Mois: juillet 2015

Une nuit dans les années 70

Prenant la route depuis Paris un jour de départs en vacances, rien n’aurait pu plus lui faire penser au XXIème siècle. Les passants pressés, les conducteurs surexcités et les heures d’embouteillages ne pouvaient faire oublier à Emma qu’elle était une femme des années 2000.

Seulement voilà, Emma avait sciemment fui cette société dégénérée pour aller s’offrir un weekend de calme et de volupté dans un festival, où elle souhaitait comme à chaque fois retrouver l’état d’esprit déconnecté de la réalité, dans tous les sens du terme. Arrivée sur place, sous un soleil de plomb, elle exhibe sa nouvelle coupe de cheveux comme si elle sortait d’un épisode de That’s 70’s Show, ainsi que sa tenue champêtre, destinée à parer les inconvénients de la météo et du terrain sableux et poussiéreux propres aux concerts en plein air.

Avec ses acolytes, elle plante la tente. Plus qu’une simple tente, une caravane dépliable qui permettrait de loger sans se gêner une demi-douzaine de personnes. Elle aménage des rangements, planque les packs de bières et autres bouteilles d’alcool sous les coussins et se met à apprécier le temps qu’il fait plus que le temps qui passe, comme elle a la fâcheuse habitude de faire dans sa vie professionnelle.

Quelques bières et débats philosophiques plus tard, elle décide de se diriger vers ce pourquoi elle était venue : le festival en lui-même, et non seulement le camping où elle avait commencé à passer un long moment. Arrivant tout juste à l’heure pour voir le groupe pour lequel elle s’était déplacée, les comparses décident tout de même qu’il leur reste encore quelques minutes pour passer à la buvette du village, le temps de patienter avec une boisson fraîche, mais là encore alcoolisée. Quand ses amis étaient encore au stand en train de passer commande, c’est avec déception qu’elle entendit que le concert était annulé. C’est alors une toute autre soirée qui était sur le point de commencer.

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Rebroussant chemin pour parcourir à nouveau le bon gros kilomètre à pied qui use les souliers entre les scènes et le camping et arrivant près de la fantastique tente, Emma entendit retentir au loin les sons de guitare en solo des artistes qu’elle était venue voir en duo. Dépitée, elle ouvrit une énième bière en y laissant fondre un carton recouvert d’acide, histoire de sauver la soirée en ne se contentant pas de boire pour oublier. Les effets tardant, c’est une deuxième dose de LSD qu’elle se glissera sous la langue comme une tête brûlée afin de commencer vraiment la soirée. Ne souhaitant pas rester sur une telle déception, les amis repartent vers le festival et rejoignent la partie gratuite pré-entrée, qu’ils avaient traversée sans tourner une seule fois le regard la première fois. Mais cela était sans compter l’abnégation des agents de sécurité refusant toute entrée à quiconque avait un verre plein entre les mains. Heureusement pour Emma, le LSD, comme les psychotropes contenus dans les champignons hallucinogènes, est indétectable aux tests salivaires. Un comble quand on sait que cela ferait bien plus de ravages au volant qu’un demi-verre de vin en trop…

Buvant leurs verres, ils ont fait des rencontres insolites qui les ont accompagnés tout au long de leur bon voyage. Emma a alors redécouvert le festival, les stands nourris aux sons et aux lumières, la foule qui s’agite, la gentillesse omniprésente. On ne pense pas assez aux plaisirs faciles : faire du vélo pour fabriquer de la lumière, se glisser dans la tente de quelqu’un, s’extasier devant une boule à facettes, résister à l’envie de pendre son téléphone pour avouer des choses inavouables, se laisser prendre par l’épaule pour découvrir monts et merveilles ou goûter le plaisir simple d’une glace faite au lait de chèvre. Emma a beaucoup parlé, beaucoup ri, beaucoup admiré, le tout sans retenue aucune. En s’endormant à 7h30 du matin passés, ce ne sont pas des larmes, mais un sourire béat qui lui barrait le visage.

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News Juillet 2015

Article fourre-tout car je n’ai pas assez de matière pour faire un article concernant chacun des sujets dont je vais parler.

Tout d’abord, Drones n’est pas un si mauvais album que cela ! Le dernier album de Muse, encore plus décrié que le précédent (je n’avais pas pensé que cela puisse être possible) n’est pourtant pas la bouse de l’année. J’exècre ceux qui disent que « ce n’est pas du Muse ». Désolée d’être aussi pragmatique mais, par définition, C’EST DU MUSE. Ce n’est peut-être pas du Muse des années 90, mais c’est le Muse que cela doit être. On ne pourra pas refaire dix fois le même album, mais certaines pistes rappellent très bien cette belle époque. Ecoutez Mercy, Defector ou encore l’excellent Reapers, et dites-moi si vous entendez ou non du Muse …

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Chapeau bas pour le festival Terres du Son ayant eu lieu ce weekend à Monts, en périphérie de Tours. Si je dis que j’ai payé plus de trente euros la journée et 56de péage aller / retour pour voir un concert de Rodrigo & Gabriela qui a été annulé à la dernière minute, ça ne vend pas du rêve. Mais malgré tout, j’ai passé un excellent moment. Je ne suis restée que dix minutes au sein même du festival (le temps d’acheter une bière en attendant leur arrivée sur scène qui ne se produira jamais), mais j’ai passé le plus clair de mon temps dans la partie gratuite du festival, où se trouvaient des stands gastronomiques du coin, des stands de souvenirs, différentes pistes de danse, une charcuterie musicale (espèce de blind test où l’on pouvait même chanter Denver le dernier dinosaure ainsi que pas mal d’activité (comme le fait de faire du vélo afin de fournir un stand en énergie). Je ne regrette donc absolument pas ma venue à Terres du Son, qui a su mettre le paquet au niveau de la logistique comme au niveau du bourrage de crâne pour éviter que les visiteurs ne jettent leurs déchets / mégots / bouteilles partout. Bravo aux nombreux bénévoles également qui ont fait du très bon travail.

X-Files : Aux frontières du réel, c’est reparti ! Nos deux superhéros reprennent du service pour six épisodes prévus à partir du 24 Janvier 2016. Je ne vais pas vous dire de regarder l’intégralité des épisodes sortis jusqu’à présent, mais il serait quand même bien de regarder quelques épisodes anciens avant de replonger dans le bain. Pour ma part j’ai regardé ceux qui m’avaient le plus marquée ou qui avaient des thèmes qui me plaisaient le plus, car il ne faut pas oublier que X-Files est une « vieille » série et que cela ne peut pas être mauvais de se remettre en mémoire le caractère des personnages, leurs forces, leurs faiblesses et leur personnalité toute entière. Et bon sang, revoir cette série, qu’est-ce que ça fait du bien !

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Finissons par le cinéma, avec l’arrivée de Paranormal Activity 5 : Ghost Dimension et Mission Impossible : Rogue Nation. Le premier reprend l’histoire de Katie et sa sœur en se concentrant sur leur enfance par le biais de vieilles vidéos trouvées. Cet opus est sensiblement différent des précédents puisque les caméras vont ici montrer tout ce qui était invisible à l’écran jusqu’alors. Déjà médiatisé, il faudra attendre le 21 octobre pour le visionner dans les salles obscures. Concernant le second, il sortira le 12 août en France et nous permettra de suivre encore une fois les péripéties d’Ethan Hunt, combattant dans ce film l’organisation criminelle nommée « le Syndicat ». Pendant ce temps, American Nightmare 3 vient d’être confirmé …

Blocage Extérieur

zoom-when-you-see-it-4-LOn peut oublier son passé, ne plus vouloir vivre avec tous les jours, mais il faut que les proches puissent faire de même. On me demande de ne plus y penser mais je souhaiterais que tout le monde le fasse, pour ne pas sentir cette impression de continuer à se traîner un boulet aux pieds parce qu’avec le recul on a pris les mauvaises décisions, les seules qui semblaient bonnes à l’instant X.

Etre bloqué dans la voie que l’on souhaite prendre à cause d’éléments du passé que les autres ne peuvent oublier est encore plus frustrant quand on a soi-même effectué la phase de deuil nécessaire. Et qu’on souhaite rebondir, aller de l’avant, profiter à nouveau, comme en l’an 40, ou en l’an 2000. Mais réaliser que quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, on restera prisonnier de son passé aux yeux des autres pendant un temps indéterminé. Reste dans tout cela tout de même la force que l’on ressent face à la victoire de passer outre ses propres erreurs.

Insidious : Chapitre 3

Insidious-3-150403-03 Je me motivais depuis le matin pour aller voir Vice-Versa, mais vous savez, chassez le naturel toussa… Je me suis donc finalement assise dans la salle qui projetait Insidious : Chapitre 3. Et j’ai choisi ma place, le plus au fond possible, dans un coin. Jamais je ne m’étais assise à un endroit pareil, mais je voulais être le plus loin possible du chahut, contrairement à Annabelle où j’étais au premier rang. Les spectateurs ont été plus ou moins calmes, en tout cas beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé. Avant de rentrer dans la salle, j’ai demandé à un UGCman comment étaient les séances aujourd’hui, où il m’a répondu que c’était de toute façon la même typologie de film et de spectateurs que pour Annabelle. Il en a finalement résulté hier en de bonnes agitations lors de scènes post-tension / jump scares pour relâcher la pression, mais le reste de la séance s’est déroulée sans problème notable.

Changement de réalisation pour ce troisième opus car il n’a pas réalisé par James Wan, à qui on devait les deux premiers, mais par Leigh Whannell. Rien de bien méchant quant on sait que les deux sont intervenus sur la licence Saw. Je voue quand même un culte à James Wan car c’est également lui qui a réalisé Conjuring : Les Dossiers Warren et produit Annabelle. Leigh Whannell est habitué à jouer dans les films d’horreur, notamment les siens, puisqu’il y joue Steven Specs, l’un des deux chasseurs de fantômes et qu’il est le scénariste des trois volets (et vu l’histoire loufoque des premiers, heureusement que nous n’avons pas perdu le scénariste en route).

Trop de tension dans ce film. Insidious est très fort à ce niveau là car l’accent a toujours été mis sur les effets sonores tout au long de la trilogie. Rien que le lancement du titre du film à l’écran est représentatif de l’envie de mettre les spectateurs sur les nerfs. Les scènes avec des violons saturés, les sons graves, les volumes déplaisants, tout est fait pour susciter de l’angoisse et cette licence y parvient vraiment bien.

J’ai trouvé très intéressant qu’ils prennent l’exemple de Paranormal Activity Tokyo Night, en choisissant comme personnage principal une femme ayant les deux jambes dans le plâtre (voire pire par la suite) qui ne peut absolument pas se défendre face à ce qui va tenter de l’atteindre. Cette position d’infériorité renforce le fait qu’on ne puisse que difficilement contrer les événements qui arrivent, et donc l’horreur de la situation. Bien qu’il y ait des jump scares attendus, certains m’ont complètement étonnée, et la salle entière par la même occasion. Hélas, comme pour les précédents opus, j’ai trouvé que le dénouement et les explications pseudo rationnelles se faisaient trop rapidement pour la dose d’information à assimiler.

Bien que préquel à l’histoire des deux premiers, Insidious Chapitre 3 trouve sa place et ne donne pas trop l’impression d’être simplement un élément ajouté pour faire du business. Si vous aimez avoir peur, le film joue très bien le jeu.

Une Foodie au Havre [Novotel]

J’ai laissé parler mon cœur (et ma carte bancaire) en allant passer quelques jours au Novotel situé en face de la gare du Havre. Une chambre au Novotel c’est le truc qui fait pétiller ta journée, surtout quand tu te rends compte qu’elle est encore plus grande que ton appartement parisien, que la télé écran plat est reliée avec des enceintes placées dans toute la pièce, et même jusque dans la salle de bains, qu’il y a une théière avec une dizaine de thés différents qui t’attendent et que le canapé comme le lit sont king sixe.

Je ne vais pas m’étendre sur l’hôtel en lui-même, mais sur la nourriture servie, bien que les deux soient du même niveau, c’est-à-dire très bien. Avant de commencer, je vais prendre l’exemple du pain. Il y a les restaurants faiblards qui servent une baguette décongelée coupée en tranches. Il y a ceux qui servent du bon pain, en portions individuelles. Et il y a Novotel, qui sert du bon pain, nature et aux céréales, pour que l’on puisse choisir, et qui le sert encore chaud. Je ne vais pas pousser le vice jusqu’à parler des restaurants encore plus haut de gamme et hors de prix, qui apportent également sur la table du beurre directement moulé dans un plat adéquat. Ces petits éléments montrent la qualité apportée au service, comme c’est le cas par exemple de bénéficier de vraies serviettes en tissu et non d’un vulgaire mouchoir en papier.

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La nourriture servie au Novotel du Havre est vraiment exquise, tout en restant abordable (le plat du jour étant à 11€50 et le met le plus cher ne devant pas dépasser la vingtaine d’euros). Je n’ai pas pris énormément de plats différents car j’adore le poisson, et notamment la sole, ce qui explique que j’ai pris à trois reprises le même plat (j’ai tout de même fait un effort sur le changement de garniture à chaque fois). Je regrette que les photos ne fassent pas honneur à l’assiette, mais je ne pense jamais à emporter mon véritable appareil photo quand je suis en déplacement.

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Le service est à la hauteur des plats, très réactif, poli et aux petits soins. Le service que j’attends de tout restaurant somme toute. Petit bémol toutefois pour le soir de mon arrivée, où la responsable du service en salle ne faisait qu’invectiver les serveurs (non pas en les appelant par leur prénom, mais véritablement en les hélant) et en leur faisant fréquemment des remarques. C’est le métier, il faut bien apprendre, mais pour moi, les remarques de ce genre n’ont absolument pas à prendre les clients comme témoins. Le client ne doit pas savoir ce qui se passe en cuisine ou les réprimandes faites aux serveurs. Si cela ne concerne pas sa table, cela ne le concerne pas du tout.

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Cela mis à part, je n’ai absolument rien à redire de la conduite et le professionnalisme des personnes travaillant au restaurant comme à l’hôtel, comme je n’ai aucun point d’alerte à émettre au sujet de la cuisine, bien au contraire. Je vous ai également mis un aperçu des buffets du petit-déjeuner, bien qu’il soit délicat de le prendre en photo sans passer pour une groupie.

Austra @ Paris Gaîté Lyrique

Je comptais faire un article également sur ce magnifique concert et ce festival punchy, mais Melou ayant dit tout ce que j’avais à dire, je vais me contenter de le republier avec plaisir !

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Une prestation magnifique, dans le cadre du festival Loud & Proud ! Récit de la soirée

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