Impossible de se sentir en vie si l’on ne pense pas que l’on mourra un jour.

Le dire c’est bien, mais encore faut-il comprendre cette phrase à son juste titre.
Notre vie est caractérisée par des jours se suivant, toujours les mêmes, qui défilent sans discontinuer et sans faire preuve de beaucoup d’inventivité. Alors on finit, bon gré, mal gré, par ne plus vraiment y faire attention. On peut néanmoins distinguer plusieurs catégories de personnes, trois selon moi mais sûrement beaucoup plus en réalité.
Tout d’abord ceux qui ne pensent qu’à leur mort, jour après jour, qui se voient mourir de multiples façons, qui s’imaginent que leur fin est proche et que chaque jour en plus est, en fin de compte, un jour en moins. Ceux qui y ont pensé mais qui ne s’en font pas plus que ça ; ces mêmes gens qui vivent en en faisant abstraction mais qui ont tout de même une légère ombre qui leur entoure les épaules. Et il y a aussi cette troisième catégorie, catégorie dans laquelle je crois faire partie, la catégorie de ceux qui savent que la Mort est là mais qui s’en soucient comme d’une guigne. Ce n’est pas une fin en soi, juste une fin de soi, alors pourquoi y penser maintenant, pourquoi y penser d’ailleurs ? Je pense à la Mort en général, mais jamais à la mienne.

C’est maintenant que l’on peut au mieux comprendre cette phrase de Jostein Gaarder : « Impossible de se sentir en vie si l’on ne pense pas que l’on mourra un jour. » ; Comment profiter de la vie si on ignore que cette dernière aura une fin ? Ce serait comme regarder un échange de tennis tout en sachant qu’il n’y aura jamais aucune issue, ce qui rendrait cela bien négligeable et annulerait tout l’intérêt porté à cette action. Pour vivre, y prendre plaisir et ne pas être lassé, il faudrait prendre conscience de sa finalité et de toutes ses externalités négatives. D’un autre côté, ceux qui croient en une vie après la Mort, attendront cette « vie », méritée selon eux, et ne feront rien de leur vie présente, préférant se noyer dans leurs rêves et leurs espoirs d’un monde sans défauts, sans ennuis … totalement inintéressant en somme.

Il en est de même pour celui ou celle qui préférera se réfugier dans son monde tout fait, son monde irréel, son monde rêvé ou son monde virtuel, en se bornant à ses propres limites, quitte à mettre de côté les plaisirs naturels, les plaisirs réels. Mais ce n’est pas ça une vie. Etre vivant c’est se sentir évoluer, se savoir épanouir, et plus qu’aimer les autres, commencer à s’aimer car l’un ne pourra jamais aller sans l’autre.

3 commentaires

  1. moi je ne sais pas ou je me situe, moi je suis dans le fatalisme, le fait de savoir qu’il existe c’est sur mais comme on peut rien y faire, autant y faire abstraction, du moment que je ne suis pas la seule à succomber et que des milliards de personnes y ont succombé me rassure, non tout le monde y passe, ce n’est pas un concours car sinon je l’aurai perdu comme tous les concerts alors le fatalisme ça me va, et je vis et je me prends la tête alors qu’a coté de la mort ce n’est rien mais une fois morte je me rendrais compte de rien alors a quoi bon s’inquiéter d’une fin du moment que même dans la fin, on ne saura même pas que c’est la fin, c’est pas comme être en prison ou on voit qu’il n’y a pas d’issu mais là on a toute sa conscience et on se rend compte qu’il n’y a pas d’issu, une fois mort bah voilà!
    j’arrive pas du tout a être clair désolée

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  2. Non, j’ai tout à fait compris ce que tu as voulu dire. Si j’avais voulu le dire je l’aurais à peu près aussi bizarrement formulé que ça :d Et je l’aurais sûrement dit, car je suis de ton avis.

    Mieux vaut qu’ils croupissent en prison que de leur affliger la mort ; ce serait trop facile (phrase sans aucun rapport).

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