Au nom de quoi ?

Être rebelle et parfois faire des actes insensés pour épater la galerie m’étonneront toujours. Se prétendre heureux de vivre et vouloir profiter de tous les moments de la vie n’excusent pas tous les comportements, encore moins ceux qui, en pleine contradiction, mettent leur propre vie comme celle des autres en danger.

14 Juillet, plus de 2h du matin. Deux conducteurs : un sobre et un saoul, ce dernier auquel appartient la voiture. Moi, sobre en l’occurrence, exige de conduire avant de m’entendre dire de la part d’un des cinq convives que, si je ne suis pas contente je n’aie qu’à effectuer le chemin du retour à pied et laisser conduire l’autre jeune homme puisqu’il le désire tant. Mais oui, avouez, c’est drôlement plus fun de rouler à tombeau ouvert en plein milieu de la route sur des routes de campagne non éclairées que de rentrer en toute quiétude en réduisant les risques mortels.

Trois. Il y a maintenant une poignée d’années de cela, j’ai perdu trois proches lors de deux accidents de la route différents. Et pour l’un d’entre eux, cinq personnes se trouvaient dans la voiture. Toutes finirent éjectées à des dizaines de mètres du véhicule, cet accident ne laissant aucun survivant. L’information occupa à l’époque deux minutes du journal télévisé, se mélangeant sans distinction aux nombreux faits divers du même genre. Perdre trois amis c’est assez pour évaluer – dans la mesure du possible – les risques de danger. A ceux qui veulent jouer les ados décontractés, ne se prenant pas la tête et confondant dangereusement jeu et réalité, j’ai envie de leur faire prendre conscience de ce qu’ils encourent. Je sais malheureusement à quel point un carnage peut arriver facilement, aussi brutal et vif qu’un éclair dans le ciel. Je me souviendrai toujours de ce pompier, arrivé parmi les premiers sur les lieux de l’accident, me disant à propos du chauffard ayant embouti mes amis, et seul rescapé (la justice n’existe pas) : « Quand on l’a retrouvé, il tenait encore son verre d’alcool à la main ».

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2 commentaires

  1. helas…la mère d’une amie s’est faite faucher sur le trottoir en mars 2009, elle est décédée sur le coup. Le mec etait récidiviste, super !!
    J’me rends compte surtout qu’il n’y a pas que les jeunes mais bcp de gens de 30-40 qui conduisent saoul, les 3e mi-temps bien arrosées, les petits aperos entre copines ou collegues, les repas du boulot bref c’est hallucinant.
    que les gens mettent leur vie en danger ça les regarde, mais pas celles des autres ! quand j’entends qu’un motard a été fauché par une bande de jeunes sortant de boites, ou qu’une mère enceinte et son gosse se sont fait buter c’est innacceptable.
    La semaine dernière, une connaissance de mon père s’est fait faucher sur un passage pieton avec son gosse, il avait 25 ans et son gosse 4ans, c’est beau hein?

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  2. C’est bien ça le problème. Mon père me met toujours en garde (pour ne pas dire « me fait la morale ») quand je prends le volant la nuit, mais ce n’est même pas de moi dont il se méfie, ce sont des gens que je peux croiser sur la route. Hélas c’est tellement aléatoire qu’on ne peut pas vraiment s’en protéger. Ce qui m’énerve, c’est qu’ok, on ne peut pas deviner ceux qui vont nous venir dans la gueule mais autant réduire les risques en n’étant pas ceux qui conduisent en ayant bu.

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