Mois: août 2015

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »

Je fais assez peu de publicité, surtout quand il s’agit de sujets liés à la politique, mais je vais faire ici une exception à la règle. Pour la simple et bonne raison que c’est un sujet qui transcende la politique et également qui se doit de toucher le maximum de personnes possible. Amie d’Arash Derambarsh, que j’ai rencontré via le Cherche Midi, et pour qui je suis devenue colistière et community manager au sein d’une association (de) commune, Courbevoie 3.0, je viens vous parler aujourd’hui de l’énorme gâchis alimentaire qui se fait en France et des projets pour contrer ces faits déplorables. Pour plus d’informations sur Arash et la cause qu’il soutient, je vous conseille l’article de France 24 à lire ici.

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Tout le monde (ou presque) est aujourd’hui au courant des pertes alimentaires énormes créées par l’industrie alimentaire et les grandes surfaces. Pour réduire cela au maximum, Arash a mis en ligne la pétition pour dire stop au gâchis alimentaire en France. Après quatre mois de mise en ligne (et non de lutte, qui avait commencé bien avant) et plus 210 000 signatures plus tard, l’Assemblée Nationale a voté, le 21 mai 2015, à l’unanimité, les amendements à la loi sur la transition énergétique qui rendent désormais obligatoires le don par les supermarchés de leurs invendus alimentaires à des associations caritatives.

C’est une belle victoire, une énorme victoire, mais ce n’est pas encore suffisant. De fait, la pétition a été lancée à l’international en soutenant le même projet de loi pour l’Europe. Près de 632 000 soutiens ont été apportés jusqu’à présent, ce qui est également énorme, mais pas assez, compte-tenu de la logique et de l’humanité que prône un tel projet. Si j’en fais la publicité aujourd’hui, c’est que ce projet n’est pas politique, n’est pas marketing et n’est surtout pas irréalisable : c’est un projet humain. Aidez-nous, aidez-les, soutenez cette cause qui est si évidente qu’on ne devrait pas avoir besoin de se battre pour la légitimer. A savoir également qu’Arash sortira en octobre prochain son Manifeste contre le gaspillage, qui devrait permettre au plus grand nombre de réaliser l’ampleur de la catastrophe, mais aussi les moyens d’y faire face.

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Unfriended

Beau temps pour les films d’horreur au cinéma ces derniers temps ! Entre Insidious 3, Les Dossiers Secrets du Vatican, Poltergeist et même Rosemary’s Baby rediffusé par l’UGC La Défense, les fans du genre ont de quoi se réjouir en ce moment. On parlera aujourd’hui d’Unfriended, sorti il y a un peu plus d’un mois en France.

Vous le savez, j’adore aller au cinéma et je favorise évidemment toujours ce canal de distribution plutôt qu’internet, que les moyens soient légaux ou non. Pour la première fois, je voulais voir ce film sur mon ordinateur. Non pas par envie de boycotter le film, mais au contraire pour être encore plus « dedans ». Unfriended est un film où l’on ne voit de bout en bout qu’un écran d’ordinateur (comme vous pouvez le voir sur l’image). Entre iTunes, Skype, iMessages, Chrome … tout se déroule à travers l’écran et c’est d’autant plus réaliste quand on visionne le long-métrage sur son propre PC/MAC/autres.

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J’avais au début peur de m’ennuyer comme ce fut le cas devant Buried (vous vous souvenez ? un film entier dans un cercueil), mais le fait de se sentir tellement concerné par le sujet est fatal. Nous sommes jeunes, nous vivons avec Facebook, Skype et autres conneries, nous savons à quel point chaque ligne de texte, chaque post doit être réfléchi avant de cliquer sur « envoyer ». C’est exactement le sujet de ce film, qui commence un an après la mort de Laura Barns, qui s’est suicidée après que des personnes de son école aient mis en ligne une vidéo d’elle filmée en soirée, des plus humiliantes. La session Skype du groupe d’amis va être « hantée » par une personne anonyme, souhaitant venger la mort de son amie en les forçant à avouer leurs actes et surtout à se repentir…

Le thème et la réalisation du film collent à notre époque et une telle originalité fait plaisir dans ce genre cinématographique. On ne voit pas le temps passer car on est devant l’écran comme si nous appuyions nous-mêmes sur les touches du clavier.


Concernant les films à venir, il nous reste encore Goosebumps (Chair De Poule), prévu pour le 19 août prochain et adapté des livres et épisodes éponymes, mais aussi Frankenstein le 2 octobre avec Daniel Radcliffe et bien sûr Paranormal Activity 5 : The Ghost Dimension en octobre également.

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Goosebumps (Chair De Poule)

Aimer. Espérer. Procréer. Pourrir.

Oui, c’est à peu de choses près ce qui résume la vie d’une femme et le vide d’une femme depuis des dégénérations. Ce n’est pas un secret, je ne souhaite pas avoir d’enfants et je suis habituée à devoir m’expliquer, soutenir mon point de vue, montrer le bien fondé de mon raisonnement. Quel n’est donc pas mon étonnement, quand je demande à des connaissances qui souhaitent engendrer le pourquoi de cette envie, pour m’entendre dire qu’elles ne savent pas. Les femmes sont tellement habituées à faire ce qu’on attend d’elles qu’elles ne se posent même pas la question de savoir pour quelle raison elles veulent un enfant comme elle voudrait un labrador. Complètement enivrées par la société (je ne leur jette pas la pierre, je sais à quel point il peut être difficile pour certains d’avoir du recul), elles font cela par mimétisme sans même savoir si elles le souhaitent réellement ou si ce n’est qu’une pression familiale, qu’une réaction animale de procréation ou qu’une envie de plaire à l’être aimé.

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Je parle de cela mais je souhaitais à la base parler de solitude, ce qui n’est finalement pas si éloigné de l’autre sujet. La solitude est là quand on commence à appréhender son weekend dès le jeudi, quand on souhaite aller au cinéma mais qu’on n’a personne à qui proposer une séance (amis trop loin ou en couple ou près de leurs sous : les raisons n’en finissent pas), quand tout tourne autour d’une soirée qu’on souhaite organiser et qui finit à l’eau pour que l’on finisse au vin. Que tous ces désagréments font qu’on ne sait pas à quelle heure de la journée on se sent mieux. Après avoir pris son somnifère en se disant que la nuit sera mieux que la précédente ? Ou après avoir pris son Nespresso pour dissiper les effets du narcotique, qui ne permet même plus de bien dormir depuis des semaines ? Ça ira mieux demain, car demain c’est lundi.

Nurse Jackie

J’avais parlé de Nurse Jackie il y a bien, bien longtemps, à l’époque où je regardais Weeds, à l’époque où c’était la semaine maudite où Dexter et Breaking Bad finissaient en même temps. Je ne sais pas pourquoi, mais je pensais alors que Nurse Jackie en était à sa dernière saison. Je me réveille donc d’un coma de trois ans et autant de saisons de retard.

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Je m’étais donc arrêtée à la saison 4, mais comme je ne savais plus vraiment où j’en étais, je l’ai visionnée à nouveau ce weekend. A raison de dix épisodes de trente minutes à peine, ça a été vite réglé, c’est aussi pour cela que j’aime cette série : rapide et efficace.

Jackie Peyton est une infirmière d’un hôpital new-yorkais. Brillante dans sa vie professionnelle, elle est un vrai désastre pour gérer comme il le faut sa vie privée, composée de son mari, ses deux filles et sa dépendance au Vicodin et autres drogues.

Il y a quelques scènes « torrides » mais elles sont assez rares : tout ça pour dire que ce n’est pas du Grey’s Anatomy où tout le monde se réfugie dans les bras de tout le monde. Nous suivons plutôt la vie de l’hôpital d’un point de vue professionnel en même temps que les problématiques des salariés et des patients. L’évolution du personnage de Jackie au fil des épisodes est très visible, en grande partie grâce à l’évolution de l’actrice, où on sent véritablement une différence de caractère entre les premiers épisodes et ceux diffusés récemment ; là où les personnages d’HIMYM peuvent rester sensiblement les mêmes d’une saison à l’autre. On ne fait donc pas du sur-place.

Nurse Jackie est pour moi l’une des rares séries qui parvient à perdurer avec le temps sans tourner en rond et en apportant une réelle plus-value aux personnages principaux au fil des années, tout en bénéficiant d’un format court qui facilite le visionnage des épisodes.