Arthur & Julie (une histoire ordinaire)

Article brut de décoffrage, sans hypocrisie perfide, sans détour non plus, mais avec mes tripes, je peux l’assurer. Il ne va pas forcément plaire mais je ne fais plus dans la dentelle pour ceux qui en ont perdu la douceur. Et puis cela reste de la littérature avant tout. Et puis zut, je le trouve beau mon article, surtout pas si acide que cela, juste sincère et délicat autant que possible.

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J’ai envie de vous parler d’une amie que je respectais, que j’aimais. Mais que je n’ai sans doute pas assez choyée.

Elle était comme moi, mais en mieux, en beaucoup mieux. J’admirais sa force de caractère tout comme sa force à affronter chaque épreuve se dressant devant elle, le regard fier et la tête haute. Même si sa force intérieure n’était pas toujours solide, elle ne laissait rien paraître, utilisant son courage comme un bouclier la protégeant du monde. Au fil des années, j’ai grandi avec elle, parlé d’hommes avec elle, lui tenant encore la main dans la rue nos vingt ans passés, sans voir venir la fin.

En parallèle, il y a un peu plus d’un an j’étais heureuse. Les jours qui passaient me faisaient l’effet d’une joie permanente, car il me semblait être engloutie dans ce bonheur frivole et indéfinissable pour quiconque ne le ressentant pas, ce sentiment d’être dans une relation durable avec quelqu’un et s’en réjouir. S’en réjouir, même quand ce dernier part en voyage en écrivant des cartes postales à ses potes sans penser à vous en envoyer une, s’en réjouir quand, en plus d’être la seule des deux à faire des cadeaux à la Saint-Valentin, lui payer en plus le restaurant, s’en réjouir quand il reste volontairement tard au travail en oubliant que vous l’attendez chez lui ou encore quand il vous fait comprendre qu’il désire plus que tout passer le Nouvel An avec ses amis, et tant pis que vous ne soyez pas là. Aveuglée par les côtés positifs, ces détails, qui subsistent sur la durée beaucoup plus longtemps qu’une persistance rétinienne, restent après tout des détails quand on ne pense pas à se mettre à la place de l’autre.

Immergée une année durant dans ce cocon protecteur qu’est la relation amoureuse, je me suis rendue compte qu’elle avait pris fin le soir où j’ai ouvert ma boîte mail pour y lire les mots désastreux qui l’annonçaient. A partir de ce soir là, je me suis sentie misérable. Misérable car j’avais autant perdu une tierce personne que mon estime de moi par la même occasion. Comment se respecter quand on nous montre par de telles façons qu’on ne mérite aucune estime, aucune dignité ? Moi qui aie toujours mis en avant le poids des mots, ces derniers, rédigés à la va-vite comme un mail sans émotion, sans pudeur et sans regret, m’ont dévastée. On ne ressent alors qu’un mal sans nom, impossible à définir et à décrire, qui fait traverser la colère, l’incompréhension et surtout la tristesse. De la tristesse naît l’incompréhension et surgit la colère. Car après tout, ce mal que l’on subit, il devait être mérité, sinon comment expliquer qu’on puisse souhaiter faire autant de peine à quelqu’un qui n’a fait que vous aimer ? Mettant toute sa force à entretenir ses relations amicales au détriment de la nôtre, préférant ignorer que les deux pouvaient aisément se concilier. Je ne ressens plus que de la colère et de la haine quand je pense à ces moments perdus, foutus en l’air, à toute cette destruction que je pensais ne pas mériter et à cet homme qui n’aura pas cessé, comme moi, de ne penser qu’à lui.

C’est à cette époque là que j’ai perdu cette amie que je considérais comme ma grande sœur, ma brune de grande sœur, ma littéraire de grande sœur, ma geek de grande sœur ; celle que je voulais être en grandissant mais que je ne verrai plus grandir.

Inutile de répéter à quel point je me sentais minable et méprisable. Croyant me motiver, elle a multiplié les grandes paroles censées me donner un coup de fouet, allant jusqu’à m’invectiver en public. Or, s’il y a bien quelque chose à ne pas faire quand je suis agenouillée dans une mare de vase, c’est de me marcher sur la tête pour que je me noie. Certaines personnes peuvent le prendre d’une bonne façon, cela doit dépendre de la personnalité, mais je doute que cela concorde avec la mienne. S’en est suivi un quiproquo regrettable dont je me souviens plus des aboutissants que des tenants. L’aboutissant final a été la perte totale de cette amie chère, qui préférait m’insulter par statuts Facebook plutôt que de répondre à mes messages. Je ne lui en veux pas, je ne lui en veux plus, je regrette simplement l’issue de ces quelques jours de dispute, après une amitié de plusieurs années. Après quelques nouvelles tentatives de ma part, des mois après, toujours une réponse négative à mon égard et l’impossibilité de recoller les morceaux d’un vase que je ne pensais pas si fragile.

J’y pense aujourd’hui, car je ressens toujours autant de regrets quand je descends dans le Sud pour passer devant sa maison familiale et penser à nos souvenirs communs. Et c’est avec un pincement au cœur que je reste dans l’ignorance, me demandant si elle reste en colère contre moi pour un quiproquo que mes excuses n’ont su effacer, ou si elle regrette d’avoir vu nos chemins se séparer. Mais si des deux solutions, la plus négative est la vraie raison, je préfère rester dans l’ignorance.

Car si maintenant j’ai appris malgré moi à détester le premier, je ne peux m’empêcher d’éprouver toujours autant d’affection pour la seconde. La solidarité féminine dira-t-on. L’attirance pour la joie au détriment de la peine selon moi.

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5 commentaires

  1. Je ne réagirai que sur une partie bien précise du billet, celle de la déception amoureuse mal vécue.
    Je suis très mal placé pour commenter mais je crois que c’est pas vraiment ça qui m’empêchera d’ouvrir ma gueule, comme j’ai l’habitude de le faire. Donc, here it comes.

    Non, ce que l’on subit n’est pas toujours mérité. Le karma n’existe pas. Chaque action a des conséquences, c’est pas plus con que ça. Ne vas pas non plus t’auto-flageller à chaque fois que quelque chose se passe mal en t’imaginant que tu es responsable pour tous les malheurs qui t’arrivent juste parce que tu as mal agi dans le passé. Shit happens, comme on dit. On est bien obligés de faire avec, ce n’est pas pour autant qu’on doit y prendre du plaisir. Limite quand je te lis j’ai même l’impression que tu veux souffrir, que tu te dis que c’est bien mérité pour ce que tu as pu infliger à des tierces personnes par le passé. Et donc, tu interprètes tes malheurs comme des réactions de cause à effet, mais pas par rapport à la situation que tu vis présentement, mais par rapport à un passé révolu et qui ne changera plus, qu’il te faut accepter. Le passé, c’est le passé. Tu ne l’oublieras pas, mais ne commence pas à tout lier ensemble sans aucune rationalité, car sinon « it is la fin des haricots » comme dirait Desproges. Sors un peu de ce cercle vicieux qui te fait croire qu’il faut que tu souffres pour tes erreurs passées. Chacun fait des erreurs bordel. Le problème avec ta façon de vivre, c’est que tu te dis que tu n’as pas le droit au bonheur et par conséquent, bah ton bonheur… tu ne risques pas de le trouver de sitôt avec une façon de penser pareille. Désolé de te le dire. Pardonne tes erreurs et fais table rase. Recommence à zéro. Parce que dans ta situation présente, tu vas en chier pour arriver au but que tu t’es fixée, laisse moi te le dire.

    Il faut juste comprendre comment les choses fonctionnent. Ca inclut (et j’en ai à peu près rien à foutre que tu ne sois pas d’accord parce que les choses sont ainsi, que ce soit moi qui le dise ou quelqu’un d’autre) le fait que les personnes sont dans le fond bien individualistes et bien souvent égoïstes, ne pensant à la base qu’à leur propre bonheur (et ce, peu importe ce qu’ils diront) ou leurs propres intérêts. Oui, c’est maaaaaaaaal comme dirait Robin Williams dans le Cercle des Poètes Disparus. Cependant, il serait peut-être temps de le comprendre, de l’assimiler et de l’intérioriser. Tes actions, les actions des autres, elles ne sont commises que dans un but unique : se sentir bien. Ce n’est pas une façon cynique de voir les choses, c’est une vision réaliste des choses. Tu le dis toi-même d’ailleurs, tu ne pensais avant tout qu’à toi, et c’était pareil pour lui. Et tu n’es pas à blâmer pour autant. C’est comme ça pour tout le monde. Si on se fait un cinéma à propos d’une relation amoureuse qui n’existe même pas, c’est justement pour se sentir bien, imaginer comment la vie serait pour nous si cette relation venait vraiment à se concrétiser un jour. Sauf que… sauf que la réalité, c’est pas une comédie romantique. Oui, tu as vécu une déception amoureuse. « Big deal », j’aurais envie de dire. Ca fait un mal de chien oui, mais ça arrive surtout à tout le monde. Et ça continuera d’arriver dans le futur. Ce n’est pas pour autant qu’il faut se jeter à bras ouverts dans tout espoir de relation sérieuse en se disant « cette fois-ci ça sera la bonne, je ne souffrirai plus jamais comme par le passé ». Wrrroooong. On n’en sait rien. Ca pourrait être vrai comme ça pourrait ne pas l’être. D’où l’intérêt d’être réaliste à propos de ces choses, de les comprendre et donc d’éviter de s’attacher trop rapidement (souvent plus facile à dire qu’à faire, certes) avant même d’avoir un minimum d’informations nous permettant de nous dire « bon… je suis prêt à tenter le coup cette fois-ci » et ainsi se lâcher émotionnellement parlant, au risque d’une rupture douloureuse par la suite (et si possible, des deux côtés). La vie n’est pas un conte de fée. L’Amour avec un grand A comme tu aimes l’imaginer, c’est une idéalisation qui te pousse à t’attacher trop facilement et à t’imaginer monts et merveilles. Non, je n’ai pas lancé de campagne visant à faire grandir les rangs du mouvement cynique. Je ne dis pas que l’amour réciproque n’existe pas. Je crois franchement qu’il existe. Seulement, ça n’a rien de mystique comme certaines personnes aimeraient le penser. Le prince charmant et la princesse, c’est des mythes. L’amour tel qu’il existe dans les comédies romantiques à l’eau de rose que tant de filles adorent, pareil, un mythe. Il serait peut-être temps de voir les choses en face si tu veux éviter de souffrir pour rien à l’avenir.

    Oui, parce que je pars du principe que l’amitié exige d’être direct et franc quitte à sembler désagréable voire méchant. Tough luck.

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    1. Certes, ce que l’on subit n’est pas toujours mérité. Il est justement encore plus douloureux et incompréhensible de se dire que cela arrive sans que l’on en soit responsable. Car comme tu dis aussi « Pardonne tes erreurs et fais table rase », ce qui comprend que des erreurs ont été commises, expliquant ainsi la culpabilité ; tu me suis ? Donc comment pardonner ses erreurs si on n’en a logiquement pas faites ?

      Le but que je me suis fixée n’a aucun rapport avec l’Amour avec un grand A comme tu aimes l’appeler. Tu me connais assez pour savoir que je suis le genre de filles qui exècre tout ce qui touche de près ou de loin à la romance de comptoir mielleuse et pense ne pas être aussi naïve pour mettre sur un piédestal l’Amour en tant que concept, plutôt que les personnes qui tomberont sur mon chemin. Chercher l’Amour n’est pas un but, être heureux l’est, chacun ayant ses façons de l’obtenir. Et si je croyais effectivement en cela, je ne pense pas que mes relations dissolues avec la gente masculine seraient telles qu’elles sont ; j’appréhende toujours autant l’engagement mais il y a de temps en temps des personnes qui font penser au contraire, et heureusement. Comme on ne s’attache pas à tout le monde que l’on croise, et heureusement aussi.

      En revanche tes dernières lignes me rendent quand même malade étant donné que tu as cité tout ce que je ne peux pas voir en peinture, comédie romantique et prince charmant, youpi. La partie déception amoureuse n’était en plus même pas incluse dans la première version de l’article, focalisée uniquement sur la demoiselle, mais je préférais expliquer les causes avant les conséquences.

      L’amitié impose une franchise certes, mais faire preuve de méchanceté comme tu dis ne fournit pas le côté réconfortant de l’amitié justement. D’où le fait que tu me voyais condescendante parce que je préférais enrober les choses pour ne pas blesser gratuitement plutôt que de te plonger la tête sous la vase moi aussi :p

      PS : « Tu le dis toi-même d’ailleurs, tu ne pensais avant tout qu’à toi, et c’était pareil pour lui. » > Tu as pris de travers ma phrase, je disais tout l’inverse.

      PPS : C’est normal qu’en lisant le « Wrrroooong » j’aie l’image d’un homme sur un tracteur dans la tête ? 😀

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  2. [quote]ce qui comprend que des erreurs ont été commises, expliquant ainsi la culpabilité ; tu me suis ? Donc comment pardonner ses erreurs si on n’en a logiquement pas faites ?[/quote]

    Là c’est toi qui ne me suis pas. Je ne parlais pas d’erreurs dans cette relation mais d’erreurs que tu aurais pu commettre avec d’autres personnes par le passé qui te faisaient te sentir coupable d’avoir mal agi et qui auraient toujours un impact sur comment tu te sens aujourd’hui. Je sais pas si j’arrive à bien me faire comprendre.

    [quote]Le but que je me suis fixée n’a aucun rapport avec l’Amour avec un grand A comme tu aimes l’appeler. Tu me connais assez pour savoir que je suis le genre de filles qui exècre tout ce qui touche de près ou de loin à la romance de comptoir mielleuse et pense ne pas être aussi naïve pour mettre sur un piédestal l’Amour en tant que concept, plutôt que les personnes qui tomberont sur mon chemin. Chercher l’Amour n’est pas un but, être heureux l’est, chacun ayant ses façons de l’obtenir.[/quote]

    Oui enfin tu m’excuseras mais une personne ne pense pas forcément ce qu’elle dit. Avoue le sans détours, une majorité de tes articles se consacre aux relations amoureuses et aux déceptions qui y sont liées. Alors pour quelqu’un qui se dit que son but pour être heureux dans la vie n’a aucun rapport avec ce sentiment, je suis désolé mais ça sonne un peu faux pour moi. On m’a toujours dit « ne te fie pas à ce que la personne dit, fie toi à comment la personne agit ». Et dans tes faits, il semblerait que l’amour ait une grande importance pour te sentir heureuse, ce qui en soi n’est ni étonnant ni une mauvaise chose, j’émets aucun jugement de valeur là-dessus. Tout ce que je dis c’est juste que c’est probablement pas la meilleure approche qu’il faut prendre pour résoudre les problèmes existants.

    [quote]L’amitié impose une franchise certes, mais faire preuve de méchanceté comme tu dis ne fournit pas le côté réconfortant de l’amitié justement. D’où le fait que tu me voyais condescendante parce que je préférais enrober les choses pour ne pas blesser gratuitement plutôt que de te plonger la tête sous la vase moi aussi :p[/quote]

    Chacun sa façon de penser. Pour moi, enrober les choses dans du papier cadeau ne fait réagir personne ; ce qui peut faire réagir au contraire, c’est de dire les choses telles qu’on le pense, pour choquer et faire se bouger la personne qu’on a en face. Les « t’inquiète pas ça va passer » j’estime que ce sont de grosses conneries dites parce qu’on a pas les couilles d’être honnête avec l’autre, se justifiant du fait qu’une amitié ne l’implique pas et qu’il faut toujours être tout gentil pour éviter de trop bousculer la personne. Je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas être gentil, hein. Tout dépend de la situation donnée, c’est tout. Quand j’estime que quelqu’un a besoin d’un gros coup de pied au cul pour se bouger, j’y vais de façon directe. Tant pis pour les détours. Et oui, c’est pas agréable je sais. J’en ai moi-même fait les frais, de cette façon directe de dire les choses. Mais la différence c’est que je remercie cette façon d’agir vu que c’est seulement de cette façon qu’on peut réagir et se poser les bonnes questions.

    [quote]PS : « Tu le dis toi-même d’ailleurs, tu ne pensais avant tout qu’à toi, et c’était pareil pour lui. » > Tu as pris de travers ma phrase, je disais tout l’inverse.[/quote]

    Je reprends le passage incriminé.

    [quote]Je ne ressens plus que de la colère et de la haine quand je pense à ces moments perdus, foutus en l’air, à toute cette destruction que je pensais ne pas mériter et à cet homme qui n’aura pas cessé, comme moi, de ne penser qu’à lui.[/quote]

    Donc ce que tu voulais dire c’est que tu ne pensais qu’à lui et pas à toi, c’est bien ça ? Wrrrroooong². Si l’on veut tomber amoureux de quelqu’un, c’est bien parce que cela nous fera, nous, nous sentir bien. C’est pas pour l’autre qu’on le fait. Tout comme l’idée des cadeaux quand t’y réfléchis. On aime penser que c’est qu’une question de générosité. Le fait est que pour la plupart du temps, si tu donnes, tu t’attends à recevoir. C’est comme pour toi, c’est du donnant donnant. Tu prodigues de l’affection parce que t’attends à t’en recevoir. Tu ne le fais pas de bonté de coeur. Alors oui, bien sûr, on ne s’en rend pas compte quand on a des sentiments pour quelqu’un, c’est normal. Cependant, réfléchis bien à la question. Pourquoi dans un couple qui fonctionne, les deux concernés font « tout » pour faire plaisir à l’autre ? S’ils font plaisir à l’autre, c’est pour le garder et pas qu’il s’en aille. Si c’est pour pas qu’il s’en aille, c’est pour son propre confort personnel. Dit comme ça ça semble être dégueulasse. Mais c’est bien comme ça que les choses fonctionnent.

    [quote]PPS : C’est normal qu’en lisant le « Wrrroooong » j’aie l’image d’un homme sur un tracteur dans la tête ? :D[/quote]

    Non.

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    1. Je réagis juste sur les cadeaux et tout ce que tu en penses. Tout n’est pas tout blanc ni tout noir, tout le monde n’offre pas des cadeaux parce qu’on en veut en retour. On rigole souvent du « plaisir d’offrir » mais il y a du vrai là-dedans. Evidemment que lorsqu’on aime quelqu’un on souhaite le garder mais quand on aime quelqu’un, on aime aussi énormément lui faire plaisir, sans avoir des idées derrière la tête en étant simplement intéressé. Voir l’Autre heureux, peu importe le cadeau acheté ou les efforts faits pour le rendre heureux sans qu’il soit question de cadeaux, n’a pas de prix. Des parents qui font des cadeaux à leurs enfants n’en attendent pas forcément en retour, si cet exemple est plus parlant, ils le font parce qu’ils les aiment, quelque soit l’affection dont il est question, sans attendre en se frottant les mains qu’ils leur rendent la pareille.

      Une dernière chose : « Si l’on veut tomber amoureux de quelqu’un, c’est bien parce que cela nous fera, nous, nous sentir bien. » Tomber amoureux ne se décide pas aussi facilement comme ne se contient pas aussi facilement non plus, et tomber amoureux sans réciprocité fera tout sauf nous faire sentir bien. Je ne suis pas adepte de l’homme altruiste mais je ne vais pas jusqu’à dire que tout le monde n’est qu’égoïsme non plus. Vouloir sciemment tomber amoureux pour se penser heureux ne résoudra rien à mon avis.

      (Je parle en effet souvent de ce genre d’articles car je pense qu’ils transmettent plus de sentiments que des articles plus banals (et entraînent plus de débats aussi !). Fie toi à mon comportement IRL plutôt qu’à tout ce que j’écris ici ;))

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  3. Bon, ok. J’aurais mieux de plus faire gaffe à comment j’ai présenté les choses, j’avoue.
    Reprenons.

    J’ai bien précisé : « la plupart du temps, quand tu donnes c’est que tu t’attends à recevoir. » J’ai pas dit « tout le temps ». L’exemple des parents avec les enfants est pas mal et je le trouve assez vrai, pour tout dire. Mais on ne peut pas vraiment comparer une relation parents/enfants avec une relation de couple. Ca n’a pas grand chose à voir, je pense que tu seras d’accord là-dessus.
    Même si… le fait d’offrir des cadeaux et de voir la personne qui les reçoit être heureuse nous fait nous sentir bien simplement parce qu’on aura réussi à lui faire plaisir. En gros, faire plaisir nous fait plaisir. Et là, on revient à l’idée du « moi » dans chaque type de relation. Mais bon… on va peut-être s’arrêter là sur cette idée. J’ai l’impression que ça part un peu en live.

    Bon, je sais plus comment bien citer ton texte donc je vais faire sans, tant pis.

    « on aime aussi énormément lui faire plaisir, sans avoir des idées derrière la tête en étant simplement intéressé »

    J’ai aussi dit qu’on ne pensait pas au fait d’être intéressé quand on avait des sentiments pour l’autre, j’ai simplement décrit comment les choses se passaient inconsciemment. Alors oui, bon, ok. C’est vrai que j’ai peut-être été un peu trop rapide sur ma façon de voir les choses. Peut-être que j’oublie quelques détails, peut-être que la générosité véritable (qui n’a pas d’arrière pensée même dans l’inconscient – et ça j’en sais rien, j’suis pas psy de toute manière) existe vraiment dans les relations amoureuses. Honnêtement, je doute sérieusement. Mais bon… pourquoi pas, hein.

    « Une dernière chose : « Si l’on veut tomber amoureux de quelqu’un, c’est bien parce que cela nous fera, nous, nous sentir bien. » Tomber amoureux ne se décide pas aussi facilement comme ne se contient pas aussi facilement non plus, et tomber amoureux sans réciprocité fera tout sauf nous faire sentir bien. Je ne suis pas adepte de l’homme altruiste mais je ne vais pas jusqu’à dire que tout le monde n’est qu’égoïsme non plus. Vouloir sciemment tomber amoureux pour se penser heureux ne résoudra rien à mon avis. »

    Bon. Mea culpa sur celle-là, j’me suis très mal exprimé et tu m’as pris au mot, pour ainsi dire. Il ne fallait pas prendre ce que j’ai dit au pied de la lettre quand j’ai dit « si l’on veut tomber amoureux », j’voyais ça plus comme une expression (paye ton expression, je sais) qu’autre chose. Tomber amoureux sans réciprocité nous fera nous sentir bien tant qu’on ne tombe pas de haut en se rendant justement compte que l’autre n’éprouve rien pour nous. Mais tant que cette réalisation ne s’est pas faite, si, on se sent bien, bercés par l’illusion de la réciprocité des sentiments.

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