Mois: septembre 2010

High School of the Dead – Episode 6

Article exceptionnel pour coup de gueule exceptionnel. Je sais, je renie mes convictions en faisant un article sur un anime japonais mais que voulez-vous …

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Anime d’horreur, et plus précisément de zombies, avec un nom semblant sortir tout droit de l’imagination fertile de Romero (Day of the Dead, Survival of the Dead, Dawn of the Dead, Diary of the Dead, j’en passe et des meilleurs), HotD – pour les fans – avait tout pour me plaire et me redonner un possible goût aux animes.
Les cinq premiers épisodes étaient corrects. Corrects, pas magnifiques. Certes, la qualité du graphisme frisait la pureté visuelle grâce à la belle HD toute neuve, mais malheureusement ce petit plus semble avoir pris la place du scénario bien fourni qu’on pouvait trouver il y a encore une bonne poignée d’années. Concernant la série en elle-même, on voyait jusque là des scènes de romance inhérentes à l’histoire, pas toujours subtiles mais toutefois assez légères.

Seulement voilà, dans ce sixième épisode on ne trouve que du cul. Du cul, du cul, du cul. Oh pardon, dans le langage politiquement correct des animes japonais, on préfère dire « ecchi », ça passe mieux, ça fait plus soft et rend les foules heureuses. Bien sûr je fais une différence entre l’ecchi et le hentai mais quand le premier devient trop omniprésent il en devient encore plus désagréable que le second. Je parle ici de désagrément car les scènes érotiques tombent comme des cheveux sur la soupe. Allant voir une série sur le thème des zombies, on se retrouve avec de la perversité à la pelle, et non déguisée (vous n’allez pas me dire que c’est normal ça ?!). Je l’avoue, les films d’horreur vont souvent de paire avec les filles en bikini (non je n’ai pas du tout été influencée par Piranha 3D pour cet exemple, non non), mais trop c’est trop. Si l’histoire en elle-même avait avancé lors de cet épisode je ne dis pas, mais on passe ici un épisode entier (donc une bonne vingtaine de minutes), à « admirer » tantôt des demoiselles se battant dans l’eau de leur bain, enfilant des tenues aguicheuses (du genre tablier et bien sûr, avec un corps nu en dessous) et remuant du derrière sous le nez de leurs camarades masculins (et ce n’est pas au sens figuré). Qu’ont donc les japonais à exhiber des scènes perverses (car il faut dire ce qui est) et aguicheuses ? S’ils le font c’est sans nul doute que cela doit plaire, hélas. Il semble aujourd’hui impossible d’échapper à ces scènes faites pour plaire à des adolescents en rut devant des demoiselles de fiction se trémoussant allégrement. Et je le regrette. Il n’est pas étonnant de voir que les animes japonais se baladent avec des stéréotypes comme une voiture avec ses casseroles et il n’est pas non plus difficile de comprendre pourquoi ces derniers ont une assez mauvaise image pour les non initiés …

Pour la gloire, voilà un screenshot pris sur ce même épisode, montrant la qualité des équipes de fansub françaises (je crache dans la soupe, je le sais, c’est à peu près la seule grosse bévue de ces sous-titres, qui ont eu le mérite de faire retomber l’énervement qui commençait à monter en moi vis-à-vis de la série).

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