onze fois au cinéma. J’en retiens en coup de cœur Le Chant du Loup et ai publié mes avis sur le blog Séries de Films, si vous souhaitez mon avis plus poussé.

Hormis les concerts et festivals prévus pour cet été (notamment le vrai faux mariage de la Caravane Passe début avril), rien d’autre à signaler côté divertissements, mais je crois que c’est déjà pas mal.

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Team Break La Défense

Si vous me suivez, vous n’ignorez pas que je suis férue d’escape games. J’ai dans ce blog déjà parlé des enseignes Kairos, Victory Escape Game, ou encore LeavinRoom. Mais je n’avais pas encore dédié d’article à Team Break, localisé à La Défense, que j’avais déjà testé il y a plusieurs années de cela. Ayant même participé à la mission publicitaire de lancement résultant en un escape game géant à l’intérieur du centre commercial des 4 Temps.
J’avais à l’époque fait leur salle la plus facile, la Magic School (Harry Potter like) et viens de faire leur plus difficile, la Space Mission (univers alien), avec seulement 7% de réussite.

Je vais commencer par l’unique « défaut » qui m’a gênée dans cette salle comme dans la précédente que j’ai faite : l’aspect jeu d’adresse. En effet, un passage obligé est de devoir venir à bout d’un jeu d’adresse, quitte à y passer un quart de la durée de l’attraction, puisqu’il n’y a aucun moyen d’y couper ni de faciliter les choses par des indices, comme dans le cas de la manipulation ou la réflexion. Il faut simplement persévérer, ce qui peut vite devenir lassant, surtout quand il n’y a plus aucun mystère à résoudre en même temps et que les autres membres de l’équipe sont dans l’attente.

Cela étant dit, Team Break est un escape game qui met le paquet, et ce dès l’arrivée des participants au sein de l’enseigne. Animateurs costumés, décors et ambiance générale, tout est fait pour rentrer dans l’action à peine arrivé. Team Break reste également à ce jour le seul escape game que j’ai fait qui fournit des costumes à chaque participant, adapté à chaque thème (magie, jurassique, espace, prison…). Les maîtres du jeu ne sont pas présents physiquement avec nous dans les salles mais nous accompagnent avec un suivi régulier tout au long de l’heure de jeu via talkie walkie. Soyez également rassurés si vous ne finissez pas dans les temps, il vous sera expliqué les énigmes restantes, pour visualiser également votre avancée vis-à-vis de l’objectif final.

L’enseigne Team Break s’est d’ailleurs beaucoup agrandie ses dernières années puisqu’elle a dorénavant ses succursales à Reims, Avignon, ou encore Bordeaux.

Roux ! : l’Exposition au Musée Jean-Jacques Henner

Malgré une faible publicité (pour tout vous dire, l’unique fois où j’ai entendu parler de cette exposition était lors d’une brève chronique dans Télématin), le musée Jean-Jacques Henner ne désemplit pas, encore plus en raison de son exposition actuelle, dédiée aux roux ! Et c’est avec étonnement que j’ai remarqué que très peu de visiteurs ne l’étaient, roux.

Sur plusieurs niveaux, l’exposition se découpe autour de plusieurs thématiques : art ancien, publicité ou loisirs, peintures, ou encore vie de tous les jours. Vous trouverez donc au rez-de-chaussée un reportage d’une quinzaine de minutes sur les roux à travers la société, via différents échanges avec les personnes concernées, dont entre autres Axelle Red et Audrey Fleurot. Le reportage donne également la parole aux roux moins célèbres mais tout aussi représentatifs et touchés que les autres par les brimades subies à l’âge ingrat.

Pour un prix modique (six euros l’entrée en plein tarif), le musée ne recherche pas l’exhaustivité (pas d’interview de Mylène Farmer au catalogue !), mais à traverser le monde de l’art où la présence rousse se fait ressentir. Parfois choquante (avec le Christ roux), parfois représentative d’une pensée biaisée ou de coutumes populaires (rousse comme une putain ou une traîtresse).

L’exposition, qui peut sembler petite au premier abord, est à la mesure du musée Henner et n’en est pas épurée pour autant. Elle permet d’aborder le sujet et les problématiques d’une minorité qui s’exprime (ou a la parole) moins que les autres, créant sur son passage autant de haine que d’admiration.

Exposition jusqu’au 20 mai 2019 au musée Jean-Jacques Henner à Paris

Le Donjon de Londres

Mes visites culturelles sont souvent l’occasion pour moi de voir des choses insolites, du musée islandais du pénis à celui de la torture londonienne. J’ai enfin réussi à visiter le donjon de Londres, que j’avais échoué à trouver lors de ma dernière escapade british (il faut dire que si on n’est pas juste devant il n’est pas franchement bien indiqué, sans compter la gentillesse légendaire des londoniens quand il s’agit de leur demander un renseignement).

Bref, si je devais comparer le donjon de Londres à une visite que j’ai déjà faite, je citerais sans hésiter le Manoir de Paris … mais ici en dix fois mieux. J’étais assez sceptique avant de tenter l’aventure, ayant lu bon nombre de commentaires négatifs sur le net, mais j’en suis ressortie agréablement surprise. Sur le même principe que le Manoir, nous avançons à travers l’histoire de la ville via des saynètes racontées par des acteurs costumés. Et contrairement au Manoir, ceux-ci n’ont pas le droit de nous toucher, ce qui éviter d’être secoué comme un prunier, même s’il s’ajoute à la visite plusieurs attractions qui pallient ce manque.

Les effets spéciaux, qu’ils soient visuels, sonores ou sensoriels, sont d’un bon niveau et parviennent, sans forcément effrayer tout le monde, à néanmoins surprendre. Il faut de toute façon en avoir pour son argent vu le prix de l’entrée : plein tarif à 30 livres. Mais pour une durée de deux heures de visite environ, ce qui est non négligeable.

Je ne regrette absolument pas cette découverte, peut-être surévaluée puisque cela faisait trois années que je comptais effectuer cette attraction. Il n’en reste une bonne occasion de (re) découvrir le passé trouble de la ville, de Jack l’Éventreur en passant par la peste noire ou entre autres le grand incendie de Londres. A savoir que la visite et les interactions avec les acteurs se font toutes en langue anglaise.

Kit Harington au Vaudeville Theatre

Allant assez souvent au théâtre parisien, je n’ai jamais pris le temps d’aller voir une pièce à l’étranger, m’imaginant que celles-ci devaient être complètes ou ne correspondaient pas à mon planning. Un bon alignement de planètes et de neurones a eu lieu cette semaine lors de mon bref séjour à Londres. Comme à New York, les théâtres sont légion. Bien qu’ayant aperçu David Suchet (Hercule Poirot !) à l’affiche d’une autre pièce, je me suis décidée pour aller voir True West, à deux pas de mon hôtel et commençant juste une petite demi-heure après que je ne prenne mon billet parmi les rares restants.

Etant peu de temps à Londres et prenant des repos bien mérités, j’ai donc dit oui à cette pièce qui finit très prochainement ses représentations, malgré la place à près de 50 euros, bien que très éloignée de la scène (à tel point que des jumelles étaient empruntables au niveau des fauteuils). Il faut dire que la salle était comble, pas un seul fauteuil libre. Et beaucoup de jeunes femmes, dont un certain nombre qui ressemblaient bizarrement à Rose Leslie, la belle rousse sauvageonne de Game of Thrones, qui n’est autre que la femme d’un certain Kit Harington (John Snow) dans la vraie vie, qui se trouve être l’un des deux personnages principaux de la pièce (avec Johnny Flynn), parmi les quatre présents.

J’ai eu besoin de quelques minutes d’adaptation pour me remettre dans le bain de l’accent anglais, que l’acteur dissimule plus dans GOT, même s’il restait de loin le plus compréhensible de tous, donnant la réplique à un acolyte ayant un accent banlieusard très prononcé à la Misfits, ce qui, je l’avoue, ne fait pas partie de mes accents préférés.

Le pitch est simple, deux frères cohabitent dans la maison de leur mère le temps de ses vacances. L’un est auteur en panne d’inspiration, et le second va en profiter pour proposer à l’agent du premier un nouveau scénario, sans pour autant proposer rien de plus, ce qui va créer plus de problèmes qu’en résoudre.

Avec une première partie plutôt tranquille, où les briques s’agencent (glissant même une blague sur les français, à notre avantage), la seconde est dynamique à l’extrême. D’un décor qui semble banal au premier abord, il se modifiera avec le temps jusqu’à révéler tout son potentiel. Ce changement de décor, comme les modifications temporelles, se font subtilement, via les différentes tenues vestimentaires ou encore l’évolution de l’état des plantes vertes.

Comprenant un entracte d’un quart d’heure, la pièce dure près de deux heures pendant lesquelles on ne voit pas le temps passer. Le théâtre est superbe et je ne saurais que vous conseiller de profiter d’une soirée théâtre au gré de vos déplacements, si la langue parlée n’est pas un frein à votre compréhension.

Une Foodie à Lille

Bizarrement je n’ai encore jamais parlé de Lille dans mes articles liées à la nourriture. Pourtant Lille j’y suis beaucoup allée, et je continue d’y aller à peu près toutes les deux semaines pour le travail. J’ai donc largement eu le temps de goûter gaufres à la vergoise, welsh et autre potjevleesch, même si je ne sais toujours pas comment prononcer ces plats comme il le faut.

Je ne vais cette fois pas vous faire une liste exhaustive de tous les restaurants et hôtels où j’ai pu me sustenter mais plutôt les trois que j’ai choisi de mettre en avant, facilement accessibles car dans le centre lillois.

L’Omnia

Premier véritable restaurant qui m’a permis de découvrir la gastronomie du Nord, L’Omnia se situe en plein coeur du centre-ville et attire grâce à son ambiance lounge. Pour profiter d’un plat seul ou avec des amis, le restaurant permet de déguster un apéritif en toute quiétude, avant de plonger dans le fromage et le gras, ce que j’ai fait en y dégustant le premier welsh de ma vie, c’était en 2017. Déjà, wesh, c’est quoi un welsh ? Vous prenez du pain pour tapisser le plat, vous ajoutez par dessus du cheddar fondu (genre beaucoup), avec du jambon, de la bière et en bonus pour surmonter le tout, un oeuf au plat. Vous mangez et après vous partez faire la sieste. Je cite ici l’Omnia avant tout pour les variétés que le restaurant met en avant ainsi que pour son décor, mais après avoir fait le tour des restaurants de la ville, je vous déconseille celui-ci pour découvrir le welsh. Après avoir payé l’addition, je n’avais en tête que d’arriver à mon hôtel pour m’allonger tellement j’avais le ventre lourd, ce que j’ai mis sur le dos du plat, car il faut dire qu’il était très copieux, que c’était ma première fois et que ça prend du temps à manger. Donc quand tu te retrouves avec du cheddar fondu qui durcit, c’est un peu comme finir son sandwich raclette dehors en plein hiver alors qu’il est tout refroidit : c’est limite indigeste mais comme c’est du fromage (et que je n’aime pas le gaspillage), bah on finit tout ! Et même en 2019 j’ai retrouvé les photos de mon exploit :

Le QG

Le welsh du QG m’a réconciliée avec ce plat, une année plus tard. J’ai compris que ce dernier, bien réalisé, n’était pas du tout lourd, ni indigeste. J’ai même eu l’audace de le commander lors d’un déjeuner, où une demi-journée de boulot m’attendait juste après, que je mange de la salade ou une fondue. Justement, c’est peut-être la salade qui a été mise en accompagnement de mon plat (et des frites, on ne rigole pas non plus), qui m’a sûrement aidé à passer de belles heures par la suite. A proximité de la gare Lille-Flandres, le QG propose une carte de spécialités typiques et tout un accompagnement de bières, pour des prix raisonnables. Dans une ambiance brasserie, on appréciera la rapidité du service et les produits proposés, bien digestes cette fois-ci.

 Le Moulin d’Or

J’ai souvent la fâcheuse tendance de m’accrocher aux spécialités que j’apprécie, mais il fallait tout de même que je sorte de ma zone de confort et j’ai donc choisi de commander une carbonade. Petit résumé de la situation : de la viande (pour ma part c’était de l’agneau) dans une sauce à la bière (d’après mes souvenirs). Comme la plupart des plats typiques, leur préparation dépend du lieu et on peut se retrouver avec pléthore de carbonade différentes. La mienne était un régal. Ayant une certaine habitude de la cuisine lilloise, je m’attendais à quelque chose de gras. Point du tout ! La cuisine du Moulin d’Or est raffinée, bien proportionnée et propose également des bières adaptées pour accompagner les plats.


Evidemment Lille ce n’est pas que cela, mais il serait difficile de vous faire la liste de tous les fromages et toutes les gaufres que vous pourrez déguster là-bas. Hormis les fromagers et producteurs locaux, je vous conseille également la grande surface d’Euralille, à proximité des gares, qui bénéficie d’un grand rayon dédié aux produits régionaux, pour tous les prix.