Mois: mai 2015

L’Univers des Dépendants Affectifs et Sexuels

J’ai choisi aujourd’hui de faire un focus sur la dépendance affective et sexuelle, avec un descriptif de ce type bien particulier de dépendance, les syndromes, les préjugés et les façons qu’ont les personnes touchées de s’en sortir, comme c’est par exemple le cas des réunions DASA (Dépendants Affectifs et Sexuels Anonymes).

La Dépendance Sexuelle

Tout d’abord il faut absolument se sortir de la tête que les deux sont automatiquement liées. On peut être dépendant affectif, on peut être dépendant sexuel, on peut être dépendant affectif et sexuel. Heureusement, on est bien souvent ni l’un ni l’autre, mais ce n’est pas le sujet ici. Concernant l’addiction sexuelle, elle s’explique très rationnellement grâce aux substances générées par l’acte sexuel. Les endorphines libèrent un tel bien-être dans l’organisme qu’il est souvent comparable aux effets de l’héroïne (pour ma part je préfère l’associer à la méphédrone), ce qui est plus ou moins le cas du sentiment amoureux mais je vais y revenir. Les dépendants sexuels ne peuvent pas se passer de cette sensation et sont en perpétuelle recherche de nouvelles expériences leur permettant d’atteindre l’orgasme de façon très récurrente. J’ai cité l’héroïne et la méphédrone comme j’aurais pu citer la MDMA, puisque les effets de l’acte sexuel ressemblent finalement à ceux de pléthore de drogues (accélération du rythme cardiaque, sueurs importantes ou encore grande euphorie), la différence étant les conséquences addictives engendrées. Je ne vais en revanche pas m’attarder sur les causes de ce comportement, qui sont propres à chacun et sur lesquelles il est dangereux d’essayer de les influencer en amont sans savoir ce que l’on pourrait soulever.

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La Dépendance Affective

Pour ce qui est de la dépendance affective, elle est plus sournoise car les effets physiques ne sont pas aussi généralistes que ceux de la libération de l’endorphine dans l’organisme. C’est-à-dire que chacun réagira différemment à des situations identiques et qu’il est beaucoup plus difficile de faire comprendre à autrui les effets de cette dépendance. Loin de la personne aimée, un certain état de manque se fait ressentir. Un manque qui ne guide que vers un seul but : celui de revoir ladite personne, comme si elle était une dose dont on ne pouvait se passer.

La dépendance affective est bien souvent liée à une perte totale de confiance en soi après un traumatisme affectif, dont le cas le plus fréquent reste la rupture sentimentale. Pour autant, ce n’est pas forcément au sein des couples les plus fusionnels que l’on trouve le plus haut taux de dépendance affective. La dépendance affective est une sécurité où une personne va préférer rester en couple avec une autre, même si cette relation n’est pas celle qui lui correspond. Elle peut ne pas se sentir épanouie, elle préférera rester en couple, par crainte de perdre la relation en elle-même. De fait, ce sont souvent elles qui se font quitter puisqu’elles n’oseront jamais l’effectuer de leur propre fait. Ce n’est pas tant la personne qui manquera au dépendant affectif (bien qu’il ait cette impression et que cela fait aussi partie de la tristesse puisqu’il n’en reste pas moins amoureux de la personne), mais aussi la perte de la relation dans sa globalité et cette rassurante sécurité affective qui y était liée. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je pense que les personnes dépendantes affectives peuvent très bien être comblées dans des relations et réussir leur vie sentimentale. C’est plutôt face à une situation d’échec dans ce domaine qu’elles vont perdre pied.

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Les Syndromes

Dans les deux cas, les personnes atteintes de dépendance sexuelle et / ou affective sont bien souvent atteintes de troubles maniaco-dépressifs, au même titre que pour d’autres addictions, puisqu’il y a la notion de manque. Le manque, parlons-en… Beaucoup des effets négatifs que je vais lister correspondent à ceux de la dépression puisque là aussi tout est lié, seules les causes sont différentes : agressivité, anorexie / boulimie, automutilation (j’en reviens à mon article dédié), crises d’angoisse, changements d’humeur (voire cyclothymie et bipolarité, tiens donc, ça aussi j’ai fait un article dessus), tout cela pouvant mener ,dans un faible pourcentage des cas, jusqu’au suicide. Les personnes dépendantes, affectivement comme sexuellement, ne voyant plus aucune utilité à leur vie si elle ne sont pas capables se s’épanouir à un instant T dans l’une ou l’autre de ces situations.

Attention, je distingue sciemment l’hypersexualité (nymphomanie et satyriasis) de la dépendance sexuelle. Bien que cela ne soit pas toujours rose, les personnes atteintes de sexualité compulsive sont plus dans une recherche d’épanouissement et d’envie de faire l’amour plus que par besoin. Je généralise volontairement (dans Nymphomaniac par exemple, Joe souffre à mes yeux plutôt de dépendance que de simple hypersexualité), mais je souhaitais tout de même toucher un mot de ce trouble qui n’est pas considéré comme une maladie dans le DSM-IV, ce qui ne saurait tarder pour la dépendance sexuelle. A noter également que l’on peut rapprocher ces troubles de celui de la personnalité histrionique dont j’avais parlé ici il y a plusieurs années déjà, vis-à-vis des symptômes de l’interaction avec autrui, qui est souvent caractérisée par un comportement de séduction inadapté, ou d’attitude provocante, l’expression émotionnelle étant superficielle et instable, où le sujet utilise régulièrement son aspect physique pour attirer l’attention et où il y a une dramatisation et une exagération de l’expression émotionnelle.

Les Soins

Moitié maladie physique, moitié maladie psychiatrique, les moyens de se sortir de la dépendance ne sont pas encore tout à fait aboutis, en grande partie à cause de l’ignorance et des préjugés qui entourent le sujet. Le plus souvent, on va attendre du patient qu’il « s’auto-gère » en s’efforçant de maîtriser lui-même ses pulsions. La psychologie, plus encore la psychiatrie et les thérapies de groupe vont avoir leur utilité dans ce domaine car c’est, mine de rien, une dépendance comme une autre, mais bien moins acceptée que d’autres car tabou (alors qu’on sait déjà que les dépendances ne sont pas très bien vues en société, aussi bien au niveau de l’alcool, des drogues ou encore des jeux). Pourtant, bien que les chiffres diffèrent, à peu près 5% de la population française souffrent d’hypersexualité et / ou de dépendance sexuelle.

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Pour ce qui est des thérapies de groupe, les DASA sont experts en ce domaine. La réserve morale que j’ai face aux réunions DASA est la même que j’ai eue lors d’une réunion collective d’arrêt du tabac. Le souhait d’aller de l’avant passe ici par de la croyance (très religieuse cela dit, ce qui n’est pas le cas de la méthode Allen Carr), voire une conduite assez sectaire. Vous trouverez un exemple sur cette page, celui des étapes pour aboutir à une résolution du problème de l’addiction, où Dieu est presque cité à chaque étape. Le côté sectaire ne me dérange pas dans ces groupes de soutien car il part d’un bon sentiment et est fait pour justement ne plus mettre sa vie en danger. Lors d’une séance d’hypnose contre l’addiction au tabac, j’ai été réfractaire dans un premier temps aux dérives de lavages de cerveau, mais je me suis dit : « Au pire, cela ne peut me faire que du bien, tant pis si je crois à une entité supérieure si cela doit me faire arrêter de fumer ». Le principe est le même ici. Je ne dénigre pas l’importance néfaste des sectes dans leur généralité, mais j’admets qu’elles peuvent être utiles de façon cadrée lorsqu’elles sont voulues par des personnes consentantes. Vous me direz, quoi de plus consentante qu’une personne au bord de la dépression et du suicide … Pour ce qui est des réunions en elles-mêmes, elles ont lieu de façon hebdomadaires, avant-tout en région parisienne, autour de différents thèmes : priorité aux hommes, séance en langue anglaise, ouvertes aux non-dépendants, dédiées à l’anorexie sexuelle et affective, etc. Vous y trouverez Monsieur et Madame ToutLeMonde, venus échanger sur une maladie dont on peut hélas peu parler dans son cadre de connaissances. Il faut être en réelle démarche d’aller de l’avant pour aller assister à ces réunions. En effet, sans motivation il est aussi tentant pour des alcooliques anonymes de se réunir après une séance pour boire un verre, que pour des dépendants sexuels de se réunir pour d’autres activités. Il faut donc privilégier la motivation et ne pas entretenir de contacts avec les autres membres du groupe hors des séances.

téléchargement (1) Concernant les livres, vous trouverez énormément d’ouvrages dédiées au sujet, aussi bien au sein des grandes enseignes que dans des boutiques spécialisées. Je peux vous conseiller celui de Sylvie Tenenbaum : « Vaincre la dépendance affective – Pour ne plus vivre uniquement par le regard des autres » qui est le plus concret et le plus abouti qu’il m’ait été donné de lire.

Voilà, vous savez dans les grandes lignes à peu près tout. Je souhaitais parler de cette addiction car ses soins ont autant leur place dans la société que pour d’autres. Méconnue et stigmatisée (je ne parle même pas du slut-shaming envers les femmes qui ont eu plusieurs dizaines de partenaires dans leur vie), la dépendance sexuelle et / ou affective n’est pas quelque chose d’anodin mais ne doit pas être diabolisée pour autant.

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La Palmeraie [Une Foodie en Bourgogne Orientale]

Difficile de critiquer un restaurant oriental (ok, trêve de politiquement correct, vous êtes comme moi, vous allez bien « au couscous » ?), tellement je trouve cette nourriture délicieuse et que je la trouve rarement mauvaise. Pour autant, j’ai pu comparer un bon nombre de restaurants du même acabit dans Auxerre et ses environs (Le Mouflon d’Or, Chez Momo, Le Cercle (où je devais retourner ce soir-là mais il était exceptionnellement fermé), ou encore Les Palmiers à Clamecy), pour pouvoir vous donner un petit aperçu de La Palmeraie, à proximité du centre ville d’Auxerre.

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La Palmeraie n’est pas mon restaurant préféré d’Auxerre, je vous dis d’emblée que je défends farouchement Le Cercle. Néanmoins, la qualité et la quantité des ingrédients servis n’étaient pas négligeables. Les quelques reproches que je peux faire sont liés à la viande qui n’était pas si délicieuse que cela et au bouillon que j’ai trouvé un peu fade. Attention toutefois, je suis quelqu’un qui met généralement la barre très haut quand il s’agit de nourriture et je suis bien consciente que la grande majorité des clients trouvera ce restaurant très bon. Le service y est simple, voire même familiale, ce qui permet de se sentir comme chez-soi, mais en mieux. Les prix ne sont pas excessifs et la table est bien fournie comme vous pouvez le voir sur la photo. Une dernière remarque, que je souhaiterais voir appliquée à l’ensemble des restaurants orientaux, qui serait de systématiquement demander la cuisson de la viande, ce qui permettrait d’apprécier au mieux les plats selon les goûts de chacun.

Slut-Shaming

Il y a des jours comme celui-là où, quoi qu’on fasse, c’est comme si l’on ne faisait rien. Où l’on s’acharne dans le vent à faire entendre raison, voire même simplement à faire entendre sa voix. Ces jours où, bien que la Terre entière ne se soit pas liguée contre vous, on ressent qu’elle sait quand même beaucoup plus qu’elle ne vous fait croire. Et où je me dis qu’un aller simple pour l’univers ne me serait pas totalement démérité.

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Où l’on se sent floué, démoralisé, blessé, cerné de préjugés. Alors même que la veille les émotions étaient les mêmes mais les raisons étaient autres. Où l’on s’acharne à bien faire mais où l’on se rend compte que tout peut être interprété de travers et retourné contre soi.
Pourquoi pourquoi pourquoi pourquoi ? Pourquoi telle parole ou telle action ? Pourquoi des souffrances veines et gratuites ? Pourquoi différents échecs face à différentes personnes ? Pourquoi des barrières là où l’on souhaite avancer vers une nouvelle voie ? Mais finalement se dire qu’il vaut mieux ne pas avoir de réponses. Car celles qui ont pu être apportées n’ont fait que gangrener la vérité et mettre à mal le peu de self-esteem qui pouvait encore subsister. Après tout, au bout d’un moment cela finira peut-être par aller mieux le lendemain.

Mars One

Pensé depuis des décennies, annoncé officiellement en 2012, le projet d’envoyer des terriens sur Mars se précise au fil des mois. Parce que j’adore le cosmos, que je suis passionnée par l’espace et que c’est quelque chose qui me fait rêver depuis de longues années, focus sur une expédition aux frontières du réel : Mars One.

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Mars One est un projet d’énorme envergure lancé par Bas Lansdorp dans le but d’installer une colonie humaine sur Mars, et donc viable à long terme. Cela soulève évidemment beaucoup de questions, comme le fait que tout ce battage médiatique et toutes ces théories puissent être … un hoax. Par ma part je crois à ce projet car il me fait rêver et je ressens l’envie d’y croire, mais je reste tout de même sur ma réserve tant cela semble irréel. Je vais tenter de ne pas rentrer trop dans les détails, pour éviter de vous perdre en route et je ne pourrai de toute façon pas être exhaustive.

 Mars One : Une idée folle

oBh5LeYMC’est donc le néerlandais Bas Lansdorp, jeune homme de 38 ans, qui porte sur ses épaules le projet Mars One. Très peu d’informations filtrent sur son passé mais Wikipédia nous dit qu’il a fondé en 2008 l’entreprise Ampyx Power. Pourtant, je me rends compte sur leur site internet que son nom n’est absolument pas mentionné et remplacé par celui de Richard Ruiterkamp en tant que fondateur (ce que semble plus ou moins confirmer sa page LinkedIn). Lansdorp aurait revendu (ou simplement quitté, selon les sources) Ampyx Power en 2011 afin de financer Mars One.

Un financement important

Vendre son ancienne entreprise c’est bien, mais c’est bien loin d’être suffisant. Le budget d’une colonisation martienne est si volumineux que la NASA elle-même n’a pas osé se lancer dans un tel défi, qui coûterait des dizaines, voire des centaines de milliards d’euros. Outre le montant exorbitant, cela posait également la question de cet argent dépensé dans l’espace alors qu’il aurait été bien plus utile sur Terre, d’où l’intérêt de Mars One qui se révèle être une entreprise privée et totalement indépendante d’un gouvernement, supprimant ainsi les conflits d’intérêt et les fourches moralisatrices, comme cela a été le cas suite à l’échec de Mars Observer. Je ne suis pas mauvaise langue car je suis en parallèle leur mission Mars 2020, qui permettra, entre autres, de récolter des échantillons.

Pour en revenir au financement, c’est un montant total du projet bien différent que nous annonce Lansdorp : seulement 6 milliards d’euros. Si l’on part d’un montant si bas par rapport aux estimations précédentes, le voyage paraît déjà beaucoup plus proche. Pour y parvenir, il y a :

– les frais d’inscription au projet (rappelons que 202 586 candidats se sont portés volontaires)
la donation/crowdfunding (à noter que les Français sont assez participatifs puisque nous sommes à la dixième place des meilleurs donateurs)
– le merchandising (je le confesse, j’ai acheté des vêtements)
– le large financement de la téléréalité

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Big Brother is Watching Mars

En effet, c’est la téléréalité qui va en grande partie financer Mars One. Pour autant, on ne sait pas réellement quelle va être la présence des médias une fois les explorateurs partis. Big Brother / Endemol est-il simplement là pour aligner un bon chèque ou bien pour également nous transmettre les images et vidéos des entraînements terriens et journée par journée depuis Mars, je n’en sais fichtre rien. Pour autant, l’idée peut sembler cohérente puisque le trajet en lui-même durera sept mois, ce qui met à rude épreuve les capacités physiques et psychologiques des participants.

La faisabilité dans tout ça ?

D’un point de vue scientifique, je ne suis pas assez calée sur le sujet pour m’exprimer, ni même juger si certaines idées peuvent être réalisables et d’autres non. Nous savons pertinemment que ce trajet est à sens unique car il est impossible, entre autres multiples raisons, de reproduire les mêmes conditions de départ d’une planète à l’autre. Le planning d’entraînement me paraît cohérent (plusieurs années d’entraînement physique et psychologique, même s’il aurait été logique de prendre des personnes déjà qualifiées en amont), de même que celui des différentes étapes.

Je vais m’arrêter là sciemment car j’ai déjà beaucoup parlé. Je ne peux pas faire le tour de tous les points problématiques ni de toute l’avancée technologique dont nous avons besoin mais également ce que cela pourrait nous apporter.

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Dans le cadre d’une transmission télévisuelle, sera-t-elle censurée ? Compte tenu du poids du projet, il paraît improbable qu’on nous montre un suicide ou une mort par asphyxie ? Est-ce un hoax complet avec une entreprise qui ressemble à Umbrella Corporation, ou un projet de trop grande envergure pour notre siècle ? Auriez-vous aimé partir ? C’est mon cas mais j’ai pris conscience des inscriptions trop tard. La plupart de mes amis ne comprend pas la motivation qui peut pousser des personnes à s’entraîner pour se diriger vers une mort certaine. Suis-je la seule à être enthousiasmée ici concernant ce projet ? J’ai beaucoup de doutes, de très forts mêmes, mais comme ce projet me fait rêver, j’ai choisi d’y croire.

Un Rire Inconnu

grumpy Non pas le rire d’un inconnu, mais plutôt un rire inconnu, qu’on ne reconnaît plus. Comme recevoir chaque jour une batterie neuve, gonflée à bloc et débordante d’énergie. Et l’épuiser. Rapidement, trop rapidement. Par le biais de blagues, de sourires, de gentillesses, de conversations, de rires méconnaissables. Un épuisement moral plus que physique comme si ma 3G intérieure restait allumée trop longtemps.

Sourire aux autres comme on voudrait que l’on puisse nous sourire. Et comme si notre propre sourire nous était destiné. Essayer de donner le change du reflet de l’âme tout en sachant qu’on ne pourra pas se recharger indéfiniment, que mon accumulateur de lithium s’amoindrit et qu’il est tant de trouver un autre combustible avant d’être trop anéantie pour pouvoir un jour relever la tête à nouveau.

Rebel Heart [Madonna]

51TiozSp-jL._SY300_ Je crois que cet article fait partie de ceux qui m’ont pris le plus de temps à écrire. Non pas que je sois restée une dizaine d’heures à essayer de critiquer cet album, mais plutôt qu’à chaque fois que je passais sur l’article en brouillon, je ne savais pas vraiment quoi dire ni surtout comment le formuler. Allez, je me lance.

Rebel Heart donc, le dernier album en date de Madonna. Je ne peux pas dire avec exactitude combien de pistes il comprend car cela varie entre toutes les versions commercialisées. Celle que j’ai en a 27 et je dois en écouter véritablement quatre. Quand j’ai vu la jacquette, j’ai été heureuse car j’avais le sentiment que j’allais entendre la Madonna des décennies passées. Hélas, maintes fois hélas.

Sorti en mars 2015, il surfe sur la tendance électro danse que je ne supporte pas. Parmi ses albums les plus récents, j’avais adoré American Life et Confessions on a Dance Floor, mais j’ai émis beaucoup plus de réserves concernant Hard Candy et MDNA. Rebel Heart continue ici une descente aux enfers auditive.

Quelques chansons nous transportent dans les années 80, c’est le cas de Living For Love, Devil Pray ou encore Ghosttown. J’apprécie également beaucoup The Body Shop, téléchargementHeartbreakcity et Wash All Over Me, et c’est tout. Je retiens donc six pistes sur un total de 27. Je vais me concentrer sur celles-là car je trouve les autres passablement inécoutables (je ne parle même pas d’Autotune Baby qui, comme son nom l’indique, n’est qu’un cri de bébé qui dérive en autotune pour en faire une chanson). Living For Love est à tendance disco est a été mon coup de cœur de l’album, qui bénéficie d’une bonne touche pêchue. Les cinq autres peuvent faire penser à des balades (en particulier Heartbreakcity) mais on entend ses anciennes influences encore présentes.

L’album propose également un duo avec Nicki Minaj (Bitch I’m Madonna) et un autre avec Mike Tyson (Iconic). Les deux m’ont dépitée. La madone semble vouloir avec cet album renouer avec son ancien public, ce qui se montre également avec la présence de plusieurs de ses samples dans les chansons : Holy Water contient un sample de Vogue, Best Night contient un sample de Justify My Love et Veni Vidi Vici contient un sample de Ray of Light et Holiday. Pour autant, il ne suffit pas de piocher dans l’ancien pour faire du neuf, ou en tout cas du bon.