Tout va bien dans le pire des mondes.

Coeurs sensibles, cœurs fidèles,
Qui blâmez l’amour léger,
Cessez vos plaintes cruelles :
Est-ce un crime de changer ?
Si l’amour porte des ailes,
N’est-ce pas pour voltiger ?
N’est-ce pas pour voltiger ?
N’est-ce pas pour voltiger ?

Beaumarchais, Le Mariage de Figaro

 

Une semaine. Un matin. Un lundi.
Encore une semaine de cours qui s’annonce.
Je me regarde dans la glace, réajuste une énième fois ma coiffure, me remets une dernière goutte du dernier parfum à la mode, retouche mon maquillage express et enfourche au pif une de mes paires de converse que j’attrape au passage.

Encore une journée de cours, arriver dans un amphi, écouter d’une voix distraite le titre du cours, le temps de saisir d’une main hasardeuse le fil de mon ipod au fin fond de ma poche droite.
Un Figaro attrapé sur le vif dans le hall m’occupera pendant l’heure et demi de présence obligatoire à un cours qui ne m’apprendra décidément rien de plus que je ne savais déjà.

Pause. 10 minutes. Prendre un ascenseur, badger, sortir, fumer sa clope en parlant distraitement du cours sempiternel qui vient d’avoir lieu, et revenir, comme je le fais une dizaine de fois dans la journée.

Cours d’informatique, barbant à souhait, obligatoire aussi ; facultatif pourtant de répondre aux questions connes de cette blondasse, conne, assise à côté de moi qui ne sait pas se servir d’un tableur excel.

Le déjeuner, l’heure où le hall se remplit, où le son du dernier Martin Solveig se déclenche, où le billard retrouve des occupants et le piano des mains adroites pour jouer, quand j’ai le temps ce sont les miennes.

Prochain cours ? Droit ? Non pas envie aujourd’hui.
Aujourd’hui comme tous les autres jours je rentrerai chez moi sentant l’amsterdammer, je jetterai mes converse pêle-mêle dans l’entrée, j’allumerai mon pc et me connecterai sur le net jusqu’à ce que le sommeil vienne me chercher.
Mes devoirs attendront, ils attendent toujours de toute façon, mes amis me téléphoneront mais je ne répondrai pas, parce que je n’ai pas envie de parler ce soir ; et demain sera aujourd’hui comme aujourd’hui avait déjà été vécu maintes et maintes fois auparavant.

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7 commentaires

  1. tu me devance tjs,oui j’allais dire « et dis donc fegnante,t’as pas une autre image? » mais du coup la on a l’histoire en entier et ça me fait bien rire car ce matin je sorté du bain é la ça sonne,bah je vais ouvrir c t le facteur é pa envi dalé bouge rmon cul après a la poste alr kon vien chez moi et ke je suis là,jouvre é g t en serviette de bain avec d chassons tt pourri,cte honte…..

    moi encore une semaine de cours après vac et partiels,putin g encore rien revisé,3h dinfo mardi,l’ecatombe,je pense ke la machine a café va mapelé svt,lundi,2h danglé avec une tarée,non merci comptez pas sur moi,mercredi 4h de genetik,putin va faloir se pincer mutuelement,jeudi 4H de tp a observer d insectes(prevoir les gants)…mon dieu moi ki detesté le lycée…mais bon vive l’université ki ns rabache tt lé 4matins kel na pa de sou é pa demploi a doné mé kil fo i alé car c lendroi ou tt lé refoulé d gde ecole privé ou non non plu ke ça com choi
    alé il se fé tar é je ne fé pa faire ma revolutionaire ou revolutioniste au choi ce soir

    ami du soir bonsoir et noublié pas,on dort une heure de moins et ça, ça me fou le moral en coton……
    dsl g la flemme decrire en bon francé ce soir kom dotre soir dailleur mé promi sur lé prochain com de ce blog la scientifik saplikera

    l’absinthe absente,pour la peine je vais me raser les jambes et me coucher je suis sur que ma nuit en sera toute changée

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  2. Tss tu dors pas une heure de moins, ça m’étonnerait que tu aies des obligations horaires un dimanche matin (et c’est moi la feignante ho?), tu passes juste une heure de moins à glander et à ne pas travailler, tkt tu pourras la récupérer cet hiver va jte fais confiance là-dessus 😉
    Un peu d’absinthe ça assomme… (de Beigbeder à Zola y’a qu’un pas tu me diras ^_^).
    Et pis t’arrêtes de te plaindre oui! Quand t’es à la fac tu te plains, tu t’ennuies et quand t’es dans les bois t’es toujours pas contente 😥 Ah bon sang je me demande bizarrement pourquoi on s’entend si bien :’D

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  3. et dis donc,jsuis une contente de la life moi d’abord,mes les bois c’est pas mon truc (en plus PJ a chopé une tique),le decalage horaire je le vis très mal ce matin,je dors en cours et la je glande sur le pc j’ai cours ds 7min!!!!!!!
    bref vive les fegnasse,vive nous et puis c’est tout,et puis toi ecrit un peu au lieu de rien foutre là :d:d (oui avec moi c’est minimum un article toutes les 24h)
    gros bisous

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  4. D’où l’importance d’un bon ciment.
    Prise rapide ou non…
    Et même…

    Il y a des batiments qui ne sont construits que juste une saison et puis sont démontés…

    Mais encore plus simple.
    Ne perdons pas le précieux temps de notre vie à en parler. A théoriser à rêver, plutot que de vivre.

    Dans la conjucture actuelle, je rêve par manque d’opportunités.

    🙂

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  5. Pourquoi pas ?
    Simple.

    Timidité maladive.
    Peur de déranger, d’être voyeur.
    Mhhh peur d’être blessé.
    Mon rapport a autrui… c’est de la merde plein de biais cognitifs.

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