Roland Garros, mon Ami. [1/2]

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Ou l’histoire de l’un des plus grands noms liés au tennis connus en France qui n’est même pas tennisman…

Les grands regrets de ma Vie tiennent sur les doigts d’une main. Parmi eux, avoir arrêté de pratiquer le tennis trop jeune.
Aussi loin que mes souvenirs me permettent d’aller, j’ai toujours adoré le tennis et tous les sports de raquettes, pour peu qu’elles soient au bout des poignets et non sous les pieds. J’ai commencé assez jeune dans un club. Malheureusement je me suis très vite lassée. Je trouvais le tennis, que mes camarades et moi pratiquions à nos dix ans, trop scolaire, trop naïf et ludique alors que je le voyais professionnel, comme à la télévision. C’était moi la naïve à l’époque. Je n’ai pas abandonné à cause d’épreuves trop dures mais plutôt car celles-ci n’étaient pas à la hauteur de mes ambitions. Je voulais du spectacle, des coups puissants et une sortie du court en sueur d’avoir tant donné de ma personne. Au lieu de cela j’avais devant mes yeux des heures et des heures de différenciation entre un simple service à la cuillère et un revers, des remises cérémonieuses de balles blanche et jaune et des adversaires qui loupaient mes lancers une fois sur deux. Stupidement, j’ai décidé de stopper toute activité sérieuse concernant le tennis.

Je n’ai pourtant jamais réussi à tourner définitivement la page, continuant d’acheter raquettes sur raquettes et sentir l’odeur particulière des balles Dunlop neuves, prêtes à déraper et chauffer la résine à même le sol. A chaque période de vacances, une force que je ne tentais pas de contrer, me projetait sur les courts de tennis les plus proches. J’y passais des heures. Des heures, en plein soleil du mois de Juillet, tantôt contre un mur, tantôt en simple ou double. J’en ressortais avec une peau brûlante mais avec un soulagement immense, comme émergeant d’un orgasme qui aurait duré quatre heures.

Chaque année, fin mai, je me sens comme le phénix qui renaît de ses cendres. Tout mon corps se remplit à la fois de plaisir et de regrets. Pendant deux semaines, à moins d’une dizaine de kilomètres de chez moi, la Porte d’Auteuil ressort ses plus beaux revêtements, ses meilleurs joueurs et sa plus belle météo pour célébrer la quinzaine de Roland Garros. Qui, pour faciliter le tout, se déroule toujours pendant la période baccalauréat / partiels, rayez la mention inutile.

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6 commentaires

  1. Un des problèmes de quand on est gosse, c’est qu’on a une vision du monde trop réduite. Ce que tu dis pour le tennis est vrai pour tout. Perso, moi c’était le piano et le karaté. Après un an de solfège, j’ai commencé à prendre des cours de piano. J’ai très vite arrêté, c’était pas ce que j’imaginais. Ca demandait des efforts pour arriver à ce que je voulais. Et aujourd’hui, je m’en mords les doigts parce que quand je vois des vidéos sur Youtube où les gens en jouent avec une grande facilité, je me dis souvent que ça aurait pu être moi si j’avais été un peu patient et un peu moins gamin. Résultat, j’ai un piano sur les bras sur lequel je joue encore relativement souvent, quand bien même je n’ai pas le savoir nécessaire pour en jouer comme on l’apprend au conservatoire.
    Pareil pour le karaté, enfin presque. Une série de mouvements à apprendre et à reproduire. Ca finit par devenir lassant et on a du mal à se dire qu’on va pouvoir tenir un an supplémentaire sur ce sport. Bon, pour le karaté j’ai pas trop de regrets par contre. Mais soit.

    Le passé c’est le passé. Ca fait partie de ces erreurs qu’on fait tous (ou presque) quand on est jeune, et sur lesquelles on revient plus tard, quand on a pris un peu de maturité (mais pas trop). Au final, il n’est jamais trop tard pour apprendre 😀

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  2. Vouala, le piano aussi j’ai arrêté … parce que bon le solfège ça va cinq minutes, ça va même deux ans … mais après, ras le bol =P

    Après, on regrette toujours de ne pas avoir fait les bons choix. Mes parents m’ont forcée à faire du piano, résultat j’ai arrêté. Mes parents ne m’ont pas poussée à continuer le tennis, résultat je ne suis pas contente non plus.

    Mais tu as raison, il n’est jamais trop tard pour (ré) apprendre (même si je n’ose pas car je me dis que j’ai pris d’énooormes lacunes et qu’un gosse de 13 ans me battrait sûrement …), mais la pratique d’un sport donne souvent au moins une motivation dans la vie et permet de se sentir mieux par la suite. Le tout est de se remotiver !

    PS : Mélou, t’arrête de changer d’avatar oui !

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