Suzumiya Haruhi no Shōshitsu

19595Après le gros flop (à mes yeux) de High School of the Dead, j’ai carrément rayé les animes de ma vie de tous les jours. Déjà que je n’en regardais plus beaucoup, que j’ai quitté le site d’animes et mangas dont je m’occupais (site que je conseille d’ailleurs à tous pour, entre autres, la grande richesse de sa base de données et sa façon pratique pour trier les animes/mangas vus/lus à la manière d’IMDB) et que mon temps libre continuait de se raréfier, j’ai pour ainsi dire coupé tout lien avec la japanime depuis quelques mois.

Et puis cette semaine, j’ai voulu renouer avec cette façon légère de passer le temps. Dans un premier temps avec du yaoi, par le biais des OAV Kirepapa pour ne pas les citer. OAV qui tournent d’ailleurs plus au shōnen-ai complètement tiré par les cheveux qu’à un véritable yaoi, mais bon, ça reste du BL donc je ne vais pas cracher dessus. Et dans un second temps, via le film issu de la série télévisée Suzumiya Haruhi no Yūutsu : Suzumiya Haruhi no Shōshitsu (la disparition de Haruhi Suzumiya pour le grand public, 涼宮ハルヒの消失 pour l’élite). Attendu par les fans depuis quelques temps, ce film est à la hauteur des fières espérances du public. Rien qu’au niveau de sa durée, qui se tient sur 2h40 sans s’essouffler. Autant être franche : on en apprend plus en un film, on en voit plus en un film, que dans une deuxième saison plutôt décevante. Face au soufflé dégonflé de l’Endless 8 (qui était, comme l’a décrit Gurotaku : « la troisième cause de décès en 2009 après la cigarette et Chuck Norris »), toute l’équipe de la série s’est largement rattrapée en nous concoctant un film prêt à faire renouer quiconque avec l’animation japonaise ; film basé sur le quatrième tome des romans originaux de la série Suzumiya, paru en 2004 au Japon, et vu comme le meilleur de la série.

Les séquences s’enchainent de la manière la plus fluide qui soit, sans temps mort abusif ni remplissage inutile. Hirano Aya incarne une fois de plus, et de la meilleure façon qui soit, la voix de la délurée Haruhi, personnage charismatique envers qui il est assez facile de s’identifier ; surtout de la part du public visé (abaissez vos fourches !). Haruhi est plus qu’extravagante, tout en étant brillante dans ses études ; cause ou conséquence de ce dernier point, elle s’ennuie la plupart du temps, et a besoin – sans se l’avouer – de la présence de ses amis à ses côtés, pour lui donner le goût de rire et lui permettre d’estomper sa morosité. Je ne vais pas raconter tout le synopsis, car cela me forcerait à faire appel à une multitude d’explications possibles et imaginables concernant le continuum l’espace-temps ou encore les voyages temporels et dimensionnels.

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Pour reprendre le titre d’un article écrit par Nemotaku, la disparition d’Haruhi Suzumiya est avant tout l’histoire de la mélancolie de Yuki Nagato. Se servant d’espers, d’extra-terrestres et de robots, Suzumiya Haruhi no Shōshitsu se rapproche plus de la réalité qu’on pourrait ne le croire. Toute personne qui gardera pour elle ses sentiments croissants (c’est le cas de l’énervement et de la goutte d’eau qui fait déborder le vase) aura encore plus de probabilité d’exploser quand viendra se déposer la dernière goutte. C’est le cas de Yuki : à trop se focaliser sur la forte tête du groupe, ici Haruhi, et ses états-d’âme, on en oublie ceux qui gravitent à ses côtés et qui sont, quand on y réfléchit, ceux qui ont le plus besoin d’être soutenus.

La disparition d’Haruhi Suzumiya est somme toute un bon film, qui remplit tous les critères sur lesquels on pouvait l’attendre au tournant. Je reste toutefois sceptique face aux réflexions inutiles, aux musiques douces qui surgissent irrémédiablement lors de séquences délicates et le fait d’utiliser Windows 95, mais il faut de tout pour faire un monde, surtout celui dont rêve Haruhi.

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6 commentaires

  1. « le site d’animes et mangas dont je m’occupais  » -> erreur 404…ah ouais, tu t’en occupais vachement bien :p

    Sinon, le film bah…2h40 c’est trop, alors je le regarderais pas….

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  2. Je n’ai pas poussé le vice aussi loin, je ne l’ai regardé qu’en deux fois. Si tu n’arrives pas à tenir 2h40, fais des pauses voilà tout, ou regarde-le comme si c’était une troisième saison =P

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  3. Tiens, t’as encore claqué la porte chez AK? La petite demoiselle commence à s’émanciper de son obscure passé d’otaku refoulée :p Pour La Disparition, c’est un très joli film qu’il est fort dommage de ne pas regarder d’une traite car il renferme quand même une ambiance plus dépressive qu’à l’accoutumée. J’ajoute une chose : e8 n’était pas mortel, c’était quelque chose d’unique tout simplement. Et je suis devenu un fanboy de Yuki ❤

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    1. J’ai « claqué la porte » d’AK une seule fois, il y a bientôt 6 mois maintenant, pas de changement depuis !

      Heureusement qu’e8 est unique, je ne veux pas revoir cela se produire une nouvelle fois !

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