Mois: janvier 2011

Suzumiya Haruhi no Shōshitsu

19595Après le gros flop (à mes yeux) de High School of the Dead, j’ai carrément rayé les animes de ma vie de tous les jours. Déjà que je n’en regardais plus beaucoup, que j’ai quitté le site d’animes et mangas dont je m’occupais (site que je conseille d’ailleurs à tous pour, entre autres, la grande richesse de sa base de données et sa façon pratique pour trier les animes/mangas vus/lus à la manière d’IMDB) et que mon temps libre continuait de se raréfier, j’ai pour ainsi dire coupé tout lien avec la japanime depuis quelques mois.

Et puis cette semaine, j’ai voulu renouer avec cette façon légère de passer le temps. Dans un premier temps avec du yaoi, par le biais des OAV Kirepapa pour ne pas les citer. OAV qui tournent d’ailleurs plus au shōnen-ai complètement tiré par les cheveux qu’à un véritable yaoi, mais bon, ça reste du BL donc je ne vais pas cracher dessus. Et dans un second temps, via le film issu de la série télévisée Suzumiya Haruhi no Yūutsu : Suzumiya Haruhi no Shōshitsu (la disparition de Haruhi Suzumiya pour le grand public, 涼宮ハルヒの消失 pour l’élite). Attendu par les fans depuis quelques temps, ce film est à la hauteur des fières espérances du public. Rien qu’au niveau de sa durée, qui se tient sur 2h40 sans s’essouffler. Autant être franche : on en apprend plus en un film, on en voit plus en un film, que dans une deuxième saison plutôt décevante. Face au soufflé dégonflé de l’Endless 8 (qui était, comme l’a décrit Gurotaku : « la troisième cause de décès en 2009 après la cigarette et Chuck Norris »), toute l’équipe de la série s’est largement rattrapée en nous concoctant un film prêt à faire renouer quiconque avec l’animation japonaise ; film basé sur le quatrième tome des romans originaux de la série Suzumiya, paru en 2004 au Japon, et vu comme le meilleur de la série.

Les séquences s’enchainent de la manière la plus fluide qui soit, sans temps mort abusif ni remplissage inutile. Hirano Aya incarne une fois de plus, et de la meilleure façon qui soit, la voix de la délurée Haruhi, personnage charismatique envers qui il est assez facile de s’identifier ; surtout de la part du public visé (abaissez vos fourches !). Haruhi est plus qu’extravagante, tout en étant brillante dans ses études ; cause ou conséquence de ce dernier point, elle s’ennuie la plupart du temps, et a besoin – sans se l’avouer – de la présence de ses amis à ses côtés, pour lui donner le goût de rire et lui permettre d’estomper sa morosité. Je ne vais pas raconter tout le synopsis, car cela me forcerait à faire appel à une multitude d’explications possibles et imaginables concernant le continuum l’espace-temps ou encore les voyages temporels et dimensionnels.

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Pour reprendre le titre d’un article écrit par Nemotaku, la disparition d’Haruhi Suzumiya est avant tout l’histoire de la mélancolie de Yuki Nagato. Se servant d’espers, d’extra-terrestres et de robots, Suzumiya Haruhi no Shōshitsu se rapproche plus de la réalité qu’on pourrait ne le croire. Toute personne qui gardera pour elle ses sentiments croissants (c’est le cas de l’énervement et de la goutte d’eau qui fait déborder le vase) aura encore plus de probabilité d’exploser quand viendra se déposer la dernière goutte. C’est le cas de Yuki : à trop se focaliser sur la forte tête du groupe, ici Haruhi, et ses états-d’âme, on en oublie ceux qui gravitent à ses côtés et qui sont, quand on y réfléchit, ceux qui ont le plus besoin d’être soutenus.

La disparition d’Haruhi Suzumiya est somme toute un bon film, qui remplit tous les critères sur lesquels on pouvait l’attendre au tournant. Je reste toutefois sceptique face aux réflexions inutiles, aux musiques douces qui surgissent irrémédiablement lors de séquences délicates et le fait d’utiliser Windows 95, mais il faut de tout pour faire un monde, surtout celui dont rêve Haruhi.

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Frictional Games, le prince du Survival Horror

Oui c’est un article geek. Encore pire, c’est un article de gamer.

Frictional-Games

Pour reprendre la définition de notre très cher Wikipédia : « Le survival horror est un type de jeu vidéo dans lequel le joueur doit survivre dans un environnement angoissant peuplé de morts-vivants ou d’autres créatures surnaturelles ». Je suis néanmoins en désaccord avec l’article Wiki en question, quand celui-ci classe en survival horror les deux Bioshock et les deux Left 4 Dead. Pour le cas de L4D, ce n’est pas parce qu’on est face à des zombies qu’on est effrayés pour autant. C’est bien là où le nom de « survival horror » prend tout son sens. Autant je reste de plus en plus de marbre face aux films d’horreur et d’épouvante, autant les jeux vidéo de ce type n’en finissent pas de m’angoisser. Et ceux qui me connaissent savent ô combien j’adore cela. Les caractéristiques du survival horror ne sont pas compliquées : du sang, de l’obscurité (beaucoup d’obscurité), des ennemis le plus souvent indescriptibles et le thème du surnaturel largement exploité (expliquant le côté indescriptible des personnages, mi-zombies, mi-scientifiques fous ou mutants ayant résulté de mauvaises expériences de laboratoire). Voilà pour ce qui est de l’horreur. Pour ce qui est de la survie, on se débrouille généralement avec de faibles quantités de piles pour faire fonctionner la lampe-torche qu’on peut avoir en notre possession et parfois même, l’absence totale d’armes pour se défendre (nous y reviendrons). Pour le côté rassurant : « les jeux d’horreur sont aussi célèbres pour avoir plusieurs ennemis dotés d’une telle puissance qu’ils peuvent tuer le personnage du joueur en une seule attaque. La majorité des adversaires dans le survival horror utilisent des attaques au corps-à-corps et surpassent en nombre le personnage », vraiment très rassurant n’est-ce pas ?

L’un des studios développeurs de jeu que j’affectionne le plus, se trouve être le suédois Frictional Games, spécialisé dans ce style de jeu très particulier. Deux jeux phares font jusqu’alors le succès de ce studio indépendant, créé en 2006 : la saga Penumbra (Overture, Black Plague et Requiem) et Amnesia : The Dark Descent. J’ai testé les quatre, c’est l’heure de la review.

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Penumbra Overture fut mon tout premier survival horror. Créé par quatre étudiants suédois, ce projet a été conçu en toute modestie avant de connaître un succès non négligeable dans le monde des jeux vidéo. Ce premier épisode est le meilleur de la trilogie, basé sur la peur à l’état pur, quand les deux suivants s’orientent plus sur des énigmes si tarabiscotées qu’on ne peut pas continuer décemment en omettant l’alt-tab en direction des astuces de jeuxvideo.com. Un seul marteau ici pour se défendre, et pire encore, aucune arme pour les deux derniers jeux de la saga, respectivement Black Plague et Requiem.

Deux ans après ces opus, Amnesia : The Dark Descent a vu le jour en septembre 2010. Considéré par Rock, Paper, Shotgun (site britannique spécialisé dans la critique du jeu vidéo sur PC) comme le jeu le plus effrayant jamais créé, ce dernier-né de Frictional Games a de quoi attiser la curiosité de ceux aimant se faire peur. Après l’avoir testé, je peux dire qu’Amnesia met la barre haut niveau angoisse. La durée de vie du personnage ne se résume pas à son état physique, mais prend aussi en compte son état mental au long de l’aventure. Des moments passés trop longtemps dans l’obscurité et le fait d’être en face à face avec des ennemis feront baisser le bon état mental du personnage, jusqu’à rendre sa vision floue et ses mouvements imprécis. Pas d’armes ici non plus, suivant l’avertissement s’affichant au début du jeu qui conseille de se cacher ou de fuir, plutôt que de combattre les ennemis avec des armes que le joueur n’a, de toute façon, pas. En outre, un profond malaise vous accompagnera tout du long de votre avancée, preuve de la réussite du jeu dans le domaine de l’horreur. Véritable bond en avant quand on le compare à Penumbra (niveau graphismes autant que niveau gameplay), je ne me prononce pas complètement étant donné que je n’ai pas encore fini le jeu, mais le coeur y est.

Studio plutôt récent si l’on considère ses cinq années d’existence, Frictional Games se fraye un large chemin dans l’univers des jeux vidéo et en particulier dans celui décrit plus haut. Loin d’un Ubisoft, EA Games ou Konami, Frictional avance lentement mais sûrement en se constituant un cercle d’amateurs solide, préférant rester distant du marketing souvent abusif lié au marché du jeu vidéo (FG a sciemment vendu 100 000 exemplaires du jeu à un prix très réduit), pour notre plus grand bonheur.

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Edit : Pensez bien à mettre à jour vos drivers de carte graphique pour vous éviter le désagrément de vivre l’aventure la tête en bas (testé contre mon gré et c’est tout bonnement injouable).

The Walking Dead

Article griffonné rédigé sur une feuille de brouillon en plein milieu d’un partiel. c sa ké bon.

imagesVoilà une nouvelle qui devra ravir les fans du genre, The Walking Dead : enfin une série TV (US qui plus est – pour la française on attendra hein) sur les zombies.
Seulement six épisodes pour la première saison (une deuxième est actuellement en préparation) qui est un pari plutôt réussi. Quelques nouveautés ici, qui montrent un certain contraste entre cette série et les films de Romero : les morts-vivants ne déambulent pas à 2km.h-1, ils courent. De surcroît, ils sont autant amateurs de chair humaine que chevaline. Après tout, ils ont faim. Je ne pense pas trop m’avancer en disant qu’on peut y voir un clin d’œil à Survival of the Dead, dernier film de Romero, où les protagonistes cherchent par tous les moyens à faire manger de la viande de cheval aux zombies, dans l’espoir que ces derniers les laissent tranquilles en échange.

De bonnes idées donc, pour des personnages plutôt convenus, sachant qu’il est bien difficile d’échapper aux lieux communs récurrents dans les films de morts-vivants (refuge dans un lieu prétendu hors de portée des zombies, mort de quelques uns des personnages secondaires, habituels caractères des personnages, comme le bon flic qui fait passer les autres avant lui, jusqu’à mettre sa propre vie en péril).

The Walking Dead ne surprendra pas au premier abord par son originalité mais plaira sans nul doute aux fans de zombies … et aux autres (hey, vous saviez que le verbe dézombifier existait ?).