Frictional Games, le prince du Survival Horror

Oui c’est un article geek. Encore pire, c’est un article de gamer.

Frictional-Games

Pour reprendre la définition de notre très cher Wikipédia : « Le survival horror est un type de jeu vidéo dans lequel le joueur doit survivre dans un environnement angoissant peuplé de morts-vivants ou d’autres créatures surnaturelles ». Je suis néanmoins en désaccord avec l’article Wiki en question, quand celui-ci classe en survival horror les deux Bioshock et les deux Left 4 Dead. Pour le cas de L4D, ce n’est pas parce qu’on est face à des zombies qu’on est effrayés pour autant. C’est bien là où le nom de « survival horror » prend tout son sens. Autant je reste de plus en plus de marbre face aux films d’horreur et d’épouvante, autant les jeux vidéo de ce type n’en finissent pas de m’angoisser. Et ceux qui me connaissent savent ô combien j’adore cela. Les caractéristiques du survival horror ne sont pas compliquées : du sang, de l’obscurité (beaucoup d’obscurité), des ennemis le plus souvent indescriptibles et le thème du surnaturel largement exploité (expliquant le côté indescriptible des personnages, mi-zombies, mi-scientifiques fous ou mutants ayant résulté de mauvaises expériences de laboratoire). Voilà pour ce qui est de l’horreur. Pour ce qui est de la survie, on se débrouille généralement avec de faibles quantités de piles pour faire fonctionner la lampe-torche qu’on peut avoir en notre possession et parfois même, l’absence totale d’armes pour se défendre (nous y reviendrons). Pour le côté rassurant : « les jeux d’horreur sont aussi célèbres pour avoir plusieurs ennemis dotés d’une telle puissance qu’ils peuvent tuer le personnage du joueur en une seule attaque. La majorité des adversaires dans le survival horror utilisent des attaques au corps-à-corps et surpassent en nombre le personnage », vraiment très rassurant n’est-ce pas ?

L’un des studios développeurs de jeu que j’affectionne le plus, se trouve être le suédois Frictional Games, spécialisé dans ce style de jeu très particulier. Deux jeux phares font jusqu’alors le succès de ce studio indépendant, créé en 2006 : la saga Penumbra (Overture, Black Plague et Requiem) et Amnesia : The Dark Descent. J’ai testé les quatre, c’est l’heure de la review.

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Penumbra Overture fut mon tout premier survival horror. Créé par quatre étudiants suédois, ce projet a été conçu en toute modestie avant de connaître un succès non négligeable dans le monde des jeux vidéo. Ce premier épisode est le meilleur de la trilogie, basé sur la peur à l’état pur, quand les deux suivants s’orientent plus sur des énigmes si tarabiscotées qu’on ne peut pas continuer décemment en omettant l’alt-tab en direction des astuces de jeuxvideo.com. Un seul marteau ici pour se défendre, et pire encore, aucune arme pour les deux derniers jeux de la saga, respectivement Black Plague et Requiem.

Deux ans après ces opus, Amnesia : The Dark Descent a vu le jour en septembre 2010. Considéré par Rock, Paper, Shotgun (site britannique spécialisé dans la critique du jeu vidéo sur PC) comme le jeu le plus effrayant jamais créé, ce dernier-né de Frictional Games a de quoi attiser la curiosité de ceux aimant se faire peur. Après l’avoir testé, je peux dire qu’Amnesia met la barre haut niveau angoisse. La durée de vie du personnage ne se résume pas à son état physique, mais prend aussi en compte son état mental au long de l’aventure. Des moments passés trop longtemps dans l’obscurité et le fait d’être en face à face avec des ennemis feront baisser le bon état mental du personnage, jusqu’à rendre sa vision floue et ses mouvements imprécis. Pas d’armes ici non plus, suivant l’avertissement s’affichant au début du jeu qui conseille de se cacher ou de fuir, plutôt que de combattre les ennemis avec des armes que le joueur n’a, de toute façon, pas. En outre, un profond malaise vous accompagnera tout du long de votre avancée, preuve de la réussite du jeu dans le domaine de l’horreur. Véritable bond en avant quand on le compare à Penumbra (niveau graphismes autant que niveau gameplay), je ne me prononce pas complètement étant donné que je n’ai pas encore fini le jeu, mais le coeur y est.

Studio plutôt récent si l’on considère ses cinq années d’existence, Frictional Games se fraye un large chemin dans l’univers des jeux vidéo et en particulier dans celui décrit plus haut. Loin d’un Ubisoft, EA Games ou Konami, Frictional avance lentement mais sûrement en se constituant un cercle d’amateurs solide, préférant rester distant du marketing souvent abusif lié au marché du jeu vidéo (FG a sciemment vendu 100 000 exemplaires du jeu à un prix très réduit), pour notre plus grand bonheur.

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Edit : Pensez bien à mettre à jour vos drivers de carte graphique pour vous éviter le désagrément de vivre l’aventure la tête en bas (testé contre mon gré et c’est tout bonnement injouable).

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