Mois: décembre 2010

« Il y a des tentatives de consolation qui décuplent la douleur. »

___Tristesse____by_dernierefois

C’est sur cette citation d’Amélie Nothomb dans son livre « Le voyage d’hiver » que je me suis mise à laisser errer mes pensées. Se croire guéri décuple le sentiment de bonheur que l’on sent s’emparer de soi. Cette joie est éphémère, mais qu’importe. On se lance à nouveau à cœur perdu dans une histoire qui se voudra infiniment plus belle que les précédentes. Car cette fois ci on y croit. On la désire, la désire si fortement qu’il sera insupportable de ne pas l’obtenir. Si l’on doit échanger un mal pour un bien, c’est un risque à prendre. La joie à court terme puis perdue, secoue au centuple les sentiments, bien plus que ne le ferait une joie absente. Suite à ces déconvenues, le corps n’est plus à même de ne recevoir qu’un mal au cœur assimilable à un énième (et dernier) verre d’alcool. Mon cœur est rempli, mais mon corps s’ennuie. Ici s’arrête la ressemblance entre le corps et l’esprit. Là où le corps pourra récupérer en une journée pour mieux recommencer, l’esprit ne se relèvera pas tout de suite, pas indemne, pas sans blessures. Au contraire, meurtri, défait, mélancolique, il essaiera tantôt de se changer les idées, tantôt de ne penser qu’au mal qu’il endure avec le fol espoir de faire changer les choses. L’esprit donnera son corps en offrande pour recevoir des consolations physiques, faute de ne pouvoir atteindre les consolations morales et émotionnelles tant désirées. L’âme tente de rester intacte quand le corps se souille la plupart du temps par des nuits sans lendemain, n’étant plus là pour suivre les sentiments mais pour prendre du plaisir là où il le trouve. Assez facilement la plupart du temps. Corps brisé, qui aura donné de sa personne en espérant entrainer une quelconque conséquence positive. Lui qui aura brisé son propre cœur déjà fendu et vendu son âme au diable dans le seul but d’être aimé en retour mentalement, et non physiquement. Il s’en mordra les doigts, regrettera son geste, ses gestes. Restera dans l’idée que l’Amour est une garce, l’Amour est une enfant de salope qui ne se donne jamais quand on la désire du plus profond de soi. Alors on se raccroche à l’infime possibilité que le bonheur puisse nous toucher de quelque façon que ce soit, que les situations changent en bien, tout en sachant douloureusement que la décision ne nous appartient pas. Un mal au cœur psychique qui se répercute dans le corps par le poids des sentiments. Sentiments dont on se sait responsable en partie. Et même si la responsabilité nous accable, il n’en est pas de même pour l’autorité. Pour s’imaginer avoir un quelconque pouvoir sur ses propres sentiments, il ne faut pas en avoir. Auquel cas le problème disparait de lui-même.
Je ne demande pas de m’endormir en pensant à quelqu’un. Mais je souhaite pouvoir le faire sans pleurer.

« J’ignore ce qu’est la réussite d’une histoire d’Amour, mais je sais ceci : il n’y a pas d’échec amoureux. C’est une contradiction dans les termes. Eprouver l’Amour est déjà un tel triomphe que l’on pourrait se demander pourquoi l’on veut davantage. »

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Harry Potter et les Reliques de la Mort (1/2)

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Ce qu’il y a d’énervant avec les sorciers, c’est qu’on ne peut rien leur reprocher. Mais ce n’est pas l’envie qui me manque. Le film est ce qu’il est, c’est-à-dire à regarder en gardant son âme d’enfant, telle qu’elle était il y a dix années de cela, lorsque le premier film pointait le bout de son nez sur grand écran. Le septième opus est ce qu’il est, et reste donc un bon film pour quiconque s’intéresse aux aventures d’un adolescent de 17 ans, victime d’une tragédie à la Corneille et qui essaye de concilier du mieux qu’il peut, ses histoires amoureuses avec sa soif de vengeance contre l’ennemi public numéro un – pas Mesrine, l’autre. Un silence religieux s’est alors abattu dans la salle de cinéma quand les premières notes du générique se sont fait entendre (non, vous ne m’aurez pas, les participes passés des verbes laisser et faire restent invariables lorsqu’ils sont suivis d’un infinitif).

Mais il ne sert à rien de maugréer (Fol œil ? oh lol), des petites touches d’incohérence se sont tout de même mêlées au film, comme ça, mine de rien. Et pour la peine je ne vais même pas vous spoiler (véridique, de toute façon j’ai déjà oublié que Dobby mourrait à la fin).

Si mes souvenirs sont bons, Voldemort (je prononce son nom, je suis une ouf dans ma tête) a été défiguré suite à l’assassinat raté de Monsieur Harry Potter, et non avant. Bizarre donc de voir des flashes-back le montrant en train d’assassiner les parents d’Harry avec la tête qu’il a aujourd’hui.

Si mes souvenirs sont bons, Harry Potter fête son anniversaire le 31 Juillet, date à laquelle il part en cavale avec ses amis de toujours (A). Leur cavale finit quant à elle la veille de Noël (B). C arrive, démontré par A + B. Leur exil aura donc duré en tout et pour tout 5 bons mois. Qu’ont-il donc fait de tout ce temps ? A part avoir une illumination de la conduite à tenir pour la suite, au bout de 5 mois de chevauchée sauvage ? Je me le demande encore et je préfère même ignorer la réponse.

Si mes souvenirs sont bons, Godric Griffondor est l’un des sorciers les plus illustres de leur monde. Son village natal devrait tout naturellement être aussi visité que le Mont Saint-Michel en plein été. Que nenni. On peut s’y balader le soir de Noël en n’y croisant absolument quiconque sauf, bien évidemment, la seule personne qu’on désire rencontrer.

De plus, je veux bien essayer de renier mon esprit mercantile et très « école de commerce staïle » mais … comment se sont-ils nourris ces 5 mois durant ? Si mes souvenirs sont bons, tout se monnaye dans le monde des sorciers comme dans notre pauvre monde de moldus. Ne me dites pas que notre chère Hermione a pris dans son sac de quoi nourrir trois personnes (adolescentes de surcroit, avec un appétit à toute épreuve) pendant 5 mois. Je ne pense pas non plus qu’ils puissent faire apparaitre la nourriture à volonté, sinon adieu boulangers, pâtissiers et autres vendeurs de fruits et légumes. Hermione et ses amis auraient alors bouleversé toute l’économie mondiale, merci bien.

Oui, je me pose trop de questions. Mais sans cela, je n’apprécierais sans doute pas assez les films.

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Depeche Mode – Tour Of The Universe

Presqu’un an après le concert de Depeche Mode au POPB (en compagnie de Mélou, un hotdog, du pain perdu, des menthols, des oreilles gelées et une première partie digne du cirque de Monte-Carlo), le film issu du concert est dans mon lecteur DVD. Première fois que je suis allée les voir en concert, et premier DVD live que j’ai pu voir d’eux (juste avant d’enchainer sur TTA – Touring The Angel). Sorti le 8 novembre, soit 10 bons mois après leur dernière tournée, ce DVD s’est fait plus qu’attendre, mais le résultat est-il à la hauteur de tout ce laps de temps ?

Copyright Tous droits réservés par Yaniv Ben Simon

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Oui et non. Prévu pour mars dernier, le DVD s’est fait attendre pour des raisons techniques. Notre cher Dave Gahan, non enthousiaste par le style de la vidéo, a ainsi décidé de jouer la carte de la perfection en supprimant des scènes inutiles et en ajoutant une multitude de bonus (deux heures de reportage et autres extras). Les scènes de la vidéo ayant été tournées, pas moyen de jouer sur la qualité de ces dernières comme on le voudrait. En échange, le coffret est on ne peut plus soigné, avec ses deux DVD et ses deux CD. A noter que celui-ci arbore un petit « suitable only for persons of 12 years and over », sans doute en raison de la nudité féroce du torse de Gahan, exhibé pendant une bonne partie du live. Dans le même temps, une chanson a carrément été supprimée du DVD live (Strangelove), car on pouvait voir sur les écrans scéniques deux demoiselles en train de se faire des papouilles, véridique. Ca, c’était pour le « oui ».

Pour le reste j’ai été quelque peu déçue. C’est l’équipe de Russell Thomas (qui a en outre filmé en concert Korn, Bjork, Coldplay, Placebo, j’en passe et des bien meilleurs) qui s’est chargée de filmer ce TOTU, et franchement, le résultat ne demandait pas d’attendre presqu’une année entière. Je reproche surtout à la vidéo ses nombreuses scènes volontairement floues (oui, vous savez, ce flou artistique qui peut donner la nausée quand il est trop usité) et ses abondants plans larges quand on voudrait surtout voir Depeche Mode, et rien que Depeche Mode. C’est Anton Corbijn, fameux photographe de célébrités, qui se chargeait habituellement de filmer les lives du groupe, mais qui est tout de même resté présent sur le TOTU en réalisant les visuels présents sur les écrans lors du concert, ainsi que de la scène en elle-même.

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Somme toute, un DVD légèrement en-deçà du concert en lui-même (qui fut, si tant est qu’il soit utile de le rappeler, superbe) mais qui reste largement écoutable et regardable. Préférez toutefois visionner Touring The Angel pour le plus grand plaisir des yeux et des oreilles. TTA, ce sont des séquences tantôt en couleur, tantôt en noir et blanc. Avec des plans sur le groupe comme on les aime. Des gros plans sur les visages ou les parties du corps, mais sans que cela ne soit dérangeant ou futile. Il y a tellement à dire sur le TTA que je pourrais songer à un faire un article …

Et un grand merci à Mélou pour les détails et l’image très « champ de blés » !

Apocalypse sNow

Les hommes qui marchent en travers de la chaussée, les bras tendus en avant comme pour se protéger d’un être invisible qui viendrait leur coller le nez contre le trottoir. Les femmes qui boitent en maudissant leurs talons et leurs tenues saisonnières, tout en feignant de s’étonner que la neige tombe au mois de décembre et que personne ne les a prévenues. C’est magnifique, la neige. Ce qui l’est moins reste le verglas du lendemain et la bouillie désagréable qui s’infiltre dans les chaussures en toute discrétion.

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Regarder la neige tomber m’inspire une telle quiétude que je ne pourrais faire que cela de mes journées. Se blottir dans les bras chaleureux d’une personne bienveillante, et regarder les éléments se déchainer. Pour ressentir la douce fraicheur des flocons qui chutent sur mon visage et la chaleur de me sentir entourée. C’est pour cette raison que j’adore l’Hiver, habituellement.