« Il y a des tentatives de consolation qui décuplent la douleur. »

___Tristesse____by_dernierefois

C’est sur cette citation d’Amélie Nothomb dans son livre « Le voyage d’hiver » que je me suis mise à laisser errer mes pensées. Se croire guéri décuple le sentiment de bonheur que l’on sent s’emparer de soi. Cette joie est éphémère, mais qu’importe. On se lance à nouveau à cœur perdu dans une histoire qui se voudra infiniment plus belle que les précédentes. Car cette fois ci on y croit. On la désire, la désire si fortement qu’il sera insupportable de ne pas l’obtenir. Si l’on doit échanger un mal pour un bien, c’est un risque à prendre. La joie à court terme puis perdue, secoue au centuple les sentiments, bien plus que ne le ferait une joie absente. Suite à ces déconvenues, le corps n’est plus à même de ne recevoir qu’un mal au cœur assimilable à un énième (et dernier) verre d’alcool. Mon cœur est rempli, mais mon corps s’ennuie. Ici s’arrête la ressemblance entre le corps et l’esprit. Là où le corps pourra récupérer en une journée pour mieux recommencer, l’esprit ne se relèvera pas tout de suite, pas indemne, pas sans blessures. Au contraire, meurtri, défait, mélancolique, il essaiera tantôt de se changer les idées, tantôt de ne penser qu’au mal qu’il endure avec le fol espoir de faire changer les choses. L’esprit donnera son corps en offrande pour recevoir des consolations physiques, faute de ne pouvoir atteindre les consolations morales et émotionnelles tant désirées. L’âme tente de rester intacte quand le corps se souille la plupart du temps par des nuits sans lendemain, n’étant plus là pour suivre les sentiments mais pour prendre du plaisir là où il le trouve. Assez facilement la plupart du temps. Corps brisé, qui aura donné de sa personne en espérant entrainer une quelconque conséquence positive. Lui qui aura brisé son propre cœur déjà fendu et vendu son âme au diable dans le seul but d’être aimé en retour mentalement, et non physiquement. Il s’en mordra les doigts, regrettera son geste, ses gestes. Restera dans l’idée que l’Amour est une garce, l’Amour est une enfant de salope qui ne se donne jamais quand on la désire du plus profond de soi. Alors on se raccroche à l’infime possibilité que le bonheur puisse nous toucher de quelque façon que ce soit, que les situations changent en bien, tout en sachant douloureusement que la décision ne nous appartient pas. Un mal au cœur psychique qui se répercute dans le corps par le poids des sentiments. Sentiments dont on se sait responsable en partie. Et même si la responsabilité nous accable, il n’en est pas de même pour l’autorité. Pour s’imaginer avoir un quelconque pouvoir sur ses propres sentiments, il ne faut pas en avoir. Auquel cas le problème disparait de lui-même.
Je ne demande pas de m’endormir en pensant à quelqu’un. Mais je souhaite pouvoir le faire sans pleurer.

« J’ignore ce qu’est la réussite d’une histoire d’Amour, mais je sais ceci : il n’y a pas d’échec amoureux. C’est une contradiction dans les termes. Eprouver l’Amour est déjà un tel triomphe que l’on pourrait se demander pourquoi l’on veut davantage. »

2 commentaires

    1. J’ai l’impression d’être revenue 4 mois en arrière, de revivre cet été pourri. Brr, vivement la fin de l’année (même si je ne pense pas que tout va changer dans la nuit du 31 au 1er) 😀

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