Mois: septembre 2015

Une Foodie au Nevada [Las Vegas] et en Arizona [Page]

11951817_10153626791634749_7260024487660513677_n Changement d’Etat pour de nouvelles aventures avant un dernier article dans une toute autre contrée…

Concernant Las Vegas, mes repas ont à plusieurs reprises étaient pris chez Toms Urban et mes cafés au Starbucks, tous les deux situés dans le New York New York hôtel, où j’ai passé le plus clair de mon temps. Les plats proposés chez Toms sont vraiment variés, ce qui explique aussi pourquoi j’y ai déjeuné plusieurs fois. J’ai commencé par un plat typique (je ne commençais bizarrement pas encore à saturer des burgers), accompagné de frites à la patate douce. Le tout une nouvelle fois arrosé de vin blanc du continent.

Toms

On sent tout de suite en arrivant dans le restaurant que l’ambiance y est à la fois chic et décontractée. Ce qui transparaît de la même manière dans la cuisine servie. J’ai compilé sur la photo ci-dessus les différents plats que ma comparse et moi-même avons pu prendre chez Toms. La carte propose des mets éclectiques, allant des burgers aux salades, en passant par des wings de poulet, des plats mexicains ou encore des sandwiches variés. C’est également la même chose pour ce qui est des boissons, où se mêlent Mountain Dew, bières du coin et vins raffinés.

Durant mon trip en Arizona / Utah pour voir le Grand Canyon, Antelope Canyon, Zion Park et Monument Valley, je me suis arrêtée dans un petit restaurant typique. Typique car genre saloon. J’étais en plein territoire des Navajo (peuple amérindien des Etats-Unis) où le mot « western » n’aurait pas trouvé ailleurs une meilleure signification.

FullSizeRender (2)

Au sein de cet antre nommé Ken’s Old West Steakhouse, vous pouvez manger du steak de bison pour une dizaine de dollars seulement et accompagner votre repas d’un show de guitaristes dont la scène se trouve à quelques mètres des tables. La cuisine n’est forcément folichonne mais c’est avant tout l’ambiance que j’ai adorée, qui transporte dans une toute autre civilisation que celle où l’on est habitué en Europe.

Publicités

California Girlz (mais pas que !)

Le temps est arrivé de vous faire un retour dans les grandes lignes de mon périple aux Etats-Unis, que je voulais faire à froid et à tête reposée.

Cela ne se voyait peut-être pas sur le moment, mais j’ai surkiffé ce séjour. Jamais je n’avais pris l’avion aussi longtemps, jamais je n’avais conduit sur la route 66, jamais je n’avais roulé dans un pick-up, jamais je n’avais joué dans un casino de Las Vegas, jamais je n’aurais pensé voir le Grand Canyon et toutes les merveilles que j’ai vues, jamais je n’avais mangé de poutine, jamais je n’étais allée aux Etats-Unis somme toute.

IMG_0180

Baie de San Francisco

Partie un lundi midi de Paris, je suis arrivée à San Francisco le soir même, heure locale (c’est à dire le lendemain matin à six heures heure française). Les cable cars, les Piers, le Golden Gate Bridge, Alcatraz, les quartiers si distincts les uns des autres, j’en aurais vu le maximum pour le peu de temps passé là-bas : une journée. Concernant les différents quartiers, je suis aussi bien allée au quartier gay qu’au quartier plus hippie, plus chinois ou encore plus central. J’ai adoré la visite d’Alcatraz car elle était pour moi dépaysante après un bref voyage en bateau. La ville quant à elle me rappelait le côté cosmopolite de Paris que je ne parvenais pas à me sortir de la tête. J’avais besoin de me couper réellement du monde, de mon monde, pour apprécier le petit quartier du bord de mer par exemple, ou le trajet en cable car, véritable vision du passé historique de la ville. San Francisco reste pour moi comme Montréal, j’y reviendrai, une ville où l’on peut pleinement s’épanouir où vivre ou passer une année d’études, grâce à l’accueil des habitants et à la multitude de lieux et de particularités à découvrir.

IMG_0246

Les Canaux de Venise de Los Angeles

Une journée donc, car le lendemain matin c’était déjà parti pour aller passer une journée et demi à Los Angeles (prononcez « ellay »). Je préfère être franche, quitte à m’attirer les foudres de certains, mais Hollywood, ce n’est pas ma came. En tout cas le Hollywood que j’ai vu. Je suis fan de cinéma mais le Walk of Fame s’apparentait plus à mes yeux au Walk of Shame. Je n’ai pas réussi à me laisser transporter par l’ambiance agressive des publicitaires, les femmes à moitié nues ou les super-héros posant pour de l’argent, ou encore la fameuse colline estampillée Hollywood qui ne casse pas trois pattes à un canard et où je me demande encore pourquoi tous les touristes posent devant alors qu’on a une bien meilleure vue en se retournant et en admirant la ville dans son ensemble. J’en ai parlé ici, l’un de mes meilleurs souvenirs de L.A. reste la gastronomie que j’ai pu tester, ainsi que les canaux de Venise, donnant un aspect vivifiant à la ville.

C’est maintenant parti pour Las Vegas, LA ville que je souhaitais voir depuis longtemps, à peu de choses près LA ville qui me faisait tant rêver lors de l’organisation de ce voyage. Fort heureusement, je n’ai pas été déçue. Et un départ pour Las Vegas en voiture s’il vous plait, par le biais de la route 66 (je n’ai toujours pas trouvé pourquoi il était écrit « route » sur la route et non road) et d’une escale au Bagdad Café. J’ai beau avoir vu beaucoup de films montrant Las Vegas (Las Vegas Parano, Very Bad Trip, j’en passe et des moins bons), mais jamais je n’aurais pu m’imaginer ce que j’ai réellement eu sous les yeux. Le soir de mon arrivée, j’assiste avec émerveillement au spectacle Zumanity du Cirque du Soleil à l’hôtel New York New York. Fan de théâtre, de spectacle, celui-ci m’a donné des ailes, je me sentais transportée par la force et la souplesse de tous les danseurs et acteurs de ce show qui ne peut que laisser sans voix. Pour me remettre de mes émotions, j’ai enchaîné directement avec le grand 8 de l’hôtel, circulant à l’extérieur des buildings et prodiguant une formidable vue sur la ville, malgré sa première descente de 64 mètres à 110 km/h. Le lendemain, vus à la vitesse lumière à cause du peu de temps là aussi alloué à la ville, les hôtels sont plus majestueux que jamais je n’aurais pu le rêver. Vous pouvez y voir un petit Paris, une petite Venise, un petit New York, une grande pyramide et bien d’autres choses encore. Des tripots et des tables de jeu à perte de vue (pour des mises de bases à la roulette assez hautes tout de même comparativement à Deauville ou pire, Sainte-Maxime), des lumières partout en veux-tu ? en voilà ! J’étais littéralement grisée par tout ce que j’avais sous les yeux. Enivrée par l’atmosphère, par les gens, par toutes les merveilles conçues facticement par l’homme à destination de l’homme. Comme dans une bulle, je me sentais dans mon élément au point de ne plus vouloir en repartir.

IMG_0429

Le grand 8 du NYNY

Il a pourtant fallu dire adieu à Las Vegas pour s’engager dans le désert, les larges plaines et l’aridité du sol et du soleil. Direction le Grand Canyon, Monument Valley, le parc national de Zion, le lac Powell, Antelope Canyon et le territoire des Navajo. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la moitié de ces endroits se visitent en voiture directement, tellement les distances entre les différents points de vue sont étendues. Des paysages superbes, dépaysants à l’extrême m’attendaient ici, sous un soleil vacancier et un Best Western à 250 dollars la nuit car réservé au dernier moment. Mais cela donnait réellement l’impression d’un road trip, l’impression que Mélou et moi étions Thelma et Louise, accompagnées de Brad Pitt, mais que cela finissait bien mieux que le film.

11781650_10153647883994749_8767647572568330214_n

Une sensation de quiétude parfaite m’enveloppait en regardant l’immensité des plaines et la profondeur des canyons devant moi. Comment cela a été créé, en combien de temps cela s’est-il déroulé ? Toutes ces vues soulevaient un nombre incalculable de questionnements scientifiques en moi, me montrant à quel point nous n’étions que peu de choses face à la Terre. Alors même que je passe mon temps à m’interroger sur l’espace, je me disais que je n’avais même pas fait le plus petit tour de la question. Pour autant, et je m’en excuse par avance pour cet article, je n’ai pas pris énormément de photos, car je sais que ma famille n’était pas intéressée plus que ça par les Etats-Unis et que je ne prendrais pas mon temps à les regarder une fois à la maison. Si un jour je ne me souviens pas de l’hôtel César à Las Vegas, il me suffira de regarder sur Google. Je n’aime pas prendre des photos que tout un chacun a déjà pu prendre, je n’y vois aucune plus-value, préférant pour ces raisons m’inclure sur les photos ou prendre les plats que j’ai pu déguster. Je ne suis pas non plus quelqu’un de visuel, je ne parviens pas à m’émouvoir à la lecture d’un livre par exemple, mes sens utilisés lors des souvenirs et des escapades sont différents. Plus que voir, je préfère sentir, goûter, entendre parler les américains, échanger avec eux. Contrairement à d’autres personnes, et je conçois que je peux passer pour une OVNI pour ça, ce sont ces sens-là que je préfère développer.

Court retour dans la banlieue de Las Vegas pour une petite trempette (l’un des rares sports que je peux pratiquer sans avoir mal, un vrai délice) avant de prendre à nouveau l’avion, pour le voyage du retour, mais avec une escale d’un jour et demi à Montréal. Sirop d’érable, poutine et accent cocasse, voilà le secret de cette ville. J’ai acheté comme tout le monde des souvenirs gustatifs à base de sirop d’érable, mais j’ai aussi pris le temps d’en ramasser une feuille, le mois de septembre aidant à cet exploit. Moi qui pensais avoir froid par rapport aux 40 degrés des précédents jours, la température étant pourtant des plus appréciables. Il faisait d’ailleurs plus chaud en soirée qu’à San Francisco ou Los Angeles en comparaison. Je sentais moins de dépaysement ici, sans nul doute du au fait que la plupart des personnes que nous avons croisées parlaient français, au même titre que les panneaux d’indication. Comme SF, Montréal bénéficie d’un très bon réseau de transports en commun qui permet de faire la jointure entre les différents points centraux de la ville : le vieux port, le vieux Montréal, le quartier gay, le Mont Royal (pensez à faire du sport pendant un mois avant de songer à arriver en haut) ou encore l’île où s’est déroulée une ancienne Exposition Universelle.

IMG_0452

Vue du vieux port de Montréal

C’est avec des étoiles plein les yeux que j’ai du rentrer à la maison, il y a quelques jours à peine mais j’ai pourtant l’impression que c’était déjà il y a une éternité. J’ai de nouveau envie de fouler des pieds le sable fin et rouge du Grand Canyon, de visiter l’exposition Bodies à Las Vegas ou voir le spectacle de David Copperfield, de manger les cheesecakes que j’ai pu goûter ou encore de retourner dans mon motel coup de coeur de Los Angeles, l’Alta Cienega Motel, qui me donnait véritablement l’impression de me sentir bien là où j’étais. Heureusement, je repars au mois de décembre, direction la côte est cette fois-ci !

Sea & Sex au Havre (No Sun)

A chaque fois qu’elle est en déplacement, dans ces fameuses chambres d’hôtels impersonnelles, Chloé s’ennuie. On pourrait d’ailleurs se demander pour quelle raison elle s’ennuie puisqu’elle ne fait pas plus de choses chez elle. Elle traîne sur internet, lit les bouquins qu’elle a dans son sac et, comble du raffinement, bénéficie même d’une télévision dans sa chambre, ce qu’elle ne possède même pas dans son propre logement. Seulement Chloé ne s’y sent pas chez elle. Contrairement à chez elle où elle ne sait pas laquelle est sa place. Alors elle profite de ces moments pour prendre du temps pour elle : rester une heure durant dans la baignoire avec une tasse de thé fournie par la maison, se promener juste un peu dehors, histoire de dire qu’elle est sortie, mais pas trop pour éviter la frayeur de se faire agresser, prendre un apéritif à chaque repas, voire même un digestif selon l’humeur du jour, au risque de se noyer dans l’alcool triste.

Allant prendre place à une table du restaurant de l’hôtel ce soir là, elle répond, rieuse à la question du serveur qui lui demande si elle est seule par un : « Oui, malheureusement« , avec une œillade pétillante à destination d’un jeune trentenaire assis comme elle, seul à une table. Brun comme l’ébène, le style Keanu Reeves / Jérôme Kerviel, tout à fait son genre si elle devait en avoir un. En donnant au serveur son numéro de chambre pour qu’il sache à qui adresser l’addition, Chloé espère que cela ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd dans la salle.

40_by_bedas-d4ltx66

On n’était que lundi soir et c’était déjà une salle semaine. Revenue récemment de vacances, elle disait au revoir à des jours emplis de soleil et de bonne humeur, pour se renfoncer à nouveau dans la monotonie du travail. D’une, elle était en déplacement dans une ville qu’elle exécrait, de deux, elle changeait également de lieu de travail et de collaborateurs compte-tenu de son nouveau lieu de prestation sur Paris. Rajoutons à cela la perspective d’un enterrement ayant lieu cette semaine et la boucle était bouclée pour qu’elle se soit levée d’un très mauvais pied le matin même.

Bien qu’elle reste mélancolique, elle pleure beaucoup moins. Depuis quelques temps, elle est en colère. En colère contre tout le monde, en colère contre ceux qui la traitent d’hypocrite alors qu’elle leur dit justement ce qu’ils veulent entendre pour ne pas se braquer, alors qu’on la force à aimer des gens qu’elle n’apprécie pas, alors qu’elle se force à ne pas aimer des gens avec qui elle souhaiterait passer beaucoup plus de temps, alors qu’on tente de lui faire dire et faire le contraire de ce que sa tête et son cœur souhaitent.

Ayant fini de dîner et ayant eu l’impression de s’être perdue dans ses pensées pendant deux heures alors même qu’elle n’avait passé que dix secondes dans l’ascenseur qui la menait à son étage, Chloé sort de sa poche la clé de sa chambre, prête à affronter une nouvelle soirée d’ennui profond. Son Keanu Reeves à la barbe de trois jours bien entretenue, vu au restaurant, est là, à l’attendre devant la porte de sa chambre. Tous les deux le sourire aux lèvres, elle ne souvient plus qui le premier a dit bonjour à l’autre. En refermant la porte derrière eux, elle note toutefois de se souvenir de lui demander son prénom à celui-là, qu’elle puisse s’en rappeler pour la postérité.

Une Foodie en Californie [Los Angeles]

Plus de repas, donc plus de dégustations ici à Los Angeles où j’ai passé une journée et demi. Comme pour le précédent article, celui-ci ne parlera pas de mon périple en détails mais tournera autour des anecdotes gastronomiques du séjour. LA ayant été mon coup de cœur gustatif de ma petite virée.

Pour le premier soir dans la ville, nous nous arrêtons au California Pizza Kitchen situé dans le centre commercial donnant sur le Walk of Fame. Bien que la carte extérieure ne précisait pas les prix, nous décidons tout de même de nous y installer, confortées d’avoir droit à un bon repas, par les beaux plats que nous voyons déjà présents sur les tables.

foodieLA

Cuisinés et présentés de façon française, les mets américains présentés ici étaient un pur délice pour les papilles. Le guacamole pris en guise d’apéritif par exemple ne ressemblait en aucun point à la bouillie infâme vendue en grandes surfaces. Il était broyé délicatement et accompagné de diverses chips peu huileuses. C’est également pour la première fois sur le continent que j’ai goûté dans ce restaurant un vin blanc californien. On peut voir dans Desperate Housewives le vin couler à flot, mais dans les faits ce breuvage est assez cher payé. Il m’a fallu compter à chaque fois l’équivalent de 7€ environ par verre de vin. Heureusement les portions servies sont à généralement bien copieuses, comme finalement tout ce qui est servi à table. J’ai découvert par la suite que le California Pizza Kitchen était une chaîne mais je ne peux pas me prononcer pour les autres enseignes de la marque. Pour ce qui était de celui de Los Angeles en revanche, je vous le conseille fortement car il a fait sensation de l’entrée au dessert.


Le lendemain matin a commencé sur les chapeaux de roues avec un petit-déjeuner au Urth Caffé, lieu chic où se rencontrent souvent des célébrités sans que cela ne fasse bondir les clients anonymes. Le Urth Caffé est avant tout réputé pour les pâtisseries servies mais aussi pour les mets de façon générale puisqu’il est également possible d’y bruncher.

IMG_0241

« Copieux » : aux Etats-Unis le mot est lâché quand on a un point de vue européen. C’est la première fois de ma vie où je n’ai pas réussi à finir ma part de cheesecake, si tant est que je puisse parler d’une simple part. Elle était des plus succulentes mais trop volumineuse pour mon estomac, comme quoi.


Pour poursuivre dans l’opulence de la ville, nous déjeunons le long de la plage, vers les canaux de Venise, dans un restaurant avec vue sur la mer, pour lequel je ne me souviens malheureusement plus du nom. Je ne vais donc pas faire de bonne ou mauvaise publicité puisque je ne peux pas le citer et me contenterai de vous montrer ci-dessous un petit aperçu du premier burger de ma journée (accompagné d’un Mojito, ce sont quand même les vacances !).

IMG_0256

Dernière escale gustative de la journée pour dîner au Rainbow, sur le Sunset Boulevard. Plus que la nourriture je retiendrai avant tout l’ambiance de ce bar / restaurant, très orientée rock n’ roll, qui semblait être véritablement coupée du monde extérieur et de l’atmosphère électrique et disproportionnée du reste du boulevard. Bon rapport qualité / prix pour un lieu où se regroupe la population rock autour de bières et de plats bien fournis.

foodieLA2

Vous l’aurez deviné, Los Angeles est une ville cosmopolite où tout n’est que surenchère et énormité, même jusque dans les assiettes !

Une Foodie au Bagdad Café

Tourisme oblige, après une escapade sur la fameuse route 66, je me suis arrêtée au Bagdad Café, lieu où a été tourné le film éponyme.

IMG_0274

Ce n’est pas par amour pour le film ou par envie de prendre une quelconque photo que j’ai voulu m’arrêter là, mais pour tester évidemment la cuisine servie, dans ce qui peut ressembler aux motels « comme on les voit dans les films ». Vous pouvez me croire quand je dis que c’était vraiment dans le but d’en faire une critique car d’une, on m’avait dit que les plats étaient mauvais, de deux je n’avais pas vraiment faim et de trois j’avais attrapé un rhume, par 35 degrés, qui m’empêchait de sentir correctement les aliments. Ça partait bien.

Pour toutes ces raisons, et ayant déjà mangé des hamburgers les jours précédents, je me suis décidée pour une omelette. Le mal du pays sans doute. Composée de fromages, de jambon et accompagnée de frites, elle était ma foi bonne. Ni trop cuite, ni trop baveuse mais diablement copieuse. Deux remarques toutefois : j’ai du attendre un bon quart d’heure avant d’être servie et je me demande encore comment ils ont fait vu que nous étions cinq dans le restaurant et deux seulement à avoir commandé en même temps. Également j’ai trouvé plusieurs cheveux dans mon plat et cela est vraiment quelque chose que j’exècre. Les cuisiniers sont censés porter une tenue adaptée mais je sais qu’il peut y avoir des failles dans la préparation. J’accorde donc selon le lieu une tolérance d’un cheveu, mais de là à en trouver plusieurs, cela m’a franchement refroidie sur l’hygiène accordée à la préparation des plats. Même ma Maman ne se laisse pas aller comme ça dans sa cuisine.

IMG_0277

L’omelette en soi était correcte et bien présentée mais ma confiance est légèrement émoussée pour ce qui est de prendre à nouveau un repas au Bagdad Café, qui reste plutôt ouvert pour faire plaisir aux touristes et à son propre porte-monnaie plutôt que de se donner les moyens de servir des mets de qualité. À noter toutefois une bonne gaieté de la part des serveuses, qui laisse transparaître une réelle envie de faire « à la bonne franquette ».

Une Foodie en Californie [San Francisco]

Arrivée la veille au soir et repartie le lendemain matin, je suis seulement restée une bonne grosse journée à San Francisco. Suffisant pour autant pour faire la quasi totalité des endroits touristiques a visiter ainsi que deux restaurants, trois bars et un Starbucks. Cet article ne parlera que des arrêts plus ou moins culinaires du séjour.

image

8h du matin heure américaine, 17h a Paris, Melissa et moi entamons notre journée par un café au soleil face à Alcatraz, accompagné évidemment d’un muffin. C’était ça ou un cookie, ou un donut ou un pain au sucre, chaque chose en son temps. Malheureusement, la nourriture américaine sucrée n’est pas le top de la qualité, surtout dans les zones touristiques. Pour cette raison nous nous sommes rendues quelques heures plus tard au Pier 39 pour déjeuner dans le fameux quartier dédié à la nourriture du bord de mer. Au menu : veloutés de clams, tourtes au crabe, poissons du coin ou encore pinces de crabe. Les plats servis étaient assez grossiers (frits, huileux) mais typiques. Les pinces de crabe quant à elle, rien a redire, une pure merveille naturelle issue de la mer sans superficialité ajoutée à la cuisson. Nous primes en guise d’accompagnement une bière de San Francisco, assez bonne avec un goût relevé.

image Pour le dessert, direction Boudin, la boulangerie réputée du coin pour ses excellents produits, basés sur des recettes … françaises ! Près de trois dollars la baguette de pain so frenchy et les pains au chocolat, de quoi ne pas vraiment être dépaysées. Pour ma part j’ai pris un petit pain de sucre en forme de poisson, bord de mer oblige, en le partageant tout de même avec une mouette. Attention toutefois, pas vraiment le droit de fumer, pas vraiment le droit de nourrir les oiseaux, la loi fédérale est partout et mieux vaut toujours regarder les panneaux autour de soi pour s’assurer d’être en toute légalité.

Cliché mais passage obligé, c’est dans un « diner » que nous décidons de nous arrêter le soir, chez Loris’ diner, où nous apprendrons plus tard que c’est également une chaîne de restaurants. Les standards gastronomiques n’étant pas les mêmes qu’en France, il est difficile de critiquer la cuisine d’une façon purement objective. Le plat (sous-entendu le burger) semblait être le parfait exemple de ce qu’on pouvait attendre de ce genre de brasserie. Et là-bas aussi ils ont de la mayonnaise (à prononcer avec l’accent français).

image

En quête de wifi, nous avons fini la journée dans l’un des Starbucks de la ville, semblable en tous points aux nôtres, avec toutefois des particularités au niveau des produits proposés et une gamme plus fournie. Les personnes présentes ici me faisaient diablement penser aux sitcoms américaines dans toute leur splendeur, sans pour autant que cela soit péjoratif. Des tenues extravagantes, des discussions fortes mais sans animosité, des visiteurs qui rentrent demander un renseignement à tue-tête et l’obtiennent avec le sourire; je ne regrette pas d’avoir voulu comparer la marque originale avec les boutiques françaises que je connais si bien.

Finalement pas de gros coup de cœur pour cette journée à San Francisco, qui aura tout de même eu le mérite de me faire découvrir certaines de leurs spécialités. Prochaine étape : Los Angeles !