Deauville Film Festival : 9 septembre 2019

Journée chargée aujourd’hui avec trois films et une escapade à Honfleur avant de me réfugier sous mon plaid au lieu de sous la pluie.

Knives And Skin

Une bonne partie des spectateurs ayant vu le film semble l’avoir trouvé nébuleux, à la limite de la compréhension, avis que je ne partage pas du tout : c’est plutôt ce que je dirais de Ham On Rye vu hier. J’en ai même parlé au JT de France 3 Normandie de ce soir, et toc !

Ce film, d’après les dires de la réalisatrice avant la projection, nous parle essentiellement de la place des femmes dans la société, et il est vrai qu’elles sont omniprésentes dans ce film. Nous suivons l’histoire de la disparition d’une lycéenne, et plutôt que de réellement chercher le coupable, nous nous concentrons surtout sur les vies de ses proches qui continuent de suivre leur cours, plus ou moins comme si de rien n’était selon les cas. Même si le thème ne s’y prête absolument pas, il y a quelques passages comiques, qui ont bien fonctionné sur la salle, des passages musicaux également (non pas avec de la danse mais adaptés au contexte (cours de chorale) ou transmettant les pensées des personnages). Les effets de post-production et d’enchevêtrement des images sont des plus sympathiques et donnent parfois un aspect mystique aux événements. Knives And Skin est un film agréable mais malgré tout sans plus, même si plein de bonne volonté.

The Wolf Hour

Second film en compétition de la journée, The Wolf Hour est un huis-clos où Naomi Watts vit seule chez elle à tel point qu’il lui est devenu difficile d’en sortir. On ne sait pas exactement depuis quand elle se nourrit de livraisons à domicile mais cela semble faire des mois à minima. Le réalisateur, Alistair Banks Griffin, en est cette année à sa deuxième participation au festival du cinéma américain de Deauville et semblait très enjoué d’y revenir. Naomi Watts étant actuellement en Thaïlande, elle n’a malheureusement pas pu nous faire l’honneur de sa présence. Oppressant, ce film s’appuie en grande partie sur la bande son et les effets sonores de toute sorte pour transmettre son ambiance angoissante (on en parle de la sonnette de l’interphone ?!). Le film est porté par la performance de l’actrice, qui est seule 80% du temps de la durée du film et semble véritablement terrifiée tout du long. The Wolf Hour nous montre par moments que la maison n’est pas forcément l’endroit où l’on peut être le plus en sécurité et qu’il est important de surmonter ses peurs, menant ainsi à l’espoir et au dépassement de soi pour une vie meilleure.

The Wind – Terre Maudite

Un film d’horreur à Deauville, on aura tout vu ! D’horreur, j’exagère un peu, mais d’angoisse il va sans dire. Je regarde des films de ce genre à la pelle et je pense que je deviens de plus en plus critique les concernant. The Wind m’a semblé assez confus bien qu’il rejoigne le thème de la paranoïa abordé dans The Wolf Hour également. J’ai été déroutée par l’enchaînement des événements que j’avais du mal à situer dans le temps, en me demandant s’il était question d’un flashback ou non. L’ambiance en elle-même reste propice à l’angoisse et, jusqu’à un certain point, on ne sait véritablement pas si la menace est réelle ou si elle n’est que le fruit de l’imagination de l’héroïne, ce qui vaut quelques moments percutants. Cela mis à part, je reste assez neutre quant au film dans sa globalité et lui mettrai la moyenne, ni plus ni moins.

PS : Vous n’aurez pas de photo centrée car je préfère être sur les bords =}

Publicités

Laissez un commentaire si le coeur vous en dit !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s