Les fantaisies Sacrilèges et les goûts cruels

En temps normal, étant ce qu’elle est, la ville de Deauville pourrait se résumer à des grands-mères sans petits-enfants, affadies, avec leur chien au bout de leur laisser Chanel. En toutes saisons, sauf le temps de quelques weekends. Un week-end comme celui-là, celui que je suis en train de vivre pour la 5ème année consécutive.

Car le temps d’une dizaine de jours s déroule le festival du cinéma américain, à l’opposé de celui du film asiatique, tenu chaque hiver en les mêmes lieux.
Durant ce laps de temps, nos chères grands-mères s’effacent quelque peu pour laisser la place aux plus jeunes, aux plus célèbres et aux (encore) plus aisés qu’elles. Parcourant de la plage jusqu’au centre ville, en passant par le casino et le célèbre hôtel Normandy, ils vagabondent, se montrent, sourient, cigares en bouche et robes jusqu’aux chevilles. Qu’il vente ou qu’il pleuve, le premier aussi souvent que le second, rien ne fera tanguer le tapis rouge installé pour l’occasion. Pas même H1N1.
Accoudés à la terrasse d’un restaurant lui aussi dépendant de la signalétique Lucien Barrière, nous regardons, le soleil en guise de parasol, ces touristes, ces journalistes, ces célébrités et ces inconnus guidant le mouvement des jours du festival. Au diable les boutiques régionales et autres originalités, il leur faut du beau, du neuf et du reconnu. Le night-club de Régine ne rentrant malheureusement que dans une seule de ces catégories.
Vient alors l’heure de se détendre, encore plus, l’heure où aucun film d’intéressant n’est programmé dans l’une des trois salles apprêtées pour l’occasion. Plutôt que de subir une nouvelle overdose de boutiques de luxe, nous enlevons nos chaussures et plongeons nos pieds dans le sable, brûlant et jouissif. L’atmosphère est ici superbement plus détendue et conviviale que dans tous les autres recoins de la ville. Normal, les gentilles demoiselles manucurées et sortant tout juste de chez le coiffeur ne viendront jamais affronter les éléments que sont le vent et l’eau salée du bord de mer.
Le soir tombe, c’est à présent l’heure de se plonger à l’intérieur d’une salle sombre deux heures durant. Voir des films qui ne sortiront au cinéma que dans plusieurs mois est on ne peut plus jubilatoire. Alors si en plus la salle est l’une des plus grandes et des plus belles de France avec ses 1600 personnes, de quoi pourrions-nous nous plaindre ? Des prix excessifs ? Assurément pas pour un festival huppé en ces lieux.
Il y a deux catégories de personnes à Deauville, celles qui sont admirées et regardées avec envie et délectation ; et les autres, celles qui regardent et admirent.
La vie se décide, rien ne nous empêche de faire partie de la catégorie qui nous sied et que nous regardons justement avec tant d’admiration.
Ce genre d’occasions, d’événements nous forge une personnalité, nous fait grandir et nous pousse à découvrir nos souhaits véritables ; négligés jusqu’alors ou inexistants auparavant.
Et puis surtout, savoir se satisfaire des moindres plaisirs … déguster une glace allongé sur la plage avec Marilyn Monroe en fond sonore.

Deauville

En temps normal, étant ce qu’elle est, la ville de Deauville pourrait se résumer à des grands-mères sans petits-enfants, affadies, avec leur chien au bout de leur laisse Chanel. En toutes saisons, sauf le temps de quelques week-ends. Un week-end comme celui-là, celui que je suis en train de vivre pour la 5ème année consécutive.
Car le temps d’une dizaine de jours se déroule le festival du cinéma américain, à l’opposé de celui du film asiatique, tenu chaque hiver en les mêmes lieux.
Durant ce laps de temps, nos chères grands-mères s’effacent quelque peu pour laisser la place aux plus jeunes, aux plus célèbres et aux (encore) plus aisés qu’elles. Parcourant de la plage jusqu’au centre ville, en passant par le casino et le célèbre hôtel Normandy, ils vagabondent, se montrent, sourient, cigares en bouche et robes jusqu’aux chevilles. Qu’il vente ou qu’il pleuve, le premier aussi souvent que le second, rien ne fera tanguer le tapis rouge installé pour l’occasion. Pas même H1N1.

Accoudés à la terrasse d’un restaurant lui aussi dépendant de la signalétique Lucien Barrière, nous regardons, le soleil en guise de parasol, ces touristes, ces journalistes, ces célébrités et ces inconnus guidant le mouvement des jours du festival. Au diable les boutiques régionales et autres originalités, il leur faut du beau, du neuf et du reconnu. Le night-club de Régine ne rentrant malheureusement que dans une seule de ces catégories.

Vient alors l’heure de se détendre, encore plus, l’heure où aucun film d’intéressant n’est programmé dans l’une des trois salles apprêtées pour l’occasion. Plutôt que de subir une nouvelle overdose de boutiques de luxe, nous enlevons nos chaussures et plongeons nos pieds dans le sable, brûlant et jouissif. L’atmosphère est ici superbement plus détendue et conviviale que dans tous les autres recoins de la ville. Normal, les gentilles demoiselles manucurées et sortant tout juste de chez le coiffeur ne viendront jamais affronter les éléments que sont le vent et l’eau salée du bord de mer.

Le soir tombe, c’est à présent l’heure de se plonger à l’intérieur d’une salle sombre deux heures durant. Voir des films qui ne sortiront au cinéma que dans plusieurs mois est on ne peut plus jubilatoire. Alors si en plus la salle est l’une des plus grandes et des plus belles de France avec ses 1600 personnes, de quoi pourrions-nous nous plaindre ? Des prix excessifs ? Assurément pas pour un festival huppé en ces lieux.

Il y a deux catégories de personnes à Deauville, celles qui sont admirées et regardées avec envie et délectation ; et les autres, celles qui regardent et admirent.
La vie se décide, rien ne nous empêche de faire partie de la catégorie qui nous sied et que nous regardons justement avec tant d’admiration.

Ce genre d’occasions, d’événements nous forge une personnalité, nous fait grandir et nous pousse à découvrir nos souhaits véritables ; négligés jusqu’alors ou inexistants auparavant.

Et puis surtout, savoir se satisfaire des moindres plaisirs … déguster une glace allongé sur la plage avec Marilyn Monroe en fond sonore.

Publicités

4 commentaires

  1. j’aime ça encore une fois 🙂
    j’ai jamais mis les pieds à deauville cependant 😦

    bon le résumé il arrive quand?? car j’ai toujours la tete du vieux sur ton blog

    J'aime

Laissez un commentaire si le coeur vous en dit !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s