Depeche Mode – POPB 2010

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Deuxième fois que je vais à Bercy pour un concert et première fois que j’y vais voir Depeche Mode. Il y a encore quelques mois, je ne connaissais d’eux qu’Enjoy the Silence et Just Can’t Get Enough. Au matin du concert, je connaissais toute la playlist du soir et l’ordre d’apparition des chansons.

Après un passage dans un café à proximité de Bercy où les clips de DM passaient sur tous les écrans, me voilà avec Mélou et Leslie à Cour Saint-Emilion, une station de métro plus loin. Véritable communauté dans la ville, Bercy Village et ses cafés nous accueillent à bras ouverts. Le froid  nous congèle les oreilles mais qu’importe, nous avons des places numérotées et donc nul besoin de faire partie de la file d’attente dans le froid, des heures durant pour une place en fosse.

Après un pain perdu, un article du 20 Minutes maudit, une chanson entendue en ultrason par Mélou et des cache-oreilles nous faisant de l’oeil, nous voilà dans l’enceinte du Palais-Omnisports.

La première partie, commencée depuis déjà une vingtaine de minutes, résonne à nos oreilles. Nitzer Ebb, de l’électro-pop bobo (non Mélou je ne suis pas bobo !) sur un fond de rock indépendant, le tout interprété par un chanteur en costume-cravate bondissant d’un bout à l’autre de la scène.
Pourquoi pas … mais ce n’est pas vraiment pour cela que nous sommes venues d’aussi loin pour certaines et aussi tôt pour d’autres.

Une musique de fond commence, musique répétitive et emblématique des concerts qui vont réellement débuter.
Et le moment fatidique tant attendu arrive enfin, à peine les lumières éteintes. Nul besoin de se boucher les oreilles délicatement avec ce que l’on appelle communément Boules Quies dans le milieu du spectacle, le son qui nous parvient ici n’est pas un son amateur mal réparti. Celui-ci est fort sans être désagréable, signe encourageant pour la suite de la soirée.

Dave, Martin(euh), et Fletch (Mélou me corrigera si je me trompe) font leur divine apparition sur l’intro : les fans sont en transe, le public tout entier est survolté et Mélou a des larmes le long de ses joues. Toi-même tu sais, moi-même je comprends, je n’ai jamais pu m’empêcher de pleurer à un concert de Mylène Farmer.

Et puis tout est allé très vite, trop vite, ce concert fut parmi les rares à être si denses et à passer à une si grande vitesse. Dave passait son temps à virevolter sur tout l’espace de la scène, faisant tantôt des tours sur lui-même, tantôt des déhanchés sexy dont lui-seul semble avoir le secret. Des mouvements du bassin ni scandaleux ni scabreux, simplement et bougrement érotiques.

Vint la chanson que je connaissais sur le bout des doigts ; un Enjoy the Silence dont le refrain ne fut chanté que par le public, à l’unisson, d’une seule voix claire, limpide et puissante.
Et puis une autre, NLMDA, avec une foule en délire ne faisant que balancer des bras de droite à gauche en symbole des champs de blé. Mouvements désordonnés et impeccablement bien calculés à la fois.

Le concert fut fini aussi rapidement qu’il avait commencé : avec cris et splendeur.
Good news, ce n’était là qu’après le concert que je suis devenue fan de Depeche Mode, de Mélou, du sandwich jambon-beurre pré-concert qui a toujours le même goût où que soit le concert, des caves à cigares et du torse de Dave Gahan.

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6 commentaires

  1. oulala tout le long que je lisais ça j’ai eu un grand sourire niais !
    je veux plein de commentaires la dessus. (les clips de DM ne sont pas tip top en soi, à part le Enjoy, Barrel, Walking, NLMDA qui se suit par STrangelove car Anton est un artiste assez particulier mais le must du must pour moi c’est le clip Wrong)
    Alors cet article est formidable comme d’habitude, mais alors là encore plus !!!!
    je tiens encore à m’excuser pour le retard bouh je m’en veux, tu as tournicoté devant des cigares, un shake the desease, shame on me.
    moi je ne pourrai plus manger du pain perdu sans penser à Bercy village, à ta bouille, à ce bar sans toilettes et aux ultra sons de Baba o’riley.
    La prochaine fois tu seras au premier rang pour contempler les gouttes des sueurs reluisantes sur les tatouages de Dave Gahan
    Aucune erreur au niveau des noms, NLMDA ça c’est fort!

    Tu vois, le coup des champs de blés enfin de compte, chacun prend son sens du vent et roule ma poule.

    Chair de poule quand le public chante « let me see you stripped down to the boneeeeeeeeeee » sur « all I ever wanted all I ever needed s here in my arms words are very unnecessary they can only do harmmmmmmm » larmes sur One caress bref, une setlist de feu, un concert de foulie.

    je te remercie d’avoir été co sur FB ce jour là, d’avoir accepté la place et d’en être ressorti contente. La gahanisation rentre par les oreilles, les yeux !

    merci merci merci pour cet article!

    Pain and suffering in various tempos

    (pour toutes questions supplémentaires, ne pas hésiter, et welcome to the world of Devotees)

    🙂
    Merci énormément Audrey

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  2. J’aime ton article 🙂
    Et comme l’a si bien dit mélou (ah cette mélou..♥) « welcome to the world of Devotees »!
    ça fait plaisir de lire des articles venant de gens qui n’étaient pas fans au départ, surtout quand ils sont si bien écrits.

    Bises.

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  3. « (non Mélou je ne suis pas bobo !) » hihi d’accord, je reprendrai bien du champagne 😀

    Reach out touch faittthhhhhh

    Alors qu’est ce qu’on attend pepeche momode dans la place

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