Deauville Film Festival : 8 septembre 2019

Avant de commencer cette deuxième journée, petite escale par le marché (il faut bien se nourrir et si je vais tous les jours au restaurant je risque bien de dormir pendant les séances) et l’exposition de photos située près de l’hôtel de ville, où l’on peut également profiter du beau temps tant qu’il est encore là !

J’en suis à 3 films en compétition vus pour le moment (Heavy ne l’était pas et je n’ai pas encore pris le temps d’aller voir Skin diffusé pour la première fois hier) et je dois dire que c’est le grand écart entre ceux d’hier et d’aujourd’hui, bien qu’ils aient tous les deux également fait salle comble. Je tiens aussi à remercier, outre les organisateurs, toutes les personnes travaillant sur le festival, souriantes et agréables avec leurs belles marinières (ce n’est pas ironique).

Ham on Rye

C’est un four ! Je ne comptais à la base pas aller le voir, mais rien d’autre ne m’intéressait particulièrement à cette heure de la journée et j’ai donc décidé de me rendre au CID vu que le film était en compétition. Celui-ci nous parle d’un drôle de rite initiatique auquel participent des adolescents dans une épicerie. Et rien que cette phrase résume l’intégralité du film. C’est tout ce que vous verrez. Et pour avoir échangé avec d’autres spectateurs à la sortie, je ne suis pas la seule à avoir été pétrifiée d’ennui devant tant de lenteur et de vide. La première demi-heure est incompréhensible et ressemble à un film amateur pour se rappeler sa propre adolescence, et le reste n’est pas franchement mieux. Comprenant beaucoup de plans fixes sans intérêt, le film sera vite oubliable et je dois avouer que je suis restée jusqu’au bout par politesse. En plus de cela, même si le réalisateur n’y est pour rien, le sous-titrage était bourré de fautes d’orthographe comme s’il avait été fait le matin même sans relecture, un peu dommage pour mettre en avant un film dans un festival comme il se doit. Je n’aime pas critiquer négativement des films gratuitement car je sais tout le travail qu’il y a derrière mais je pense qu’il a fait l’unanimité dans sa non-appréciation.

Share

Quatrième film en compétition à être diffusé, Share nous montre le pouvoir dévastateur du partage rapide de l’information et du fait que quasiment tout soit maintenant photographié ou filmé. Mais il arrive aussi qu’il n’y ait aucune trace de certains événements et que la personne concernée était évanouie à ce moment-là. Est-il donc mieux de se souvenir ou d’imaginer le pire qui a pu nous être fait ? L’histoire est bien simple mais c’est ce réalisme qui importe le plus dans ce long-métrage. Le personnage principal fait montre de passivité et j’ai parfois eu du mal à suivre son comportement, mais je comprends tout à fait que cela puisse être une situation de repli, où à la place la machine judiciaire s’emballe et où le chagrin ne vient que plus tard. Bénéficiant d’une bonne bande son, bien oppressante par moments, Share est un film intéressant mais il ne m’a pas particulièrement touchée. J’ai plutôt hâte de voir les avis des experts à son sujet.

Le milieu de la semaine prochaine promettant d’être assez calme j’essaierai de passer au marathon Game of Thrones au cinéma Le Morny, qui diffuse grâce à OCS une saison en entier par jour.

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