Mois: décembre 2014

Aussi triste que Deauville en hiver

Il est de ces villes touristiques qui brillent l’été et se fanent les autres saisons. C’est le cas du XXIeme arrondissement de Paris, aussi exposé l’été qu’abandonné l’hiver. L’avantage est qu’il n’y fait jamais froid, le climat normand y étant pour quelque chose. Mais quelle tristesse. Une ville que j’adore peu importe la saison, mais tout de même une ville décharnée, ankylosée, abattue. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je fais un billet sur Deauville, mais rarement en de telles circonstances.

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Les magasins sont toujours ouverts, grâce aux habitants aisés et aux parisiens venant se réfugier ici le weekend. Comble du désespoir nous sommes jeudi, autant dire un jour sans vie pour un tel lieu en ce moment. Les vieilles dames promènent leurs chiens qui semblent eux-mêmes traîner cette mélancolie urbaine. Les employés du Barrière font luire de mille feux l’établissement comme s’il ne restait plus que cela ici. Les serveurs sont à l’affût du moindre client perdu et les poissonniers tentent de vendre toute leur cargaison avant de devoir la céder aux mouettes.

Ville huppée, Deauville devient ville morte, mais cela n’est pas pour me déplaire. Point de touristes, simplement les éternels habitués venant chercher un peu de calme hors des villes tentaculaires. Et comme le disait Tristan Bernard : « J’aime Deauville parce que c’est loin de la mer et près de Paris ».

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Apocalypticodramatic

« Apporte-moi mes cachets, serre bien ma camisole »

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Ça y est, les grands préparatifs de Noël sont quasiment finis, ce sont ceux du nouvel an qui commencent à prendre le dessus. Que faire ? Qui voir ? Où aller ? Difficile de se sentir à part entière dans la société quand les seules réponses qui nous viennent à la bouche sont « Rien, personne et nulle part ».

Sortir pour tromper le sort comme tous les ans et espérer que la nouvelle année ne soit pas comme la précédente, comme on peut se le dire tous les ans, tout en se rendant compte que les années se suivent et se ressemblent. Ne même pas se dire que la prochaine année sera bonne, mais simplement espérer qu’elle ne soit pas pire. Et réaliser également que passer le nouvel an ne nécessite pas de faire preuve de bonheur, mais simplement de courage. Encore faut-il en avoir encore.

Forever 99

Devant faire face à la trêve hivernale qui touche les séries télévisées américaines, j’ai commencé à regarder deux autres séries, opposées sur bien des points : Forever et Brooklyn Nine-Nine.

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La première, Forever, est en cours de diffusion de la première saison. Elle montre le quotidien de Henry Morgan, être humain immortel et souhaitant farouchement que cela s’arrête. Il travaille donc en tant que médecin légiste et aide les services de police sur des affaires d’homicides (volontaires ou non d’ailleurs). Ayant près de 200 ans (pour un physique de seulement 35, très bien conservé), il a assimilé un grand nombre de connaissances qui l’aident à résoudre rapidement les enquêtes. Ses déductions sont souvent tirées par les cheveux mais elles ne me dérangent pas. Je n’ai jamais regardé Sherlock mais j’ai vu Monk, j’ai vu Elementary, au point qu’un autre érudit du même acabit ne m’est pas déplaisant. D’autant plus que son passé permet d’expliquer en bonne partie ses raisonnements.


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La seconde, Brooklyn Nine-Nine, est quant à elle une série comique à 173%. Elle a deux saisons à ce jour, la deuxième étant en cours de diffusion. Elle présente les saynètes quotidiennes d’une brigade de police new-yorkaise, sur un format court de vingt minutes par épisode (sachant que la première saison en comprend 22). Avec un humour parfois gras mais sans être obscène, avec surtout une bonne dose de répliques cultes, la série parvient à nous faire enchaîner les épisodes sans s’en rendre compte. Ce n’est certes pas aussi fin ou culturel que d’autres séries mais elle se laisse plaisamment regarder, parce que cela fait du bien de rire parfois.

Night Call

Cela fait un mois pile poal que je ne suis pas allée au cinéma, faute de temps. Y aller un dimanche de décembre n’était pas forcément la meilleure idée que j’ai eue, mais au moins je ne suis pas allée voir Le Hobbit ou Hunger Games ; j’attends que les salles se vident.

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J’avais regardé la bande-annonce de Night Call d’un œil, n’étant pas vraiment film d’action. Je m’étais donc fourvoyée dans le synopsis en pensant que le personnage principal commettait lui-même les faits divers qu’il filmait : ce n’est pas le cas (je préfère le dire au cas où quelqu’un d’autre aurait été aussi tête en l’air que moi). Film intitulé Nightcrawler dans sa version originale – je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi un tel changement de titre – il montre le quotidien de Lou Bloom, looser un peu paumé qui va se mettre à filmer les faits divers de Los Angeles pour vendre les vidéos aux chaînes locales.

Malgré quelques longues, le film tient en haleine pendant près de deux heures, même si les éléments marquants commencent à affluer lors du dernier tiers. Jake Gyllenhaal maîtrise le rôle qu’il lui a été donné et fort heureusement car le film repose uniquement sur lui. La bande son est quant à elle agréable sans être omniprésente. Je ne regrette pas d’être allée à voir ce film même s’il est facile de passer à côté.

Pourquoi [N°3] : Je ne veux pas d’enfants ?

Je vais tout de suite balayer le « Je ne veux pas d’enfant parce que notre planète est sur le déclin et je ne veux pas lui imposer un tel malheur ». Cette raison est fondée, je ne la nie pas, elle est même réaliste, sauf que ce n’est pas la mienne. Je partage ce point de vue mais il ne résume pas mes raisons personnelles qui font que je ne veux pas d’enfants dans ma vie présente et future. Vous trouverez pléthore de témoignages allant dans ce sens sur le world wide web qui justifient avec beaucoup plus de crédibilité et lucidité que moi cette raison spécifique. Je tiens à préciser que je ne soumets ici aucun jugement de valeur à l’intention des personnes souhaitant ou ayant une progéniture.

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En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu l’instinct maternel. Bien que cela soit à chaque fois un débat houleux lors des repas familles, où certains me disent que cela viendra avec le temps, je ne pense vraiment pas le ressentir un jour. L’instinct maternel doit être inné plus qu’acquis et jamais je n’ai été à l’aise en présence d’enfants. Je suis celle qui fuis les bébés que les collègues de travail viennent exhiber comme des trophées, je suis celle qui reste enfermée dans ma chambre quand ma mère garde des enfants à la maison quand j’y suis.

Abortion_by_Amelee De cette impression en a découlé beaucoup de questions et donc de réponses. Si les enfants me mettent à ce point mal à l’aise, je n’ai pas envie de donner la vie à quelqu’un que je n’apprécierais pas forcément. « Mais si c’est ton enfant ce n’est pas la même chose ». Je pense que cette phrase a été dite à maintes reprises aux mères dont les enfants ont fini au froid. C’est une peur que j’ai, celle de ne pas être capable d’aimer et de simplement enfanter pour « faire comme tout le monde » ou « faire plaisir à mes parents et ma famille ». Peur également qu’ils vivent la même enfance ou adolescence que la mienne mais je ne veux pas rentrer dans ces détails. De ce doute sont nées d’autres peurs, comme celle par exemple de trouver l’homme de ma vie et qu’il m’en veuille et me quitte de ne pas vouloir lui donner ce que toute femme est censée donner : la vie.

Bien qu’étant dans une société se voulant libérée, il est très dur de vivre en tant que femme ne souhaitant pas d’enfant. D’autant plus quand on voit se lever des boucliers de femmes tentant de convaincre du bien-fondé d’en avoir. Ce n’est pas un choix qui se fait à la légère et j’estime que c’est oublier le caractère de la personne que de vouloir la forcer à tomber enceinte. Beaucoup m’ont par exemple traitée d’égoïste. Pour moi, le véritable égoïsme sont les personnes qui veulent un enfant par caprice quand des années avant elles voulaient un chien. Je préfère en effet mettre ma propre vie en avant si je n’ai pas les fonds suffisants pour assurer une vie décente à mes enfants, et tant pis si personne ne vient me voir quand je serai en maison de retraite.

Je ne peux pas faire une liste exhaustive de toutes les raisons qui poussent de plus en plus de femmes à ne pas vouloir d’enfants mais je voulais aborder les miennes. Pour dans le même temps essayer de contrer ces vendettas quotidiennes envers les personnes qui ont le même point de vue que moi concernant une absence totale et choisie de descendance.

La Caisse de Bières

A moins de cinq minutes à pied de la Défense (Courbevoie précisément) a ouvert le magasin La Caisse de Bières, spécialisé comme son nom l’indique, en bières de toutes sortes.

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Ce magasin fraîchement ouvert ne vend pas moins de 350 variétés de bières différentes. Vous y trouverez des bières tantôt fortes (plus de 10 degrés), tantôt fruitées (dont framboise, cassis, pomme, de plusieurs marques), tantôt rares et tantôt distinguées (comme c’est le cas de la Tongerlo blonde, récompensée en tant que meilleure bière du monde) et tantôt inclassables tellement il y en a.

WP_20141206_003 Les prix sont très abordables et chaque bière est vendue avec le prix de la consigne, ce qui permet de revenir et donc d’acheter de nouvelles bières (oui, ça reste du commerce et je n’ai aucun problème avec cela). Le propriétaire de la boutique sait vous renseigner en fonction de vos goûts et vos préférences, avec l’amabilité que l’on recherche bien souvent chez les commerçants. Ouverte jusqu’assez tard le soir, il y est souvent organisé des dégustations selon les nouveaux arrivages de bières. Des caisses sont également vendues selon les variétés, ce qui est le cas pour les bières fruitées et légères par exemple, où sont regroupées un ensemble de bières intéressantes pour ceux qui souhaitent se concentrer sur une appétence particulière.

Vous y trouverez également un large choix de verres à bières, qu’on retrouve généralement dans les bars et enseignes professionnelles.

Je ne peux que vous conseiller ce magasin, où vous avez également la possibilité de vous garer grâce au parking réservé à la clientèle, qui parvient à associer quantité et qualité.