Le Karma : Prise d’Inconscience

Plus les journées passent, plus je ressens au fond de moi que ma vie commence à ressembler à celle qui m’effrayait. Une femme qui se lève le matin pour aller travailler, qui rentre pour se coucher, qui ne sort pas, qui n’a personne dans sa vie, qui ne sait pas quoi faire de ses weekends.

@Sacrilège

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Bien sûr, j’ai un travail, et rien que cela ferait que je ne devrais pas imaginer une seule fois me plaindre, compte-tenu de la conjoncture actuelle. Oui j’ai des amis, trop pris, trop loin ou trop casés. Je fais toujours en sorte d’entretenir mes relations amicales lorsque je suis en couple, hélas, il est certaines personnes qu’on sait pertinemment qu’on ne reverra jamais, depuis qu’elles ont trouvé la moitié pour les occuper un quart de leur vie. Egalement je sors, pour donner le change, l’impression que je m’amuse, que je croque la vie à pleines dents, pour me tromper moi-même.

On me conseille d’être de nouveau désirable. Ce conseil me plaît beaucoup, il est sincère et objectif. Mais il est difficile à réaliser quand on ne sait même plus ce qui faisait de soi une personne désirable. Étais-je jolie ? Avais-je toujours le bon mot ? Étais-je quelqu’un d’agréable ? Je n’en sais plus rien. Et puis peu importe, tout cela n’a plus vraiment d’importance dans cette situation. L’important est de se lever le matin pour aller travailler le sourire aux lèvres. De sortir le soir en ayant toujours le mot pour rire et des blagues à enchaîner. De se motiver pour aller voir Lucy ou le dernier Marvel au cinéma, même quand on y va seul. De se forcer à avaler un peu de nourriture de temps en temps pour faire plaisir aux gens, pour leur donner l’impression que tout va bien, puisque ceux qu’on côtoie tous les jours ne sont pas ceux qui ont le pouvoir de faire basculer à nouveau la vie du bon côté. D’aller dans des bars pour flirter et rentrer chez soi accompagné, pour avoir le sentiment d’être encore désirable, même sans plus savoir ni comment, ni pourquoi.

Ces moments où la moindre petit contrariété qu’on affrontait sans problème il y a deux mois, devient pire qu’une gorgée d’huile brûlante qui vient s’ajouter à la marmite intérieure de tout ce qui fait mal et dont on ne peut pas parler. Alors on se contient, on garde tout pour soi jusqu’au jour où tout explosera. Mais toujours garder la tête haute, ne pas susciter ni du dégoût, ni de la pitié : essayer de susciter de l’amour.

Juillet et Août ont passé sans que je n’aie eu le sentiment d’avoir pu me reposer, d’avoir pu profiter, à part à quelques rares occasions. J’en attendais pourtant beaucoup de ces mois d’été : des liens resserrés avec les personnes qui me sont chères, des vacances comme l’an passé, une météo … estivale. Avoir l’impression d’être adolescente à nouveau en ayant des … vacances d’été. Mais quand on est étudiant, on est ado, et donc sans le sou. Maintenant j’ai le sou, mais plus personne avec qui partir en vacances. J’en attends finalement mieux de Septembre, qui me permettrait de rebondir, même si je ne maîtrise plus rien et que je ne suis pas décisionnaire, comme si mes jours étaient comptés.

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