Deauville Film Festival : 7 septembre 2019

Les articles se faisaient rares ces derniers temps (j’en ai de gros en cours de rédaction), les dix jours à venir vont rattraper tout cela car je participe à l’intégralité de la 45ème édition du festival du film américain de Deauville. Arrivée seulement ce matin (j’étais à Berlin hier encore donc j’ai fait au mieux), j’ai eu l’occasion de visionner deux films aujourd’hui, l’occasion de vous faire un petit récap’ quotidien sur ces journées sur la croisette normande.

Swallow

Swallow, c’est un film percutant, qui mélange des images brutes et d’autres d’une réelle pureté. On sent dès le début du film la mélancolie présente chez l’héroïne principale, qui est sujette au pica : elle mange tout et n’importe quoi, surtout ce qui ne se digère pas (vis, cailloux, terre, bijoux, etc.). L’esthétique du film est particulièrement léchée et présente beaucoup de scènes mettant en avant la symétrie.

Éblouissant pendant 1h30, Swallow s’est révélé être une très bonne surprise pour ma première séance de cette année. Fonctionnant comme un huis-clos, il montre que l’argent n’achète pas l’affection ou qu’une grande maison ne cache pas la solitude. Premier film du réalisateur Carlo Mirabella-Davis, qui nous a appris avant la séance s’être inspiré de sa grand-mère, j’ai bon espoir qu’il ait son succès en France lors de sa sortie au printemps prochain.

Heavy

Précédé par une conférence de presse, un bon tapis rouge et quelques mots du réalisateur Jouri Smit, ainsi que de Sophie Turner, récompensée cette année, puis d’une rétrospective de ses précédents films et d’un discours d’Orelsan, membre du jury, Heavy nous entraîne dans le monde de la drogue (surtout l’héroïne), vu de l’intérieur, mais non sous l’angle d’un cartel. Juste d’une jeunesse lambda, ou tout adolescent peut sombrer dans une addiction. Mais à l’inverse de films comme Ben is Back, celui-ci ne se focalise absolument pas sur la souffrance des proches, mais plutôt sur une succession d’événements à dénouement tragique. Les bruits de sons et les éclairages ont une grande importance dans ce film et permettent de s’immerger dans les sentiments des personnages. Heavy n’est pas un grand film qui attirera les foules mais il se distingue de par son climat intimiste et ses acteurs. Petite note pour moi-même, c’est la première fois que je voyais une scène de sexe avec l’actrice dans la salle.

Je retiens de cette journée deux films plaisants mais j’ai trouvé le public plutôt mou du genou. A peine le générique affiché, avant même que les lumières ne se rallument, j’entendais des multitudes de spectateurs se lever pour se diriger vers la sortie, alors même que l’équipe du film était dans la salle. Je sais que Heavy ne va pas faire l’unanimité (alors que la salle était pleine) mais j’ai vraiment adoré Swallow, mais dans les deux cas les applaudissements étaient plutôt retenus, j’espère que le public sera plus réceptif lors des prochains jours.

Selon les horaires des séances et mes disponibilités j’essaierai de vous faire ces brefs récapitulatifs quotidiennement, je vous dis donc à très bientôt.

Publicités

2 commentaires

Laissez un commentaire si le coeur vous en dit !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s